L’insecte et l’homme


Source: ger23.free.fr/cours/biologie/Insecte%20et%20homme.docx

  

Présentation des Insectes

Formés de 3 parties : la tête, le thorax (relié à la tête par le cou) et l’abdomen. La tête porte les yeux et les antennes, le thorax est divisé en prothorax, mésothorax et métathorax, et porte 3 paires de pattes, et l’abdomen est métamérisé, les derniers métamères sont modifiés suivant le sexe (on parle de dimorphisme sexuel).

 

Classe des Insectes :

  • Absence d’ailes : sous classe des Aptérygotes

Ex : collemboles, thysanoures

  • Présence d’ailes : sous classe des Ptérygotes

Ex : tous les autres.

Cependant, certains ptérygotes n’ont pas d’ailes, mais ont des strepsiptères.

Un adulte est appelé Imago. On peut classer les insectes en fonction de la nervation alaire (longitudinales, transversales). On sait aussi que plus un insecte est évolué, moins il a de nervures alaires.

 

Cycle de vie :

 

Imago

 

Œuf (embryologie)

 

Stade nymphal (puparium)

 

Larve 1

 

 

n stades de larve

 

Le stade nymphal est le stade hivernal avec diapause (possible aussi au stade œuf, ou à un stade larve). On dit d’un insecte qu’il est univoltime s’il n’a qu’une génération par an, et qu’il présente un stade hivernal avec diapause. Il est parthénogène s’il se reproduit sans accouplement, à part la dernière génération avant l’hiver (ex : le puceron).

On classe aussi les insectes en fonction de leurs caractères biologiques et abiotiques (température, photopériode, peuplement biologique…)

 

 

L’insecte et l’expertise médico-légale

Introduction :

Dans le cadre d’une expertise médico-légale, le médecin légiste doit déterminer le plus parfaitement possible la date de la mort. S’il n’est pas compétent, il fait intervenir des entomologistes compétents. En anglais, ceci porte le nom de « Forensic entomology ». Les différents insectes suivent la décomposition, qui se fait en plusieurs étapes :

  • Rigide

  • Livide

  • Décomposition variée dans la composition chimique de cadavre (en plus de la colonisation par les bactéries)

Il existe 2 méthodes pour dater la mort :

  • Méthode à court terme, fondé sur la connaissance précise des cycles des nécrophages (mangeurs de chair)

 

Les calliphoridae

Ex : La mouche bleue de la viande.

Les femelles déposent des œufs sur les blessures, ou dans les orifices naturels. Les œufs sont en paquet, blanc-jaunes (blanc = jeune, jaune = vieux) en forme de banane. Chaque femelle pond plusieurs centaines d’œufs. Les œufs incubent entre 10 et 100 heures, en fonction de la température. La période larvaire est une période de nutrition, d’accumulation de graisses. Il y a aussi une augmentation de la longueur, avec les mues, et changement de forme des crochets. La mue est appelée exuvie.

Une larve L1 dure 15 heures, et au contraire, la larve L3, qui est le stade le plus long, dure quelques jours. La nutrition s’arrête avec le passage au stade pupe : prépupe. La peau durcit, les crochets restent, et il y a formation de la mouche : Pupe (stade nymphal). Ce stade dure quelques jours. Ensuite, la pupe se coupe circulairement, et la mouche émerge. Les ailes sont fripées au départ, et elles reçoivent de l’hémolymphe pour pouvoir s’ouvrir et entrer en fonctionnement. La femelle peut pondre 1 semaine après son émergence.

 

  • Méthode à long terme, fondé sur la connaissance de l’ordre d’arrivée des différentes escouades sur un cadavre.

Il y a une grande variété d’espèces sur un cadavre. On les prend insecte par insecte, et on cherche à quelle génération on en est. Il y a par exemple les insectes nécrophiles, qui mangent les parties rances, mais aussi les occupants.

Il existe 8 vagues de succession entre le cadavre frais et le cadavre os : 8 escouades.

 

Historique de l’utilisation des insectes dans la datation de la mort

  1. Au 13ème siècle, dans la littérature chinoise, on trouve le premier fait permettant de dater un meurtre par les insectes. On a trouvé une mouche sur une faucille. C’était un Calliphoridae, une des espèces les premières arrivées sur un cadavre.

