LES DERIVES AMINES ET NITRES


 

Dr AKEZOUH N.

•AMINES ALIPHATIQUES:

a-introduction:

Ce sont des corps alcalins.

Le seuil de détection olfactive est généralement très bas (odeur de poisson)

 

Elles peuvent être en partie oxydées in vivo par les enzymes monoaminoxydase et diamine oxydase.

•Ainsi les aminés tertiaires sont en partie oxydées en dérivé N-oxydes par des mono-oxygénase dépendant de la flavine ou déalkylées en aminés secondaires (Dans le cas de la diméthyléthy-lamine le principal métabolite urinaire (outre la subs­tance inchangée) sera le diméthylamine-N-oxyde

 

C-USAGES ET SOURCES D’EXPOSITION

•Ils sont utilisés :

– comme intermédiaires chimiques pour la synthèse de produits pharmaceutiques, pigments, résines échangeuses d’ions, émulsifiants, cosmétiques, détergents, insecticides…

– dans l’industrie des matières plastiques (cata­lyseurs, durcisseurs), des textiles, du cuir (tannerie), du caoutchouc et de la photographie ;

– les éthanolamines, dans les huiles lubrifiantes (inhibiteurs de corrosion) ;

 

– comme agents anticorrosifs dans les systèmes d’humidification ;

–   comme solvants ;

-dans certains flux de bâton de soudage.

 

•d-Toxicité:

•Les vapeurs et les solutions ont une action irritante sur :

–  la peau (allant même jusqu’ à la nécrose)

– les yeux : larmoiement, conjonctivite, œdème et vésicules au niveau de la cornée .

les voies respiratoires: La muqueuse nasale constitue la cible principale des aminés aliphatiques .

-Une bronchoconstriction réversible a été observée chez des travailleurs

•l’inflammation chronique peut entraîner un syndrome obstructif permanent

 

•Certaines aminés peuvent engendrer des phénomènes de sensibilisation ;asthme, dermite allergique.

• on n’observe que rarement des manifestations d’intoxication générale lors de leur emploi industriel:

Ont a décrit une intoxication mortelle chez un sujet qui fut aspergé par un jet d’éthylènediamine. L’accidenté a présenté 4 heures après l’accident un érythème rouge-brun de la totalité des téguments et une anurie irréductible. La mort survint 55 heures après l’accident

 

•Les aminés aliphatiques ne sont pas cancéro-gènes .
e-réparation:

L’intoxication par les dérivés aminés  aliphatique et alicyclique et réparée par le tableau n° 48 des TMPI.

 

•La liste est indicative et eprend:

Les dermites éczématiformes   15j

Asthme ou dyspnée asthmatiforme confirmée par les tests fonctionnels et récidivants après nouvelles expositions.  15 jours.

 

 

2-COMPOSES ALIPHATIQUES NITRES

(nitroalcanes et nitroalcènes):

a-usage:

•sont utilisées comme solvants,

• décapants,

•stabilisants de solvants halogènes,

• additifs dans l’essence .

•intermédiaires chimiques pour la synthèse d’insecticides et de colorants

 

•Dans l’industrie, l’inhalation de vapeurs constitue la principale voie d’exposition.

•b- métabolisme:

L’absorption percutanée est peu importante (contrairement aux dérivés aromatiques).

 

 

•c-Toxicité:

•Les manifestations toxiques résultent essentielle­ment de leurs propriétés narcotiques légères et irritantes sur les muqueuses (conjonctivite, irritation nasale, toux, dyspnée).

• Cette action irritante se marque surtout avec les nitroalcanes chlorés

•Les nitroalcènes (nitrooléfines) peuvent engendrer un œdème aigu du poumon.

•Leur action méthémoglobinisante est plus faible que celle des dérivés aromatiques nitrés.

• Ils peuvent aussi produire une atteinte hépatique et rénale.

 

•Les vapeurs de nitrométhane exercent une action narcotique et irritante sur les voies respiratoires et les muqueuses oculaires. Une action hépatotoxique est possible.

