Bléssure par projectile d’arme à feu.


Introduction :

Les armes à feu utilisent la force explosive de la poudre dont les propriétés ont été redécouvertes au XIIIe siècle.

Les armes à feu provoquent des dégâts plus ou moins importants en fonction du type de l’arme, des cartouches, mais aussi en fonction de la distance du tir. La première plaie occasionnée est la plaie d’entrée ; le trajet provoque lui aussi des dégâts importants, et enfin le projectile peut ressortir du corps et provoquer ainsi la plaie ou orifice de sortie qu’il importe de différencier des orifices d’entrées.

Les blessures par armes à feu ont un aspect très particulier qui tient au caractère « pénétrant », elles peuvent être très varient, et dépendent de :

L’arme incriminée

Trajet de la bale dans le corps

La distance de tir

Et surtout des caractéristiques du projectile.

Le médecin légiste s’efforce à partir de l’impact, le trajet et le projectile retrouvé, de préciser le type d’arme et les conditions de tir.

  1. I. Généralistes sur les armes à feu :

  1. 1. Définition de la balistique :

C’est la science du mouvement des projectiles, depuis l’initialisation jusqu’à l’arrivée dans la cible.

  1. 2. Donnes générales :

Ë La balistique fait intervenir plusieurs paramètres :

Le tireur : éléments déterminant dans l’affaire judiciaire, il est caractériser par sa morphologie sa psychologie, son émotivité ses connaissance des armes son état morale.

L’arme : Arme longue (d’épaule) : fusil de chasse.

Arme courte (poing) : revolver

Arme à répétition manuelle : semi-automatique,

Automatique.

La cible : elle peut être d’origine minérale (objet), ou organique (être vivant), fixe ou mobile.

Ë La balistique se subdivise en 04 parties étroitement dépendante les une des autres :

La balistique intérieure : qui traite les mouvements du projectile à l’intérieure du canon.

La balistique intermédiaire : qui étudie la transition de la balistique intérieure et la balistique extérieure (c’est les phénomènes intervenant à la bouche de l’arme).

La balistique extérieure : qui traite les mouvements aériens du projectile.

La balistique terminale : c’est l’étude des effets du projectile dans la cible (balistique lésionnelle).

  1. 3. Projectile :  

Ä Il laisse dans son passage a travers le corps, un orifice d’entrée, un trajectoir ou cheminement de la balle ; et une plaie de sortie, qui peut manquer.

Ä Les cartouches de fusil de chasse contiennent plusieurs projectiles, un seul coup de feu peut occasionner plusieurs blessures.

Ä Les cartouches modernes sont formées de 04 éléments :

ý La douille ou étui : c’est l’élément qui maintien touts les éléments de la cartouche.

ý L’amorce : c’est sa percussion qui permet sa combustion, puis la mis en feu de la poudre.

ý Charge propulsive : c’est sa combustion qui va donner l’énergie cinétique au projectile.

ý Agent vulnérant : c’est l’élément expulsé par le canon par le tir, il s’agit de balle métallique et des balles de chasse.

1 On peut grossièrement séparer les armes à feu en :
armes à cartouches à balle :

Armes de poing à barillet ou à chargeur carabines, fusils de guerre « classiques » dont le calibre est exprimé en mm (7.65 ; 9 ; 11.43) ou en 100ème d’inch.

armes à cartouche à balle de haute vélocité :

Fusils d’assaut (fusils de guerre de nouvelle génération) dont le FAMAS (FRANCE) l’UZI (ISRAEL) le COLT M16 (USA) la KALASHNIKOV AK 74 (URSS) arme utilisant une cartouche de 5,54 (EST) ou 5,56 mm (OTAN).

armes à cartouches à plombs :

Fusils de chasse avec chevrotine numérotée de 24 (les plus petits plombs) à 12, armes de poing à grenaille ou à poudre noire et les arquebuses !


