Le suicide


  1. Généralités et définitions:

      • Le mot suicide a été utilisé pour la première fois par « l’abbé Des fontaines«  en 1737 venant remplacer le terme d’homicide de soi longtemps considéré comme un acte grave

        1. Définition:

          1. L’étymologie du mot suicide du latin suicidium, du verbe sui cæder :

  • Sui = Soi

  • caeder = tuer ou meurtre

  • on définit le suicide comme « se massacrer soi-même » est l’acte délibéré de mettre fin à sa propre vie.

          1. Durkheim: le suicide est:  » tout cas de mort qui résulte directement ou indirectement d’un acte positif ou négatif accompli par la victime elle-même et qu’elle savait d’avoir produire le résultat »

        1. Quelques définitions:

          1. La tentative de suicide: Acte dont la finalité est théoriquement identique mais qui ne réussit pas, passage à l’acte non fatale du suicidant

          2. La velléité de suicidaire: Simple ébauche du comportement de destruction

          3. Idée suicidaire: idée que se fait un individu selon laquelle le suicide pourrait constituer une solution à la situation dans laquelle il se trouve et qu’il juge insupportable ou bien à la douleur morale et à la détresse qu’il éprouve.

          4. La menace suicidaire: est la représentation de la composante agressive de l’acte suicidaire et l’angoisse quelle suscite chez l’adulte

          5. Le suicidé: Le sujet dont le geste a été mortel

          6. Le suicidant: Le sujet qui a survit à son geste d’autodestruction (TS)

          7. Le suicidaire: le sujet qui signal le risque de recours au suicide par son comportement ou sa formulation

          8. Crise suicidaire : état au cours duquel l’idéation suicidaire devient envahissante

          9. Équivalent suicidaire : ce terme recouvre différentes situations : certains refus de soins au cours de maladies graves, certains accidents, ou prises de risques extrêmes, etc

  1. Intérêt de la question:

            • Le suicide par sa fréquence est devenu un véritable problème de santé publique dans les pays industrialisés

            • Elle révèlent (TS) la plus part du temps la coexistence de facteurs événementiels, familiaux, sociaux et psychopathologique, somatique, social est préoccupant

            • Elle représente l’urgence psychiatrique par excellence, d’où la nécessité de garder constamment à l’esprit, l’aspect préventif

  2. Épidémiologie:

              • Plus qu’un phénomène de société le suicide est en passe de devenir une des principales causes de mortalité en Algérie

              • En effet une enquête datant de l’année 2003 a révélée que le suicide a été responsable d’un décès toutes les 12Heurs

              • En 10 ans de nombre de suicides a doublé en passant de 251 cas en 1993 a 699 cas en 2003, au total entre 1993 et 2003 l’algérie a enregistré 4571 de suicide

              • Selon les experts la crise qu’a connu notre pays durent les années 90 a ajouté un grand rôle

              • A cela s’ajoute les problèmes familiaux (12,31%), les cas de désespoir (14,78%), es déficiences mentales (19,07%) et certains troubles comme la dépression et la schizophrénie (15,96%) le psychologue soulignent que la pauvreté, le chômage la perte d’un être cher, les sévices sexuels subis pendant l’enfance sans oublié la toxicomanie

              • Entre 1993 et 2003:

      • 63% des suicidés des chômeurs

      • 6% étudiants

      • 11% des fonctionnaires

      • 08% profession libérale

              • Le sexe: les hommes sont + touchés que les femmes, cependant:

      • Les TS sont plus fréquentes chez les femmes:

          1. 1 suicidés /06 TS chez les hommes

          2. 1 suicidé /30TS chez les femmes

              • Age :

      • 02 pics à l’adolescence et à l’age mur 60 ans

      • Le taux de réussie augmente avec l’age

  3. Facteurs de risque du suicide

              • Le suicide a en général des causes multiples. On peut classer les facteurs menant au suicide en trois catégories :

    1. Les facteurs primaires

  1. Les facteurs primaires sont des facteurs sur lesquels on peut agir, ils ont une valeur d’« alerte ».

  2. Ce sont les antécédents personnels (tentatives de suicide précédentes, troubles de l’humeur), les antécédents familiaux (si des proches se sont suicidés, cela peut prendre une valeur d’« exemple ») et les troubles psychiatriques avérés (schizophrénie, toxicomanie, alcoolisme, etc.).

  3. Conseiller à un dépressif de se débarrasser des armes à feu qu’il possède chez lui fait statistiquement baisser ses réussites de suicide, car l’usage d’une arme à feu est simple et rapide, ce qui peut conduire au geste fatal pendant un court moment d’égarement.