 

•L’IARC a classé le 2-nitropropane dans le groupe 2B (cancérogène possible pour l’homme .

•Les TLV suivantes ont été proposées (ACGIH):nitrométhane : 20 ppm (50 mg/m3),

•1-nitropropane : 25 ppm (91 mg/m3),

•2-nitropropane : 10 ppm (36 mg/m3),

•tétranitrométhane : 0,005 ppm (0,04 mg/m3).

 

3-NITRATES ALIPHATIQUES

a-definition
Ce sont des esters de l’acide nitrique et d’alcools aliphatiques. Il contiennent un ou plusieurs groupements (-CONO2).

b-Usages:

•On les utilise comme explosifs

•agents thérapeutiques (vasodilatateurs)

•comme carburants (méthylnitrate, propylnitrate

 

c-Toxicité:

1-aigue;

•Leur action toxique d’installation rapide consiste en :

– vasodilatation : céphalées, flush, palpitations, transpiration, nausées, vomissements, hypotension, vertige, collapsus

-methémoglobinémie avec formation de corps de Heinz qui résultent de la libération de nitrite dans l’organisme

 

•2-Chronique:

•L’exposition prolongée engendre un état de tolérance (tachyphylaxie).

• Les manifestations toxiques précipitées surviendront surtout le lundi matin ou lors de la reprise du travail après un arrêt de quelques jours.

•Cependant, chez certains travailleurs, la tension artérielle systolique resterait basse pendant toute la période d’exposition à ces corps. Par contre, la pression diastolique s’élèverait, ce qui entraînerait une réduction de la pression différentielle.

 

d- PRINCIPAUX CORPS:

ÉTHYLÈNEGLYCOLDINITRATE:

•Ce liquide volatil rapidement résorbé par la peau, les voies respiratoires et le tube digestif.

•Lors des premiers contacts, il produit de l’hypo­tension accompagnée de céphalées, nausées, vomissements et tachycardie. Il peut aussi engendrer un phénomène de Raynaud

 

•lors de l’arrêt du travail après une exposition prolongée.

• Il s’agit d’une douleur thoracique ressemblant à celle de l’angine de poitrine apparaissant dans les 24 à 72 heures après l’arrêt de l’expo­sition.

•L’administration de nitroglycérine fait dispa­raître les manifestations douloureuses.

•L’accès de douleur peut avoir une issue fatale probablement due à un spasme prolongé des artères coronaires.

•La TLV (ACGIH, 1996) est de 0,05 ppm

 

NITROGLYCERINE

Liquide huileux utilisé comme explosif et pour le traitement des crises angineuses, facilement résorbé par la peau. Il produit les mêmes symptômes que le corps précédent. La symptomatologie s’aggrave par

la prise d’alcool.

•La TLV (ACGIH, 1996) est de 0,05 ppm (0,46 mg/m3).

 

PROPYLENEGLYCOLDINITRATE:

•Liquide rougeâtre, il est utilisé comme fuel, possédant la même toxicité que l’éthylèneglycoldinitrate

ISOPROPYLNITRATE OU 2-PROPANOLNITRATE: TLV (ACGIH, 1996) du propylèneglycoldini-trate est de 0,05 ppm (0,34 mg/m3).

•Il est principalement utilisé comme fuel pour fusée.

• Il semble que l’on puisse apprécier l’intensité d’exposition en le dosant directement dans l’urine .

 

e-METHODES DE PREVENTION LORS

DE LA MANIPULATION DES NITRATES ALIPHATIQUES:

PREVENTION MEDICALE

•À l’embauche, il faut écarter les sujets souffrant d’une atteinte du système cardio-vasculaire, en particulier les coronariens.

•On procède par ailleurs à un examen périodique des travailleurs :

• interroger sur l’apparition éventuelle de douleurs thoraciques ;

• mesurer la pression différentielle et pratiquer un ECG.

•La prévention passe également par l’éducation du personnel.