C’est la vitesse (souvent plus de 800 m/s au sortir de l’arme) du projectile qui est le caractère principal du pouvoir de pénétration (et de lésion interne) ; sa puissance de pénétration dépend aussi de la masse du projectile.
Pour les armes à projectiles supersoniques (haute vélocité) les cavitations de l’abdomen ou du thorax tiennent à l’action du projectile qui perce, vrille et ondule.

  1. II. Lésions causées par projectiles d’armes à feu :

1. Constatation médico-légale :

1-1 -Les blessures :

1.1.1 -La plaie d’entrée :

En cas de tir à courte distance et sans interposition de vêtements on décrit habituellement 4 parties :

ý L’orifice central :

  • Difficile à distinguer au niveau d’orifices naturels
  • En cas de trajet perpendiculaire il est circulaire, régulier alors qu’en cas de trajet oblique il est le plus souvent ovalaire
    • Son diamètre est souvent plus petit que celui du projectile

ý La collerette érosive :

  • Résulte de l’atteinte de l’épiderme qui se rétracte avec le temps.

ý La collerette d’essuyage :

  • Moins étendue que la précédente, située à sa partie interne
  • Noirâtre
  • Résulte de l’essuyage du projectile qui s’est chargé de graisse, rouille, débris de poudre, lors de son passage dans le canon
  • Absente en cas d’interposition de vêtements.

ý La zone de tatouage :

  • Dans le cas où le coup de feu est tiré de près, sans vêtements
  • Située en périphérie des précédentes
  • Elle est faite de débris de grain de poudre incrustés dans la peau
  • Elle est de couleur noir, gris, jaune ou vert en fonction des poudres
  • Elle est bordée par une zone d’estompage formée par les fumées

&Remarque :

  • Tir à bout touchant : contact
  • Tir à bout portant : moins de 20 cm
  • Tir à distance : plus de 20cm

Cas particulier des charges de plomb : au fur et à mesure que la distance de tir augmente, la distance entre les plombs augmente, il se forme une gerbe conique de plombs avec un orifice central principal et plusieurs secondaires, ou un seul orifice central. Le Trajet corporel est court en général.

1.1.2 -Le trajet :

Plus ou moins long et rectiligne selon la vitesse et la forme de la balle. Les difficultés sont liées à la position des éléments anatomiques qui varie en fonction de la position du corps.

Par ailleurs des différences existent entre la position qu’avait la victime au moment ou elle a été atteinte par les coups de feu et la position de la victime lors de l’autopsie, cette dernière s’effectuant toujours alors que le corps est placé en décubitus dorsal.

Un contact du projectile avec une structure osseuse peut avoir pour conséquence les éléments suivants :

  • Le passage dans un os plat permet de déterminer le sens du tir (formation d’un entonnoir, crâne +++)
  • Les structures osseuses peuvent dévier le projectile

Mais il faut avoir à l’esprit que certaines fractures peuvent résulter soit d’un choc direct soit de l’effet « cavité temporaire »

Un contact du projectile avec des tissus mous peut avoir pour conséquence les éléments suivants :

  • Au niveau du poumon, cet organe étant très élastique, le trajet peut être difficile à retrouver
  • Au niveau d’organes pleins ou creux comme le foie, le rein, ou le cœur : le trajet peut avoir des parois anfractueuses avec des infiltrations hémorragiques

1.1.3 -La plaie de sortie :

Ses caractéristiques sont moins précises que celles de la plaie d’entrée.

En général :

  • Le diamètre de la plaie est plus important, avec un aspect d’éclatement
  • La collerette érosive, d’essuyage et de tatouage sont absentes
  • Souvent nettement différente de la plaie d’entrée du fait du mouvement du projectile dans le corps.

Les lésions habituellement rencontrées (suicide ou crime) sont dues à l’action :
– de cartouches à balle (armes de poing)
– de cartouches à plomb (fusil de chasse).