  2. Le premier rapport d’expertise entomologique a été fait au 19ème siècle par un français, Mr Bergeret, qui rapporte un fait le 22 mars 1850, par la présence de larves et de pupes de mouches et de chenilles de micro coléoptères (mites). En se basant sur les connaissances de l’époque, il rapporte la durée de vie des mouches à 1 an. Il fait remonter la mort à 1848. Maintenant, en connaissant la biologie des espèces, on peut le corriger, et déterminer la mort à fin été, début automne 1849.

  3. Mise en place d’un plan de succession d’invasion entomologique et d’autres arthropodes chez le cadavre. Entre 1879 et 1897, s’associent des entomologistes et des médecins légistes pour la première fois au muséum de Paris : Megnin, Brouadel et Yovanovitch. Ils mettent en évidence la succession des 8 escouades, de la mort à la complète minéralisation de cadavres humains. En effet, ils indiquent que les mouches peuvent intervenir dans les minutes qui suivent le décès, sans qu’aucune odeur ne se fasse sentir.

 

Les 8 escouades :

  1. 1ère escouade : Calliphoridae et Muscidae

Calliphora viscina (mouche bleue urbaine) : la femelle pond des œufs au niveau des orifices humides. Si on trouve Calliphora vomitaria, c’est une espèce champêtre, et donc la mort a eu lieu dans un bois. Il y aura une variation de colonisation selon les régions biogéographiques.

  1. 2ème escouade : Calliphoridae et Scatophagidae

Ex : Lucila caesar : elle arrive rapidement avec la forte odeur qui se dégage et repousse les Calliphoridae. L’odeur est cadavérique. C’est le début de la fermentation, avec la fermentation butyrique (qui raccourcit les graisses), réalisée par les bactéries anaérobies (clostridium), dégagement d’un acide gras volatile : l’acide butyrique (odeur nauséabonde).

  1. 3ème escouade : Coléoptères (Dermestidae) et Lépidoptères (Tineidae)

  2. 4ème escouade : Diptères (Syrphidae et Piophilidae) et Coléoptères (Claridae)

Destruction des matières protéiques. Forte odeur d’ammoniac. Phase de fermentation lactique : asticots qui ressemblent à ceux qui se nourrissent de fromage.

  1. 5ème escouade : Muscidae (Ophyra, Phora) et Coléoptères (Necrophorus, larves d’Hister)

Les petits Muscidae sont attirés par l’ammoniac. Les Coléoptères attirés sont de grande taille. C’est à cette étape que se termine la fermentation.

Chaque type de fermentation a attiré des familles spécifiques d’insectes. A la fin de la fermentation, les modifications chimiques du cadavre repoussent ses habitants. L’odeur est donc un facteur d’attirance et de répulsion.

  1. 6ème escouade :

Dessiccation bien avancée de la dépouille, marquée par la présence de nombreux petits acariens dont certains sont accrochés sur la dépouille d’insectes qui ont précédé. On note la présence de nombreux insectes détriticoles. Attention, les acariens ne sont pas des insectes. Ils absorbent le peu d’humidité (humeurs) qui reste encore. Ils sont associés à des insectes de petite taille : les Piophilidae.

  1. 7ème escouade : Lépidoptères (Teniedae, Oecophoridae) et Dermestes

Les Dermestes rongent tout ce qui forme les lainages et fourrures, et les découpent en restes séchés en petits bouts.

  1. 8ème escouade : Coléoptères (Ténébrio, Ptinus) et Lamyres

Le cadavre a au moins un an, et peut aller, à cette étape, jusqu’à 3 ans (en fonction de la localisation, l’altitude, la température, et les conditions atmosphériques). C’est maintenant que commence la décomposition des os, ou la pénétration des cavités des os, pour faire disparaître tout débris organique. Les Lamyres achèvent le nettoyage des charpentes osseuses et des dépouilles des escouades antérieures (exuvies, dépouilles de nymphe).