 

PREVENTION TECHNIQUE:

•Les mesures adoptées sont :

–   ventilation locale et générale ;

–   automatisation des procédés de fabrication ;

– contrôle de la température et de l’humidité (diminution de l’absorption cutanée) ;

– protection individuelle : gants, tabliers, mas­ques. Diverses crèmes barrières pourraient prévenir l’absorption cutanée de nitroglycérine .

 

3-NITRITES ALIPHATIQUES

•Ce sont des esters de l’acide nitreux, contenant un ou plusieurs groupements (-CONO),

•Usage:

utilisés comme agents thérapeutiques (vasodilatateurs : nitrite d’amyle) et produits intermédiaires de synthèse (nitrite de méthyle).

•toxicité:

exercent la même action que les nitrates aliphatiques et les nitrites inorganiques :

– vasodilatation avec chute de tension, tachy­cardie, céphalées, nausées, vomissements pouvant, dans les cas graves, entraîner un état de choc ;

–   methémoglobinémie.

-Certains seraient doués de propriétés mutagènes

En présence de dérivés aminés, les nitrites peuvent donner naissance à des nitrosamines, produits cancérogènes.

 

 

•4-COMPOSÉS AROMATIQUES NITRÉS ET AMINÉS

•PRINCIPAUX USAGES ET SOURCES D’EXPOSITION

Ils sont utilisés :

–   pour la synthèse de matières colorantes ;

– lors de l’utilisation de colorants organiques;

– dans l’industrie pharmaceutique : synthèse d’antipyrétiques, d’analgésiques ;

– comme accélérateurs et antioxydants dans l’industrie du caoutchouc ;

-comme pesticides,

— dans l’industrie des matières plastiques

 

– pour la fabrication d’explosifs et de munitions

–   dans la parfumerie

– dégagement lors de la combustion incomplète du brai de houille

•Action toxique

1-FORMATION DE METHEMOGLOBINE:

plusieurs dérivés aromatiques aminés et nitrés peuvent oxyder le fer ferreux (Fe++) de’ l’hémo­globine en fer ferrique (Fe+++). La méthémoglobine ne peut transporter l’oxygène vers les tissus.

La phénylhydroxylamine constitue le métabolite responsable de l’action méthémoglobinisante de l’arnline et du nitrobenzène. la methémoglobinémie engendrée par les dérivés nitrés et aminés aromatiques est souvent associée à une élévation de la sulfhémoglobmémie

 

Tous les corps aromatiques nitrés et aminés ne sont pas methémoglobinisants. Le p-nitrotoluène. le dinitrophénol, le dinitrocrésol ne causent pratiquement pas de methémoglobinémie.

Certains sont par contre, très actifs, tels que :

le p-dinitrobenzène

le p-aminopropiophénone

4-diméthylaminophénol

la phénylhydroxylamine

 

Symptômes de la  methémoglobinémie :

•15%:cyanose décelable (ongles, lèvres, oreilles).

• 40%: cyanose plus intense ; teinte ardoisée de la peau ; parfois aucune plainte subjective.

 

•Entre 40 et 60% :vertige, ataxie, dyspnée à l’effort, tachycardie, éventuellement crise angineuse.

•+ 60%somnolence évoluant vers le coma

 

 

 

Le traitement de la methémoglobinémie

– nettoyage complet des téguments ; irrigation nasale s’il s’agit d’une exposition à des poussières ;

– administration d’oxygène hyperbare et vitamine C intraveineuse (l à 2 g).

Si la methémoglobinémie dépasse 40 % ou si deux examens à 1/2 heure d’intervalle montrent une augmentation de la methémoglobinémie : bleu de méthylène : 10 à 50 cm3 d’une solution à 1 % par

 

•voie IV (chez l’enfant 2 mg/kg IV par 24 heures).

Le bleu de méthylène pénètre dans les globules rouges où il est réduit en leucobleu sous l’action  d’une   NADPH   déshydrogénase.

Le   leucobleu réagit directement avec la methémoglobine pour régénérer l’hémoglobine et le bleu de méthylène

 

2-Une anémie hémolytique avec ictère peut compliquer la methémoglobinémie.