    1. Les facteurs secondaires

  1. Les facteurs secondaires sont des facteurs sur lesquels on peut faiblement agir, et qui n’ont en soi qu’une faible valeur prédictive, sauf associés à des facteurs primaires. Il s’agit essentiellement de la situation sociale (isolement, solitude, chômage) et d’événements passés traumatisants (deuil, abus sexuels, séparation, maltraitance).

  2. Les maladies chroniques sont peu suicidogènes, mis à part pour les personnes âgées.

    1. Les facteurs tertiaires: Ce sont des facteurs sur lesquels on ne peut que difficilement agir, et qui n’ont de valeur prédictive qu’en présence de facteurs primaires ou secondaires. C’est par exemple l’âge (la probabilité la plus forte est entre 35 et 54 ans, et au-delà de 70 ans) ou l’appartenance au sexe masculin

  1. La difficulté d’accepter sa vieillesse (faible estime de soi) et sa déchéance physique et intellectuelle.

  2. La difficulté d’accepter son orientation sexuelle et affective (faible estime de soi).

  3. L’époque de l’année a également une influence. On remarque un creux à la fin de l’année, durant les fêtes, peut-être en raison d’un rapprochement entre les gens

  4. Certaines études tentent d’établir une corrélation entre le nombre de suicides et la longueur des jours pendant la période hivernale. En effet, la lumière aurait un effet antidépresseur

  1. Sémiologie:

    1. Syndrome pré suicidaire:

  • C’est un potentiel suicidaire latent, évoluant au cours d’une crise pendant la quelle le sujet expire directement ou indirectement à son entourage son idée de mort de suicide

  • Il consiste à la triade suivante:

    1. restriction du champ de la conscience et de l’affectivité

    2. Une inhibition de l’agressivité (l’agressivité est retourner contre lui-même)

    3. Fuite vers le fantasme de suicide

    1. Idée de suicide: La représentation mentale de l’acte précède toujours la tentative de suicide, l’idée suicidaire émerge d’un état émotionnel persimiste dépressif et sans espoir

    2. Désir de mort: Se situe au niveau de l’inconscient, c’est le désir de mort (l’instinct)

    3. Passage a l’acte: Lors d’un raptus anxieux, impulsif, brutale et imprécieux d’autolyse acte réfléchit et longtemps inédit, préparé dans les moindres détaille et exécuter avec un sang froid

  1. Typologie du suicide, selon Émile Durkheim:

              • Émile Durkheim, un des fondateurs de la sociologie, publie en 1897, son fameux livre Le Suicide où il analyse ce phénomène sous un angle social. Il distingue quatre sortes de suicide : le suicide égoïste, le suicide altruiste, le suicide anomique et le suicide fataliste. Dans chaque cas, la désintégration sociale est la cause première véritable.

                1. Le suicide « altruiste »

                  • Il est particulièrement développé dans les sociétés où l’intégration est suffisamment forte pour nier l’individualité de ses membres. L’individu est tellement absorbé dans son groupe que sa vie ne peut exister en dehors des limites de ce groupe.

                  • Exemples de suicides « altruistes » :

  1. Suicide des prêtres de certaines religions ;

  2. Suicide traditionnel des personnes âgées, devenues un poids pour la famille,;

  3. Suicide des militaires jeunes retraités.

  4. Suicide de soldats après une défaite, pour préserver leur honneur (ex: Les Japonais se suicidant à l’aide de grenades pendant leur défaite d’Iwo Jima, lors de la Seconde Guerre mondiale)

                1. Le suicide « égoïste »

  • Présence ici, à l’inverse du suicide « altruiste » (voir ci-dessus), d’une intégration faible, d’une individualisation démesurée et qui s’affirme au détriment du moi social, ainsi que d’une désagrégation de la société, au cours d’un vieillissement qui n’offre aucune perspective positive. Il est parfois, mais pas toujours, le symptôme d’une société trop déstructurée pour fournir un motif valable d’existence de qualité à certains de ses individus.

  • C’est, par exemple, le suicide de l’adolescent solitaire. La famille et la religion protègent « en principe » contre ce type de suicide. C’est aussi le cas du vieillard isolé affectivement ou intellectuellement.

                1. Le suicide « anomique »

  • Le suicide anomique est dû à des changements sociaux trop rapides pour que les individus puissent adapter leurs repères moraux. Le mot « anomie » vient du grec νομία / anomía et signifie « absence de règle, violation de la règle ». Il a été emprunté, dans un premier temps, en philosophie par Jean-Marie Guyau (18541888) qui, à la différence des Grecs, l’utilisait de façon positive : l’anomie représente l’affranchissement des limites virtuelles fixées par l’homme. Cependant, le sociologue français Émile Durkheim (18581917), en étudiant le comportement suicidaire, l’utilise mais revient sur une vision plus sombre et négative du mot, où la rupture des règles peut être très néfaste au psychisme et conduire au suicide.