1-2 Lésions selon l’arme utilisée :

1.2.1 -Par cartouches à balle :

ý type: arme de poing
– dépendent de la distance et de la direction du tir.
– déterminent des caractères constants et d’autres inconstants
.

ý   Orifice d’entrée :

Comprend :
– un orifice central, légèrement plus petit, ou de même taille que le  projectile,
– une collerette érosive qui se parchemine sur le cadavre,

une ecchymose péri-artificielle.

Le projectile sortant du canon :
– est souillé de dépôts de poussières ou de graisse et
– accompagné de poudre et de fumée.

Ces éléments déterminent les caractères inconstants :
– Si le projectile traverse une peau nue, il s’essuie sur les berges de l’orifice réalisant une collerette d’essuyage interne. Si des vêtements s’interposent, l’essuyage s’y fera et on ne retrouvera pas la collerette à la partie interne de l’orifice.
– Par ailleurs, si le tir est court, s’imprimeront sur la peau (ou les vêtements) fumée et grains de poudre. On décrira alors : une zone d’estompage (fumée) et une zone de tatouage (poudre).
– Si le tir est long, aucune de ces deux zones ne sera observée.
La distance de tir ne peut être évaluée que lors d’un tir expérimental.

Variantes de l’orifice d’entrée :
L’orifice d’entrée peut varier quant à sa forme en fonction de la distance et de la direction du tir.
– de la distance : Si le tir est effectué à bout touchant (canon touchant la peau) la pression des gaz provoque, au sein des tissus sous jacents dilacérés, une néo-cavité nommée chambre de mine.
– de la direction : plus le tir est oblique, plus l’orifice est tangentiel à la peau et s’ovalise jusqu’à provoquer une plaie en « séton » véritable tunnellisation de la peau.

ý Trajet :

Il est suivi :
– chez le blessé, lors de l’intervention chirurgicale par l’exploration,
– chez le cadavre, plan par plan lors de l’autopsie.
Il s’accompagne d’une ecchymose d’accompagnement et d’autant d’orifices d’entrée et de sortie que d’organes traversés.
Il n’est pas toujours rectiligne et dépend des obstacles que le projectile rencontre ainsi que de la mobilité des organes.
Ainsi est-il rectiligne dans un organe plein (foie, rate, rein), et sinueux dans un organe mobile (poumon, cœur).

ý Sortie :

Elle est inconstante.
Ne comporte :
– ni collerette d’essuyage
– ni tatouage
– ni estompage.
Elle est plus volontiers contuse, mais peut être à bords relativement nets,
Elle correspond, en règle, à une plaie plus grande que celle de l’orifice d’entrée,
Elle peut être aberrante en cas de rebondissement (dans la boîte crânienne) ou de migration (dans un gros vaisseau) du projectile.

1.2.2 -par cartouches à plomb :

ý Type :  » fusil de chasse » :
– dépendent de la distance et de la direction du tir.
– déterminent des caractères constants et inconstants.

ý Orifice d’entrée :
Unique ou multiples selon la distance du tir.
A courte distance :
– La charge de plombs « fait balle » et se comporte comme un projectile unique.
– l’orifice d’entrée est arrondi, contus, délabré et de taille importante.
A plus longue distance :
– les plombs se dispersent selon une gerbe conique, d’autant plus élargie que le tir est lointain.
– l’entrée se décompose en un orifice central entouré d’une couronne d’orifices secondaires (chaque plomb se comporte comme un projectile unique). Au maximum, l’orifice principal est absent et l’on observe que de multiples orifices de plombs.
L’étude de la dispersion des plombs renseigne le balisticien sur la distance du tir.

ý Trajet :
En cas de charge unique, les lésions sont très importantes, et mettent souvent en jeu le pronostic vital.
Le trajet « in corpore » est court et la masse de plombs est accompagnée de la « bourre » qui se comporte comme un second projectile.
En cas de plombs dispersés, il sera suivi autant de trajets que de plomb

ý Sortie :
La sortie d’une charge de plombs unique n’existe pas. La sortie d’un plomb aberrant est possible.

