Bléssures par arme blanche .2.


4. Diagnostic médico – légale :

4.2- Diagnostic étiologique :

4.2.1- Blessures par instruments contondants :

Les instruments contondants  présentent le caractère commun d’êtres durs et mousses , et suivant la pression qu’il exercent sur les tissus , ils provoquent toute une gamme de lésions qui reproduisent la forme de l’arme .

4.2.1.1- Mécanisme  des blessures :

Le mécanisme  des contusions est double  ,  passive ou active .

* La contusion  active : le corps contondant animé  d’un mouvement propre , vient frappé le sujet .

* La contusion passive : l’instrument contondant est immobile  exemple : le sol .

4.2.1.2 – Classification des instruments contondants :

* Arme naturelle : les organe de défense et d’attaque de l’homme sont les mains , les poings , les ongles , le coude ……..

* Armes improvisées : servant également à l’attaque et à la défense ( bâton , pierre , marteau , barre de fer ….) : pratiquement , tous les instruments occasionnels se trouvant à  portée de la mains .

* Armes  préparées : pour attaque ou la défense ( coup de poing américain , casse –tète , matraque …).

4.2.1.3 – Caractères des blessures :

Les progrès des examens anatomiques , histologiques et chirurgicaux ont précisé les lésions engendrées par les instruments contondants  ainsi que leur évolution et leurs complications précoces et lointaines.

La gamme de ces lésions contusives est très étendu, depuis les lésions élémentaires d’ecchymoses superficielles  jusqu’aux grandes contusions cérébrales et viscérales

4.2.1.3.1- Lésions externes :

* Les ecchymoses : constituent le premier stade des contusions .A un degré de plus sont réalisées les hématomes.

* L’hématome :

La bosse sanguine ou hématome se produit lorsque l’artère comprimée  contre les plans osseux par la violence extérieure , se rompt et que l’hémorragie qui en résulte est assez abondante pour dilacérer et écarter les tissus .Le sang s’amasse puis se coagule.

On dit qu’il y’a bosse sanguine lorsque le plan postérieur  est constitué par  un plan osseux .

Au contraire s’il s’agit  de partie molles , le sang s’épanche et forme la poche sanguine  .

L’évolution de la bosse sanguine  est semblable à celle d’ecchymose , ce n’est souvent  qu’au bout de  quelques jours que les téguments  correspondant prennent la teinte bleuâtre habituelle .

Dans le mécanisme de leur production , l’objet qui présente cette surface mousse a bien déterminé l’attrition de la peau  ou des parties profondes , mais l’élasticité de la peau n’a pas été dépassée et la peau distendue  est revenue sur elle même .il s’agissait d’une contusion plus ou moins grave .

*  Les plaies contuses :

Comportent des pertes de substances , du moins des destructions tissulaires étendues avec attrition plus au moins  importante des tissus sous –jacents .

Chez le vivant :

*    Leur forme est irrégulière , arrondie ou étoilée.

*    Leurs bords : amincis et déchiquetés peuvent comporter une érosion marginale provoquée par l’arrachement de l’épiderme est visible sur le pourtour de la peau  .

*   Leur fond :est anfractueux ,  irrégulier et ecchymotique .

*   Les bords et les extrémités présentent des irrégularités .

*   Des ponts ou des brides cutanés , membraneux ou vasculaires persistes entres les lèvres de la plais .

Elles peuvent aussi donner lieu à des décollements sous- cutanés ou s’infiltre le sang (ecchymose), et à distance de ces plaies contuses , il peut exister des excoriations périphériques .

Chez le cadavre :

Le derme dénudé se dessèche , et l’érosion marginale rappelle la collerette érosive des orifices d’entrée des armes à feu .

•         Aux régions reposant sur un fond osseux : cuir chevelu , sourcil , crête tibiale ; la plaie linéaire rectiligne prend l’aspect d’une plaie par instrument tranchant , mais l’érosion marginale parcheminée persiste et les principaux caractères distinctifs se retrouvent  à la loupe .

•         La résistance de la peau au choc est telle que des lésions superficielles minimes peuvent coexister avec des lésions internes importantes , exemple :

Rupture de l’artère fémorale   par contusion de l’aine sans solution de continuité cutané .

•         Le traumatisme pourra t’être plus violent et entrainer l’attrition des téguments avec leur destruction , ou encore plus violent et déterminer des fractures , dislocation de membres , ruptures des organes .

* Les fractures :

Les fractures sont des solutions de continuité osseuses qui peuvent se rencontrer  dans tous les genres de contusions.

– Au niveau des os longs : elles résultent .

•         De l’action directe d’instruments contondants , qui produisent au point d’application une fracture directe  qui est en générale transversale ou avec 3eme fragment en coin  .