Par exemple, nitrobenzène, trinitrotoluene.

L’accès d’hémolyse est favorisé si les globule rouges sont déficients en glucose-6-phosphate déshydrogénase

 

3-ALLERGIES

•Certains corps sont de puissants allergisant cutanés et parfois pulmonaires (asthme) : par exemple, le dinitrochlorobenzène qui cause une dermite de contact chez 60 à 70 % des travailleurs exposés,

• la p-phénylènediamine, le p-aminophénol. le tétryl. l’isopropylaminodiphénylamine

le 2-amino-5-diéthyaminotoluène.

•la p-phényfene- diamine, fréquemment présente dans les colorants capillaires, peut engendrer aussi bien une urticaire allergique qu’un eczéma de contact.

 

4-TOXICITÉ HÉPATIQUE

•nitrobenzène, dinitrobenzène, 2,4-diaminotoluène, trinitrotoluène (TNT), 2,6-diiso-propylaniline)

5-TOXICITÉ RÉNALE

•La diphénylamine est un toxique tabulaire Chez l’animal, elle provoque l’apparition de reins polykystiques.

•L’intoxication aiguë par la p-phénylènediamine peut être accompagnée d’une nécrose tabulaire

 

 

 

6-STIMULATION DU METABOLISme et cataracte:

DECOUPLE MENT DES PHOSPHORYLATIONS OXYDATIVES:   dinitrophénol,   dinitro-o-crésol

7-ANÉMIE APLASTIQUE:

Le trinitrotoluène peut exercer une action aplasiante sur la moelle osseuse.

8-COLORATION DE LA PEAU: tetryl .

9-ACTION CANCÉROGÈNE

Des aminés aromatiques ont engendré un cancer vésical chez l’homme. Ce cancer fut principale­ment mis en évidence chez les travailleurs occupés à la synthèse des matières colorantes, dans l’industrie du caoutchouc et dans l’industrie de synthèse de certains pesticides.

 

 

 

 

il a été suggéré qu’elles puissent aussi induire chez l’homme des cancers du foie, des voies biliaires, de l’intestin et peut être aussi du poumon et du système hématopoïétique.

10- ACTION MUTAGÈNE

•De  nombreuses  aminés  aromatiques  utilisées comme colorants ou intermédiaires de synthèse sont mutagènes .

•C’est le cas notamment des substances suivantes : m-phénylènediamine (2,4-diaminoanisole ou l,3-diamino-4-méthoxy-benzène.

 

•2-méthyl-1,4-phénylènediamine,

•m-toluène diamine,

•4-nitro-o-phénylènediamine (Fahmy et Fahmy),

•2-nitro-p-phénylènediamine (Kirkland),

•2,6 ou 2,5 ou 2,4 diaminotoluène,

•4-chloroaniline,

•3,3′-diméthoxybenzidine,

•3,3′ -diméthylbenzidine,

•o-toluidine

 

11-ACTION TERATOGÈNE:

Chez l’animal, il est possible d’induire des malformations congénitales par administration de certaines aminés aromatiques (par exemple le 2,5-diamino- toluène) au cours de la gestation.

12-ACTION SUR LES ORGANES DE REPRODUCTION:

Une oligospermie aurait aussi été décelée chez des travailleurs fabriquant Le 1,3-dinitrobenzène

 

13-INDUCTION DE LUPUS

Certaines aminés aromatiques utilisées essentiellement comme médicaments (par exemple procaïnamide, sulfadiazine, aminoglutéthimide) peuvent engendrer un lupus.

 

•MÉTHODES DE PRÉVENTION POUR

L’UTILISATION DES COMPOSÉS AROMATIQUES NITRÉS ET AMINÉS

1-MESURES MÉDICALES:

Éducation des travailleurs:

Elle a pour objet de souligner l’importance d’enlever immédiatement tout vêtement souillé et de laver abondamment la peau en cas de contamination.