1-3 -Lésions selon la distance de tir:

ðtir à bout touchant :

Lorsque le projectile sort de l’arme, il y a aussi des gaz, de la poudre pas encore consumée, de la suie, de la fumée qui sortent. Sil y a un contact entre le canon de l’arme et la peau, on va retrouver de la poudre et de la suie dans la plaie. On en retrouve dans tous les cas dans la main de ceux qui ont tiré (avec certaines armes).suicide !!!

Les vêtements, les cheveux, etc. vont filtrer ces éléments et empêcher de déterminer le caractère touchant, portant, etc. du coup.

La peau va être soufflée, ballonnée par rapport à la structure osseuse ce qui va provoquer un éclatement. Ce mécanisme n’est possible qu’à bout touchant. L’orifice d’entrée peut donc être une plaie étoilée. Il peut aussi y avoir l’emprunte du canon autour de la plaie (contusion indirecte, la peau vient s’écraser contre le canon). On peut retrouver des fragments tissulaires dans le canon de l’arme si aucun coup n’a été tiré entre-temps (rétroprojection). Mais l’orifice d’entrée peut aussi être classique.

ðTir quasi à bout touchant :

Le canon se trouve à quelques millimètres de la peau ou à 1 ou 2 centimètre de la peau (near contact shot). Dans ce cas, on va retrouver des lésions de carbonisation, de brûlure (noir brillant, contrairement au noir mat dans le tir à bout portant) autour de la plaie due à la flamme qui s’échappe du canon au moment du tir. Cette flamme ne peut brûler la peau que s’il existe un espace suffisant (donc pas à bout touchant).

Ce genre de tir permet souvent d’éliminer un suicide qui a, en général, lieu à bout touchant.

ðTir à bout portant :

Les particules de poudre ont une inertie plus grande que le nuage de suie, elles vont donc mettre plus de temps à s’arrêter et donc aller plus loin. Lorsque la cible est éloignée (environ 20 cm), elle ne va pas être touchée par le nuage de suie mais par les particules incandescentes de poudre qui vont brûler la peau de façon millimétrique (l’orifice sera entouré de points rouges dont la dispersion dépendra de la distance de tir) et par le nuage de poudre non consumée qui va faire une tâche noire mate autour de la plaie (sauf si des vêtements, p. ex. filtrent les particules).

ðTir à distance :

Ce tir se détermine par exclusion des trois premiers cas (plus ou moins à partir de 50 cm). On ne peut pas donner d’estimation de la distance puisque tout dépend de l’arme et de la munition utilisée. Un expert en balistique pourra faire des tirs de comparaison pour voir ce qui ressemble le plus à l’effet observé sur la personne.

  1. 2. Autopsie :

a) ETAT DES LIEUX, LEVEE DE CORPS:

1 Pratiquer l’examen du cadavre le plus tôt possible; avant son déplacement;

Examen de l’état des lieux :

noter la position du cadavre,

ne toucher à rien ne déplacer aucun objet

retrouver l’arme, noter sa position et ces coordonnées par rapport au cadavre; noter une position anormale, la tenue anormale de l’arme (gaucher), le siège anormale de l’orifice d’entrée  (nuque)

noter les rapports de distances inhabituels (fusil de chasse)

observer sur les murs, les meubles, les objets, le sol  les taches de sangs, les projectiles qui souvent déformés, fragmentés, déchemisés parfois; ils sont souillés de substances divers : comme les débris d’organes, les  fibres textile; bois, plâtre et  étudier leurs formes de localisation par rapport au cadavre

rechercher les douilles; leurs localisation et orientation; noter la trajectoire de leur éjection et la position approximative du tireur.

L’absence de douilles signifie qu’il s’agissait d’un revolver ou qu’elles ont été ramassées.

Examen des vêtements :

il faut relever par examen systématique (fouille et palpation) toute les déchirures, tous les orifices que les projectiles ont pu tracer, ainsi que les tatouages; les traces de lutte, la position des taches de sang ou d’autre nature, ex taches de sperme.