•         De l’action indirecte de violences , de chute ou d’accidents qui produisent des fractures indirecte .

– Au niveau du crâne :

Les lésions du crane siègent au niveau du squelette de la voute , 60kg /cm2  de pression est suffisante pour les produire .

Ces lésions sont par ordre de fréquence :

Les ecchymoses osseuses :

Résultent de l’épanchement de sang dans le diploé , consécutif à la rupture de ses travées osseuses  sans fractures des tables externes et internes.

•         La forme :  taches foncées, rouges  violacé , particulièrement bien visibles en diaphanoscopie .

•         Elles persistent très longtemps , et peuvent faire poser le diagnostic  de violences crâniennes alors que la putréfaction a détruit les parties molles .

•         L’apparition de ces ecchymoses après un traumatisme crânien n’est pas obligatoire , a l’inverse en cas de troubles de la crase sanguine  , ces ecchymoses peuvent êtres très étendus .

Les fissures osseuses :

•         Elles intéressent les deux tables interne et externe , ou une table de préférence l’interne .

•         Elles sont de longueur et de trajet variables, parfois étoilées se perdent dans les sutures  .

•         La radiographie avec agrandissement de l’os séparé met en évidence des fissures qui auraient échappé à l’examen direct.

L’embarrure :

•         Se présente sous forme d’une dépression ou d’un enfoncement des tables osseuses , reproduisant souvent la forme de l’instrument contondant , allongé , circulaire ou angulaire .

•         L’enfoncement peut être partiel , en pente douce d’un coté  , plus profond à l’opposé lorsque le coup a été porté obliquement ou tangentiellement à la surface osseuse .

•         Les fractures peuvent êtres uniques ou multiples .

•         Elles sont alors localisées en un foyer composé de divers fragments de forme différente  , triangulaire , quadrangulaire , ou étendue à une grande partie de la voute , réalisant un fracas osseux à fragments multiples  qui provient de coups multiples ou d’un traumatisme tandis que le foyer de fracture provient d’un coup unique .

•         Le caractère vitale de ces fractures se caractérise par l’existence des hématomes péri- fractura ires et d’infiltration hématique du diploé qui peut être mis en évidence par la phlébographie post mortem.

4.2.1.3.2-Lésions des organes internes :

Quels que soit la nature et l’importance du traumatisme , l’autopsie montre des lésions des organes internes beaucoup plus étendues que ne laissait  supposer à la levée de Corps l’examen des tissus superficiels .

*Contusion thoraco- abdominale :

. Contusion thoracique.

les lésions costales déterminant souvent un volet thoracique ou un enfoncement du plastron sterno- costale.

-Les lésions pleurales:

Déterminant un pneumothorax , un hémothorax ou hémo -pneumothorax homo ou bilatérale  .

-Lésions de parenchyme pulmonaire   :

•         Vasculaires ( ruptures des vaisseaux de petit calibres avec collection sanguine intra parenchymateuse ) .

•         Une rupture des fines ramifications avec infiltration hémorragique diffuse

•         Des lésions branchiolaires ou alvéolaires entrainant la formation de cavités aeriques ou d’emphysèmes interstitiel , pouvant fuser vers le médiastin .

–    Les lésions cardiaques :

•         Hémopericarde .

•         Des lésions de gravites variables : hémorragies sous péricardique , sous endocardique , ruptures des piliers ou des valvules , déchirures du myocarde .

– Lésions  du médiastin :

•         Peuvent se voir des ruptures des gros vaisseaux de la base et des hiles .

•         Ruptures de la trachée ou des bronches .

. Contusions abdominales .

–    Le foie : c’est l’organe le plus touché , au niveau du quel peut se trouver des déchirures du parenchyme et des capsules avec hémorragie .

–    La rate : peut être le siège d’une rupture  source d’hémorragie cataclysmique d’emblée .

–    Les  déchirures et les hématomes des mésos sont fréquents .

–    Les lésions des organes creux sont moins ( l’estomac est surtout exposé lorsqu’il est plein ) .

–   L’intestin peut présenter , soit une rupture d’emblée par éclatement soit une perforation après escarrification .

–  Des hernies diaphragmatiques ;de l’intestin et de l’estomac ont pu être constatés après contusion violente .

–  Le rein : selon l’importances du traumatisme présente :

•         Des ecchymoses sous corticales , des foyer corticales , médullaires , en communication avec les voies excrétrices donnant des hematuries , des éclatements du parenchyme rénale .

–   Les contusions de l’utérus .

•         En 1er mois :

Se n’est que lorsque la gestation se complique d’un état pathologique antérieur qu’un traumatisme peut déterminer l’expulsion prématurée de l’œuf .

•         Lorsque l’utérus est abdominale ; le traumatisme peut provoqué l’avortement .

. Les contusions cérébrales .