Examen d’embauche:

il permet de prévenir l’exposition des personnes souffrant de troubles sanguins, des cardiaques et des insuffisants respiratoires, hépatiques et rénaux.

 

 

Examen périodique:

a-Évaluation de l’intensité d’exposition:

Divers tests ont été proposés pour tenter d’évaluer l’intensité d’exposition à ces substances :

Methémoglobinémie

Sulfliémoglobinémie

Corps de Heinz dans les érythrocytes

Substances diazo-positives dans les urines

Adduits des aminés aromatiques avec des macromolécules .

b- Recherche des effets toxiques

•Elle consiste a  la recherche de la cyanose ;

d’une hématurie microscopique.

•Pour les travailleurs exposés ou ayant été exposés aux corps cancérogènes, on recherche des cellules néoplasiques dans le sédiment urinaire, suivie dans les cas douteux par un éxamen urologique.

 

 

 

 

 

2-MESURES TECHNIQUES:

•remplacer les produits cancérogènes .

•le travail en vase clos.

•   la ventilation ;

• la propreté générale des lieux de travail .

• des mesures de protection personnelle :

•vêtements protecteurs (gants imperméables, couvre-chef, tabliers) changés journellement,

•armoires séparées pour les habits de ville et les vêtements de travail.

• bain ou douche obligatoire après chaque journée de travail,

• masque.

 

 

QUELQUES REPRESENTANTS DE CE GROUPE

ANILINE:

« Liquide incolore huileux, très lipophile, l’aniline se résorbe très rapidement par la peau intacte, ainsi que par les voies pulmonaire et orale.

Les principales causes d’intoxication dans l’industrie sont l’absorption percutanée suite à la contamination des vêtements et l’inhalation des vapeurs d’aniline.

Elle exerce une action irritante sur la peau ainsi qu’une action methémoglobinisante.

 

•L’aniline étant partiellement transformée en p- aminophénol, on peut déterminer la concentration urinaire de ce métabolite pour apprécier l’intensité  d’exposition .

•Une concentration urinaire de p-aminophénol excédant 50 mg/1 est un signe d’exposition dangereuse.

•La TLV de l’aniline dans l’air est de 2 ppm (76mg/m3) (ACGIH, 1996).

• Elle est classée en groupe 3 de l’IARC

 

DIÉTHYLANILINE ET DIMÉTHYLANILINE

Ils produisent la même symptomatologie que l’aniline, mais possèdent une toxicité plus faible.

Des données animales suggèrent que la diméthylaIaniline serait douée d’une activité cancérogène.

Elle est classée en groupe 3 de l’IARC.

 

 » NITROBENZÈNE (HUILE DE MIREbANE)

Liquide d’odeur très agréable (amande amère), c’est un methémoglobinisant très puissant, plus actif même que l’aniline. Il produit aussi une anémie hémolytique et une atteinte hépatique.

Ses principaux métabolites sont le p-amino-phénol et le p-nitrophénol.

La TLV est de 1 ppm ou 5 mg/m3 (ACGIH, 1996).

L’IARC l’a classé dans le groupe 2B (cancéro-gène possible).
.

 

 

DINITROBENZENE

•Les différents isomères du dinitrobenzène sont  des solides incolores qui peuvent être résorbés par  la peau.

• L’intoxication peut aussi résulter de l’inhalation de vapeurs. Ils produisent la même symptomatologie que le nitrobenzène.

•La TLV est de 0,15 ppm ou 1 mg/m3 (ACGIH, 1996).

 

TRINITROBENZENE

Le 1,3,5-trinitrobenzène (TNB) est un solide jaunâtre bien absorbé par toutes les voies.

Il est utilisé comme explosif et dans la fabrication du caoutchouc.

Il est methémoglobinisant comme le nitro-benzène.

– DINITROPHENOL ET DINITROCRESOL:

•Utilisé comme pesticide.

NITROTOLUENES (o-, m-, p-)

•Ils sont surtout utilisés comme matériaux de synthèse (production de colorants, de pesticides )

•La TLV du nitrotoluène s’élève à 2 ppm (11 mg/ m3) (ACGIH, 1996).