  • Il a été montré par des études que le suicide croît de façon proportionnelle aux dérèglements d’ordre social et d’ordre économique : qu’il s’agisse de crises boursières ou d’embellie économique, le taux de suicide augmente car l’individu perd ses repères et ses régulateurs.Ce suicide est donc fréquent dans les groupes sociaux où la régulation est faible.

                1. Le suicide « fataliste »

  • Le suicide fataliste se définit par la prise en compte par l’individu d’un destin muré, immuable. Il a lieu dans les groupes sociaux où la régulation est forte.

    1. Suicide du kamikaze, de celui dont l’« avenir est impitoyablement muré ». On retrouve aussi dans cette catégorie le suicide des époux trop jeunes ou celui des esclaves et des prisonniers.

    2. Sati, en Inde: pratique qui enjoint aux veuves de se placer sur le bûcher où l’on doit brûler le corps de leur mari ; de par la pression sociale elles ne peuvent refuser ce « suicide » et ne choisissent pas toujours consciemment de se sacrifier.

    3. Commandant de navire qui ne peut envisager la vie sans son bateau et qui préfère couler avec celui-ci.

  1. Formes cliniques:

  1. Suicide collectif:

    1. le suicide est accompagné de la mort d’autres individus: chacun des partenaires se tue lui-même

    2. le sujet actif subjugue le partenaire qui sui passivement

    3. S’il n’y a pas de consentement du partenaire: suicide assortie d’homicide ou d’infanticide (suicide altruiste)

  2. Suicide post agressionel:

    1. Valeurs defensive , punitive ou sacrificielle

    2. se produit dans le cas des crimes passionnels (délire de jalousie)

  3. Suicide travesti ou simulé: Par un accident ou un meurtre, faire croire a un crime

  4. Suicide se l’age:

      1. Suicide ou TS chez l’adolescent:

        1. de plus en plus fréquent, témoignent du débordement des mécanismes de refuse habituelle, devant l’accumulation de difficultés familiales et social

        2. On décri classiquement les réactions suicidaires après une déception amoureuse ou lorsqu’il existe un problème de santé mental grave chez l’un des parents

        3. on note une fréquence significative d’un manque d’identification de l’adolescent au personnage social

        4. L’impulsivité rend le passage à l’acte difficile a prévenir

      2. Suicide chez l’enfant:

        1. Exceptionnel avant 10 ans (la conception de la mort est confuse)

        2. On distingue 04 formes de suicides:

          • Suicide émotivo-impulsif: répond aux modalités réactionnelle habituels de l’enfant

          • Forme imaginaire: l’enfant imite un acte extérieur

          • Suicide passionnel: jalousie pour un frère

          • Suicide simulé

      3. Suicide chez le vieillard:

        1. taux de suicide élevé avec l’age

        2. le délire de vieillesse est ressentie comme une profonde frustration et va atteindre à l’estime de soi, une atteinte à la satisfaction narcissique, la perte de cet investissement devient intolérable

        3. Rarement en rapport avec une psychose confirmée, un petit pourcentage montre signes de détérioration mentale

        4. La plus part des cas, semble une réaction à une situation difficile: isolement solitude, maladie physique et difficultés économiques

        5. Les conduites suicidaires des vieillards signifient une manifestation d’autodestruction mais aussi une manifestation agressive et revendicatrice à l’égard de son entourage

  5. Equivalant suicidaire:

            • Certaines conduites auto agressives (refus alimentaire conduite toxicomaniaque ou alcoolique, prise de risque grave) peuvent être considérées comme un désir de mort

  6. Tentative de suicide:

            • Plus fréquente que le suicide, certain malade répètent leur TS et finissent par réussir, ils ont aussi des conflits avec l’entourage (appel à l’aide)

  1. Aspects médicaux légaux:

              • L’examen du corps de la victime prolongé ou non de son autopsie et les éléments médicaux permet d’étayer l’hypothèse du suicide

              • Cet examen médico-légal représente ainsi un des éléments clés de l’enquête qui permet de conclure au geste suicidaire

              • Le suicide est une mort violente et il doit être traité comme telle par l’ensemble des instances judiciaires et médicolégales mais le rôle du médecin légiste doit prolonger par l’accueil de tous ceux qui sont confrontés à cette mort

              • Devant toute mort violente il faut répondre à la question: S’agi-il d’un suicide ou non?