L’orifice d’entrée présente un aspect régulier dans les tirs perpendiculaires ou un aspect d’effilochage dans les tirs tangentiels, parfois un aspect d’éclatement avec brûlures, essuyage du projectile et tatouage suivant la distance du tir.

L’orifice de sortie présente un déjettement des fibres de tissu vers l’extérieure.

L’aspect général des orifices sera fonction de la nature du tissu, de la couleur, du dessin et de l’usure.

La recherche de la multiplicité éventuelle d’orifices pour un même projectile et la concordance des orifices sur les vêtements et sur le corps est une étape essentielle dans cette démarche.

b) EXAMEN EXTERNE :

Inspection du corps :

la description des signes cadavériques est nécessaire pour définir la date de la mort et la position réelle du cadavre.

La description des orifices, le relevé minutieux de leurs dimensions, leurs nombres, leurs localisation et leurs siège par rapport aux  talons; aux ischions et la distance à la figure médiane, ainsi que l’épaisseur du corps sont indispensables.

La recherche de la collerette essuyage, de la collerette érosive,  des tatouages (orifice d’entrée).

Recherche de l’orifice de sortie et description complète et détaillée.

Rechercher toutes les traces de violences, les ecchymoses, les indices de traces de lutte.

Rechercher les giclures de sang sur les mains et les résidus de poudre sur les doigts et le dos de la main.

c) Photographie :

Des orifices, est faite avant et après lavage, elle doits être descriptive des plaies, des orifices.

d) Radiographie :

ðIndication : Elle est indispensable, elle permet de :

Voir si le cadavre renferme des projectiles

Déterminer le nombre et la localisation (radiographie de face et de profil), les dégâts osseux qui ont provoqués.

Recherche et repérage des corps étrangers métalliques.

Préciser la nature et le nombre des projectiles restants dans le corps, de les situer par rapport aux orifices d’entrée, de prévoir leur trajet, de faciliter la recherche des lésions vitales.

cas particuliers :

Dans la submersion, » la découverte d’un projectile prouve la cause réelle de la mort ».

Dans tous les cas de putréfaction avancée « l’état de décomposition des téguments cache l’orifice d’entrée »

Dans les cas de carbonisation pratiquer pour masquer un crime.

Dans les cas d’écrasement par train, pour simuler un suicide.

Précipitation  d’une hauteur élevée.

ðTechnique : L’examen radiologique comprend deux temps :

Un examen radioscopique de dépistage, pour déterminer le nombre de projectiles se trouvant encor dans le cadavre.

Un examen radiographique, précise la localisation exacte du projectile repéré par la radioscope.

ðIntérêt :

Le repérage radiologique des projectiles est d’un grand intérêt dans :

Projectile dont le Trajet ne peut être suivi sur toute sa langueur ex : traversant des cavités.

Projectile pénètre et se loge dans une pièce squelettique sans fracture ex : rachis.

Projectile perdu dans un tissu cellulaire lâche

Projectile pénètre dans les cavités cardiaques ou dans les gros vaisseaux, entraîné dans le courant circulatoire « projectiles migrateurs » arrêtés en particuliers dans l’artère fémorale gauche, poplité, canal de hunter.

e) Autres examens :

Examen du cuir chevelu, la bouche, les conduits auditifs, le nez, les yeux, le coup de feu pu être tiré dans ces régions.