 

DINITROTOLUÈNES (ONT)

•Ils sont surtout utilisés comme intermédiaires de synthèse.

• Ils ont la même toxicité que le 2,4,6-trinitroto-luène (dermite, methémoglobinémie, hépatotoxi-cité).

•La TLV actuelle du ONT est de 0,2 mg/m3 (ACGIH, 1996).

• L’IARC a classé le 2,4- et le 2,6-dini-trotoluène en groupe 2B (cancérogènes possibles).

 

 

TRINITROTOLUENE (TNT)

•Le 2,4,6-trinitrotoluène est un solide de couleur jaune, utilisé comme explosif.

• Les voies principales d’entrée dans l’organisme sont cutanée et pulmonaire. La sudation favorise son absorption.

• Aussi, le danger d’intoxication sera plus marqué lors du travail à haute température.

•L’ingestion et l’inhalation de poussières et de fumées peuvent aussi être causes d’intoxication

 

•Les manifestations toxicologiques rapportées dans le passé suite à l’exposition excessive au TNT, surtout dans l’industrie des munitions :

•  méthémoglobinémie .

•hépatite toxique

•   gastrite

• anémie aplastique et hémolytique .

• dermite

• cataracte

• présence d’agents mutagènes dans l’urine de travailleurs exposés au TNT a été rapportée

 

 

 

•L’EPA a classé le TNT parmi les possible human carcinogens et l’IARC l’a classé dans le groupe 3 (non classifiable).

•Chez l’homme, les principaux métabolites urinaires sont le 2,4- et le 2,6- dinitroaminotoluène dont ila concentration urinaire peut servir d’indice d’exposition.

•Une diminution de la TLV de 0,5 mg/m3 à 0,1 mg/m3 a été proposée (ACGIH, 1996).

 

 

4-CHLORO-ORTHOTOLUIDINE

•Cette substance est utilisée pour la production de colorant et d’un pesticide, le chlordiméform.

• Elle a été responsable de cystite hémorragique chez des travailleurs exposés.

•L’IARC considère la para-chloro-ortho-toluidine et ses sels acides forts comme cancérogènes humains probables (2A )

 

 

METHYLENEDIANILINE OU 4,4′-DIAMINODIPHÉNYLMÉTHANE (MDA)

Cette substance est utilisée comme durcisseur des résines époxy, matière première dans la production d’élastomères de polyuréthanes, intermédiaire de synthèse de colorants et agent anti-oxydant.

Elle est absorbée par toutes les voies, particulièrement par voie cutanée en milieu industriel.

Elle peut causer une nécrose hépatique aiguë chez l’homme après ingestion/inhalation ou contact cutané ).

Elle a été classée en catégorie 2B de l’IARC.

l’OSHA a recommandé une TLV de 10 ppb (10 parts par billion).

La TLV recommandée par l’ACGIH (1996) est de 0,1 ppm (0,81 mg/m3).

 

PARAPHÉNYLÈNEDIAMINE
Substance allergisante (eczéma, urticaire, bron­chospasme, choc anaphylactique).

•Ces réactions ont surtout été décrites lors de l’emploi de ce produit   comme   colorant   capillaire .

• L’intoxication aiguë par voie orale est  caractérisée par  vomissements, oèdeme de la face et des voies respiratoires supérieures et parfois une nécrose tabulaire .

•La toxicité systémique de  cette substance a été attribuée à la rhabdomyolyse qu’elle provoquait .

•Une atrophie du nerf optique avec perte de l’acuité visuelle (irréversible à 6 mois) a été décrite dans le décours d’une intoxication aiguë

•On a suggéré que cette substance pourrait engendrer une insuffisance rénale chronique

•L’IARC l’a classé dans le groupe 3 (non classifiable quant à sa cancérogénicité pour l’homme).

•LaTLV est de 0,1 mg/m3 (ACGIH, 1996).

 

4-CHLORO-3-NITROANILINE

•La toxicité de cette substance est mal connue.