              • La réponse est assurée par l’enquête et l’autopsie

  1. Enquête:

  1. Absence de désordre des lieux, et des vêtements

  2. Témoignage de l’entourage, lettre laissée aux proches

  3. ATCD, idées suicidaires, TS

  4. présence de médicaments

  1. Autopsie:

    1. Examen externe:

  1. Absence sur le cadavre, de lésions de violence d’origine extrinsèque, ecchymose, ou d’hématome sur les régions de choc (crâne), de chute (crâne, épaules, bassin, coudes, genoux) de parade (main, avant bras) comme il s’en produit au cour d’une attaque ou d’une lutte

                1. En cas de blessures par armes blanches: L’aspect et le siège des lésions peuvent évoquer l’hypothèse de suicide

                2. En cas de blessures par armes à feu: pour accepter le suicide il faut constater les éléments différentiels suivants:

                  1. Absence de lésions traumatiques par chute du corps

                  2. L’arme est souvent fortement serrée dans la main qui la porte

                  3. Il ne présente ni traces de lutte ni traces de violence

                  4. Le coup ou les coups de feu ont les caractères de coups a bout touchants ou a bout portant

                  5. Points atteints sont souvent accessible facilement et non habillées

                  6. On peut trouver des gouttes de sang sur la main qui a tenu arme

                  7. Sur l’arme on doit trouver les empreintes digitales du suicidé

                  8. Absence de signes de lutte dans les lieux du drame

                  9. La découverte de lettres dans lesquelles le suicidé a écrit son intention de suicide

                  10. Le comportement du suicidé

                  11. les douilles tirées se trouvent à coté de l’arme

                3. Suffocation: Le suicide est exceptionnel, se fait par obstruction du pharynx avec du coton

                4. Pendaison:

                  1. Facile à exécuter

                  2. Mode de suicide très fréquent

                  3. Elle peut être complète ou incomplète

                5. La strangulation au lieu:

                  1. Mode de suicide très fréquent

                  2. Le lins est de nature variées: ceinture, lieu tendu par une charge

                6. Submersion: C’est un mode également fréquent comme tous les suicides, ils peuvent revêtir un aspect complexe

                7. Brûlures: L’hypothèse n’est pas a écarter le sujet peut se jeter sur le feu ou mettre un produit inflammable sur le corps ainsi les brûlures chimiques: ingestion d’un produit érosif, suicide par électrocution

                8. Suicide par accident de la circulation:

                  1. Surtout les accidents de la voie publique,

                  2. accident de chemin de fer

                  3. Accidents d’avien (attentats de 11/09)

                9. Prise de toxiques ou médicaments: avec ingestion de dose mortelle ainsi que l’alcoolisme

    1. Le diagnostic d’autopsie repose en règle générale sur:

  1. l’existence d’un mécanisme de mort volontaire, resté en place

  2. Des lésions mortelles

  3. Une relation de cause à effet entre les deux

  4. l’absence de toute autre cause d mort

    • Selon DEROBERT: les lésions rencontrées au cours des suicide appellent 03 remarque principales:

  1. la lésion peut n’avoir pas été immédiatement mortelle, permettant une courte survie au cours de laquelle des actes peuvent avoir été commis, compliquant l’enquête

  2. La nature et l’importance des blessures ne peuvent être un argument contre l’hypothèse d’un suicide

  3. L’examen des blessures permet dans les cas les plus favorables un diagnostic d’orientation

    • La formule du rapport d’autopsie est:  » Lésions présentant sur le cadavres habituellement rencontrés au cour du suicide »

    • Le diagnostic de suicide repose sur la concordance des données de l’enquête et celle de l’autopsie, S’il y a une discordance quelconque, les conclusions devra être prudente, et il faudra envisager l’éventualité d’un homicide volontaire ou accidentel camouflé en suicide

    • L’hypothèse d’homicide sera envisagé s’il existe des traces de lutte sur le corps ou sur les vêtements, des plaies, des ecchymoses de défense ou de protection à la face palmaire des doigts, paumes des mains et face externes de l’avant bras, de même que si la situation ou la direction de la plaie est incompatible avec un geste suicide

  1. Suicide et secret médical:

  • Le respect du secret médical reste pour la chambre criminelle de la cour de cassation, une obligation générale et absolue, Ceci signifie que le médecin à l’obligation soit de se taire, soit refuser de répondre si on le questionne

  • Le médecin peut indiquer ou et à quel instant il est mort, mais il gardera le silence sur les mécanismes physiques et psychiques ayant conduit à ce résultats

  1. Prévention:

    • La prévention est capitale, et le médecin légiste joue un rôle important dans la prévention non seulement du suicide mais aussi des autres affections psychiatriques

    • Mes modalités de préventions:

      1. Dialogue

      2. Ecoute: faire des centres spécialisés d’écoute, …

      3. Rôle de mosquée et les hommes de religions

      4. la prescription des neuroleptiques doit être établies

  1. Conclusion:

    • Le Pr BENSMAIL disait que le suicidé a toujours regretté son suicide après la réalisation de l’acte suicidaire

    • Dans 50% des TS n’est pas due à un troubles mentale, le geste répond à un état de crise (conjugal, familial, institutionnel ou social) l’acte suicidaire est autant « demande d’aide » que volonté d’en finir.

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