Examen des organes génitaux, surtout chez la femme dans     l’éventualité d’un viol, ainsi que le l’anus et le rectum, dans l’éventualité d’un coït.

f) DISSECTION : examen interne :

v il faut bien suivre le trajet du projectile à travers les organes et les viscères, afin de déterminer le sens, la direction et la distance du tir.

v Rechercher les projectiles au fond du trajet.

v Déterminer s’il s’agit de projectiles ayant ricoché sur le os, sous quel angle, de l’aspect différentiel de l’orifice d’entrée et de l’orifice de sortie.

v L’examen d’un os plat et des tablettes internes et externes permet d’indiquer l’entrée, la sortie et la direction de tir.

v Rechercher les projectiles migrateurs dans les vaisseaux, le cœur, l’estomac, l’intestin, dans les bronches et la vessie.

v Mesurer le calibre des projectiles et les mettre sous scellés ainsi que tous les prélèvements : de sang, pour études toxicologiques, des viscères, lorsqu’ il y a soupçon d’intoxication

v Déterminer la blessure ayant entraîné la mort, l’ordre chronologique du tir des projectiles tirés, le nombre des projectiles

v Ne pas enlever les viscères avant la fin des constatations

  1. 3. Identification des projectiles :

Le but est de prouver que le projectile a été tiré par une arme précise retrouvée. Pour cela on s’intéresse aux stries identifiées sur les projectiles et qui sont liées aux rayures des canons. On réalise une étude comparative avec une nouvelle balle tirée par l’arme retrouvée. Cette technique requiert l’utilisation du microscope optique +/- électronique.

Si l’arme est absente, le spécialiste en balistique pourra s’aider des douilles retrouvées sur place et du projectile, si ce dernier n’est pas trop déformé.

  1. 4. Révélation des résidus de tir :

On recherche la présence de :

Résidus de poudre (résidus organiques nitrés)

Résidus d’amorces (métaux lourds : Plomb, Zinc)

1 Les méthodes utilisées font appel :

A la Paraffine : mais la présence de résultats faux positifs chez les fumeurs fait que cette méthode n’est pratiquement plus utilisée.

Au tamponnement qui est la méthode actuellement la plus courante. Il se fait par l’utilisation d’une surface collante de 1 cm de diamètre qui est appliquée au niveau des zones ou on a le plus de chance de retrouver des résidus de tir, soit en regard du dos de la main, au niveau du pouce et de l’index. Ces résidus disparaissent en cas de lavage, mais persistent sinon entre 6 et 12 heures après le tir. La mise en évidence des résidus se fait par l’utilisation du microscope électronique à balayage, et l’analyse chimique.

  1. 5. Cause de décès les plus fréquents :

a) Choc hémorragique :

Le plus souvent, la cause est un choc hémorragique (choc hypovolémique) dû au fait que l’on perd beaucoup de sang en peu de temps. Le volume sanguin total disponible est de 6-8 litres, dont 4-5 litres sont en circulation.

A partir d’une perte de 10-15% du volume total (± 800 ml), la personne est faible et ne parvient plus à se tenir debout. A partir de 25-30% de perte par rapport au volume total (± 2 l), la personne perd conscience et est dans une situation à la limite du choc hémorragique car il n’y a plus assez de sang pour faire fonctionner le système circulatoire. Au delà de 30 % du volume totale (± 2,5 l), un arrêt cardiaque peut survenir à tout moment si un remplissage n’intervient pas. La vitesse d’apparition du choc hémorragique dépend de la structure atteinte : artère fémorale =120 ml/min (± 20 min) ; artère carotide = 80 ml/min (± 30 min) dans ce cas il existe aussi un problème d’anoxie cérébrale.

b) Embolie gazeuse :

Le plus souvent, ce phénomène intervient en cas de plaie au niveau du cou, au niveau de la veine jugulaire. La circulation du sang veineux de la tête vers le cœur est soumise à des jeux de variation de pression (négative par rapport à la pression atmosphérique en cas d’expiration) pour favoriser le flux sanguin vers le cœur. S’il existe une continuité avec le milieu extérieure, la veine va absorber de l’air et des bulles vont se former. Ces bulles d’air vont aller jusqu’au cœur ce qui provoque un risque d’arrêt cardiaque (décès brutaux).

c) Pneumothorax.

  1. III. Prélèvements :

Prélèvement d’identification.

Prélèvement sanguin et urinaire : Alcools et drogues

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