4,4′-MÉTHYLÈNE BIS (2 CHLOROANILINE) (MOCA

4,4′-DIAMINODIPHÉNYLSULFONE (SULFONYLDIANILINE)

Cette substance (4,4’DDS) est utilisée comme agent curant des résines époxy au même titre que le MDA.

Elle a aussi été utilisée pour le traitement de la lèpre (Dapsone).

 

 

 

DIAMINOTOLUÈNES

Le 2,3-, 2,4-, le 2,5- et le 2,6-diaminotoluène sont utilisés pour la synthèse de toluène diisocyanate et comme intermédiaires de synthèse. Ils sont bien absorbés par toutes les voies et rapidement excrétés sous forme de métabolites hydroxylés et N-acé-tylés.

TÉTRYL (N-MÉTHYL-N, 2,4,6-TÉTRANITROANILINE):

 

 

•Solide jaunâtre qui fut dans le passé utilisé comme explosif.

•Il peut être absorbé par toutes les voies. Il colore les téguments en jaune.

• Les travailleurs exposés aux poussières de cette substance se plaignaient fréquemment d’irritation des voies respiratoires (sensation de sécheresse et de brûlure du nez et du pharynx, épistaxis, toux).

•Cette substance est allergisante (eczéma de contact, asthme), peut provoquer de l’anémie et des troubles digestifs (nausées, vomissements), des céphalées et probablement une atteinte hépatique. Les niveaux d’exposition responsables de ces effets chez l’homme sont inconnus (ATSDR, 1993a).

•Sa TLV est de 1,5 mg/m3 (ACGIH, 1996).

 

5-DÉRIVÉS ALICYCLIQUES


Le principal représentant de ce groupe est la cyclohexylamine.

•Il s’agit d’un liquide incolore utilisé dans l’industrie du caoutchouc, le traitement des eaux industrielles (inhibiteur de corrosion) et diverses synthèses.

•La cydohexylamine est une base forte dont les vapeurs sont susceptibles de provoquer une irritation de la peau et des muqueuses accompagnées de nausées et de vomissements.

• Cette aminé ne semble pas cancérogène ni tératogène, Bien qu’elle puisse engendrer des aberrations chromosomiques,

• la cyclohexylamine s’est révélée non active dans un certain nombre de tests de mutagenèse (IARC, 1980).

•La TLV (ACGIH, 1996) est de 10 ppm (41 mg/m31.

 

•Réparation:

L’intoxication professionnelle par les dérivés nitres et chloronitrés des carbures benzéniques est réparée pr le tableau n13 de TMPI  la liste est indicative et prend en charge:

•Manifestations consécutives   l’intoxication subigue ou chronique (cyanose anémie, subictère)  1 an.

•Accident aigue (coma) en dehors des cas considérés camme accident du travail 90jours.

•Dermitas chroniques ou récidivantes causés par les dérivés chloronitrés   30jours.

 

 

•Affections proféssionnelles provoqués par les Dérivés nitrés du phénol pris en charge par le tableau n°14 qui reprend:

•Les intoxications subaigues avec hypathermie oedeme pulmonaire eventiellement atteinte hépatique rénale et myocardique  3j.

•Intoxication aigue ou subaigue avec asthenie amaigrissement rapide hyperthemie et gene respiratoire.7jours

 

•Manifestations digestives associé a la présence de toxique ou de métabolitesds le sang ou les urines30j.

•Irritation des vas et conjonctivite 15j.

•Dermites irritatives 15j.

•Syndrome biologique caractérisé par la neutropénie franche 90j.

 

 

•Les affection professionnelles causés par les amines aromatiques et leurs dérivés hydroxyles sont réparés par le tmpi n°15:

•La liste est indicative et répare:

•Les accidents aigue avec réactions nerveuses  1j.

•Dermites eczematiformes 15j.

•Anémie  90j

•Asthme   90j

•Cystite aigue hémorragique   30j.

•Lésions vésicale  1an.

•Congestion vésicale avec varicosite   1an.