Consistent à des hémorragies en rapport avec une rupture des vaisseaux en particulier les vaisseaux méningés moyens ou vaisseaux de la pie- mère ,

donnant des hémorragies ou des hématomes sous duraux.

– Les lésions du tissu cérébrale :

Suivant l’importance du traumatisme ces lésions peuvent se présenter sous forme .

•         De simples contusions avec des piquètes hémorragiques des circonvolutions .

•         De petites hémorragies en nappes sous arachnoïdiennes

•         Une attribution ou une dilacération du  tissu cérébrale .

•         Une hémorragie cérébrale ou ventriculaire .

3.2.5- Les blessures par instruments tranchants  et contondants .

3.2.5.1 – Définition :

« Ce sont des instruments qui a l’action tranchante du  la lame s’ajoute l’action contondante due aux poids de l’instrument  » .

Ces instruments sont : la hache , La cogné , le sabre .

3.2.5.1 – Caractères des blessures :

•         Ces instruments déterminent des blessures profondes , avec lésions du squelette.

•         La plaie cutanée : allongée , rectiligne .

•         Elle se présente comme:

– Une plaie  à armes tranchantes , si le fil de la lame est acéré et le poids de  l’instrument léger .

– Une plaie à  instruments contondants , avec des bords contus et irréguliers , si le poids est élevé de l’instrument et la lame est mousse

4 – Problèmes médico – légaux :

4.1- Chez le vivant :

-La description initiale   des blessures , toute en précisons comme était déjà dit :

.  La nature de la blessure : contusion, plaie, fracture , ecchymose….
.  L’ origine de la blessure : type d’agent vulnérant (par instrument tranchant, piquant , contondant , tranchant et contondant , tranchant et piquant….).
. Le mécanisme  de production de la blessure :

* Mécanisme direct :agent vulnérant frappant le corps.

* Mécanisme indirect : un corps tombant sur l’agent vulnérant.

.   La chronologie des lésions.

– Détermination de la date des faits  : l’étude du changement dans le temps des caractères d’une blessure  nous permet de dater le traumatisme , le problème se pose en cas de blessures tardivement vue .

–   L’évolution de la blessure : ITT, IPP, souffrances endurées; préjudice esthétique.

-Les circonstances de blessures :

* Blessures volontaires  :

Certains caractères techniques sont fréquemment rencontrés :

• Plaies uniques ou multiples,

• Plaie(s) franche(s) et profonde(s) habituellement,

• Siège : thorax, abdomen (face antérieure et postérieure), cou,

• Association avec plaies de défense (mains et avant-bras).

* Simulation  ou auto –mutilation :

•         Elles se rencontrent souvent à « l’appui » d’une agression sexuelle, avec une prédominance féminine.

•         Certains caractères techniques sont évocateurs : elles siègent dans des zones accessibles et volontiers « investies » au plan de la féminité (visage, poitrine, face antérieure des cuisses, ventre…).

•         Elles sont toujours superficielles, multiples, parallèles et circonscrites.

Le diagnostic de simulation comporte des enjeux médico-légaux et judiciaires importants.

Il doit être étayé (souvent au moyen de documents photographiques d’excellente qualité) et doit faire impérativement l’objet d’un avis spécialisé en médecine légale.

4.2 – Chez le cadavre :

– L’ identification  .

– La datation des blessures : s’agit il de lésions ante ou post mortem .

–  Circonstances de la mort :s’agit il d’un homicide, suicide,  accident

* Suicide :

Certains caractères techniques sont fréquemment rencontrés :

•         Incisions multiples, souvent parallèles,

•         Existence de plaies « d’essai » (+++),

•         En association parfois avec un autre moyen,

•         La queue  corresponde à la fin de la blessures .

•         Siège : Face antérieure des poignets et des avant-bras. Racine des cuisses. Cou, thorax, abdomen, a gauche chez le droitier, zones accessible.

•         Les vêtements non perforés sont écartés ou soigneusement reboutonnés

* Homicides :

Certains caractères techniques sont fréquemment rencontrés :

•         Les blessures par instruments contendant sont généralement homicidaire .

•         Traces de luttes sur les vêtements et sur et sur le corps .

•         Plaies uniques ou multiples,

•         Plaie(s) franche(s) et profonde(s) habituellement, La queue marquerait le début de la plaie .

•         Siège : thorax, abdomen (face antérieure et postérieure), cou,

•         Association avec plaies de défense (mains et avant-bras).

* Accident :

•         L’accident  est la conséquence d’un choc , d’une chute  ou d’un écrasement  et les lésions  sont  vitales et reparties  en  des points différents du corps .et les sections complètes se portent sur les membres .

•         Le problème se pose en cas d’écrasement post mortem  et en cas de suicide.

– la rédaction du certificat de décès .

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s