•Tumeurs bénignes ou malignes 30ans.

6-DÉRIVÉS AZOÏQUES

•Ils répondent à la formule générale R – N = N – R’ (R et R’ = substituants aromatiques).

•Ces corps servent principalement de colorants (textiles, plastiques, papier, encres, peintures, cos­métiques, aliments et boissons…).

•ils sont lipophiles et donc bien absorbés.

• Leur toxicité aiguë est faible. Certains, tel le jaune de beurre (phénylazodiméthylaniline ou diméthylaminoazobenzène), o-aminoazotoluène, sont reconnus cancérogènes

•Certains comme l’acide phénylazo-2-naphtol-6,8-disul-fonique (orange C) peuvent exercer une action methémoglobinisante et hémolytique.

•Ce corps (orange C) utilisé pour colorer des huiles a été responsable d’eczéma de contact

7-COMPOSÉS HÉTÉROCYCLIQUES

•II s’agit de substances contenant un ou plusieurs atomes d’azote dans une structure cyclique, comme Féthylèneimine

HEXOGENE

•L’hexogène (hexahydro trinitrotriazine ) ou (cyclotriméthylènetrinitramine) ou cyclonite Explosive est un solide blanchâtre, plus puissant explosif que le TNT et qui peut être absorbé par toutes les voies. Il est irritant pour la peau et les muqueuses et est toxique pour le système nerveux central

•en cas d’intoxication aiguë ont aura :nausées, vomissements, céphalées, irritabilité, asthénie, confusion, inconscience, convulsions

•TLV a été diminuée de 1,5 mg/m3 à 0,5 mg/m3 (ACGIH, 1996). Liquide volatil, ses vapeurs sont très irritantes (nécrose   des   muqueuses   respiratoires,   œdème

 

pulmonaire), cardiotoxiques (modifications électrocardiographiques : inversion de l’onde T, bloc de branche droit, signes d’atteinte ventriculaire gauche), néphrotoxiques (albuminurie), hépatotoxiques.

L’éthylèneimine:

et ses dérivés sont des agents alkylants capables d’induire des cancers chez l’animal.

• La TLV de l’éthylèneimine est de 0,5 ppm (0,88 mg/m3) ; celle du propylèneimine est de 2 ppm (4,7 mg/m3) (ACGIH, 1996).

 

PYRIDINE:

•La pyridine est un liquide incolore d’odeur désagréable.

• Elle est absorbée par toutes les voies.

• Les manifestations d’intoxication aiguë chez l’animal consistent en phénomènes d’irritation et une dépression du système nerveux central.

• L’administration répétée entraîne des manifestations hépatiques et rénales

•La TLV est de 5 ppm (16 mg/m3) (ACGIH, 1996

 

BIPYRIDINE:

•La bipyridine est utilisée pour la fabrication du paraquat

•Des lésions cutanées (macules hyperpigmentées, kératose) ont été décrites chez des travailleurs occupés à la synthèse de bipyridine

 

PIPERAZINE ;

La pipérazine, solide blanchâtre, est surtout utilisée comme accélérateur dans l’industrie du caoutchouc, antioxydant et inhibiteur de corrosion, dans la fabrication de colorants, de résines et de pesticides. C’est une substance irritante et allergisante (eczéma de contact, asthme professionnel). La TLV proposée par l’ACGIH (1996) pour le dihydrochlorure de pipérazine (5 mg/m3) semble trop élevée.

 

 

MORPHOLINE (TÉTRAHYDROOXAZINE)

•La morpholine est un liquide peu volatil d’odeur ammoniacale très irritant pour la peau et les muqueuses.

• Elle peut être absorbée par toutes les voies.

• Son action est essentiellement locale (irritation de la peau et des yeux suite aux projections accidentelles de liquide

• La TLV (ACGIH, 1996) est de 20 ppm (71 mg/m3).

 

 

N-METHYLMORPHOLINE

La N-méthyhnorpholine a été responsable d’asthme professionnel lors de la fabrication de résines polyuréthane.

 

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