 

 

 

 

Régions biogéographiques :

 

Zone de la Terre

Région biogéographique

Amérique du Nord

Néarctique

Amérique du Sud

Néotropicale

Nord

Arctique

Sud

Antarctique

Eurasie et Maghreb

Paléarctique

Afrique

Afrotropicale

Inde et océan Indien

Orientale

Océanie

Australienne

Japon et l’Est

Océanique

 

Une espèce qui ne se trouve que dans une seule région est appelée Endémique.

Les régions Arctique, Néarctique et Paléarctique sont appelées Holarctique.

 

 

Actuellement, on distingue 4 groupes d’arthropodes détritivores, selon leur intervention :

  1. Les espèces nécrophages : elles se nourrissent de cadavre, et se succèdent selon un stade biologique de décomposition. On retrouve ici des Diptères (Calliphoridae, Sarcophagidae, Fannidae, certains Muscidae, Piophilidae), des Coléoptères (certains Silphidae, Dermestidae, Tenebrionidae, Necrophoridae), des Lépidoptères (Pyralidae, Tineidae), des Acarien.

  2. Les espèces nécrophiles : Prédateurs carnassiers ou parasites qui se nourrissent en grande partie des nécrophages. On retrouve ici des Coléoptères (Staphylinidae, Cléridae, Histeridae, certains Hydrophilidae), des Diptères (certains Calliphoridae dont chrysomya, Muscidae dont Ophyra, Phoridae), des Hyménoptères parasitoïdes.

  3. Les espèces omnivores : elles mangent de tout, et sont donc nécrophages et nécrophiles. Par exemple, des Hyménoptères (guêpes), des fourmis, des larves de Coléoptères, ils doivent seulement posséder des mandibules.

  4. Les opportunistes : ils se servent du cadavre comme d’une extension de l’habitat, et colonisent les restes du cadavre (abris, cachette, endroit pour passer l’hiver…). On peut par exemple citer les Collemboles (Aptérygotes), les araignées (qui en font des abris, des pièges…)

 

 

L’expertise entomologique en médecine légale se pose 2 questions :

  • A quand remonte la mort ?

  • Le cadavre a-t-il été déplacé ?

Pour répondre à ces questions, il faut identifier les animaux récoltés et déterminer leur stade et micro habitat. Ensuite, il faut établir les conditions auxquelles a été exposé le corps. En effet, une mouche ordinaire se développe en une trentaine de jours à 18°C. Il ne lui faut que 15 jours à 25°C. Il faut ensuite déterminer l’évolution cadavérique, et enfin la rigidité ou non du cadavre.

Le bilan entomologique repose sur la biologie des insectes identifiés.

 

On trouve, par exemple, facilement Calliphora vomitaria (Linné, 1758). C’est une espèce très commune, très répandue en région Holarctique. Elle est rurale, forestière et montagnarde. Les adultes ont une activité diurne. Leur vol est bruyant et rapide. Elles sont carnivores et parasites de matière organique en décomposition. Elles interviennent directement après la mort. Leur activité est très faible si la température est inférieure à 9,9°C, mais elle est optimale entre 15 et 20°C. De la pupe, la femelle peut pondre après 4 à 5 jours. Elle pond 200 à 250 œufs, posés en petits paquets. Elle fait partie de la première escouade.

 

Différences dans le cycle en fonction de la température pour passer de l’œuf à l’imago :

Température

Nombre de jours moyen

11°C

59

15°C

39,3

20°C

27,8

Toujours avec même photopériode.

 

On trouve aussi facilement Calliphora vicina (RD, 1930). C’est une espèce Holarctique, Afrotropicale, Orientale et Australienne. Elle possède une activité diurne, elle est omnivore, carnivore ou parasite de matière organique en décomposition. C’est un insecte héliophobe (fuie la lumière solaire). Elle intervient immédiatement sur un cadavre frais. Son activité est minimale en dessous ou 10°C, et optimale entre 15 et 20°C. La femelle est mature à 4-5 jours, pond 200 à 250 œufs, par paquets de 10 à 25. Elle fait partie de la 1ère escouade.

 

Différences dans le cycle en fonction de la température pour passer de l’œuf à l’imago :

Température

Nombre de jours moyen

11°C

43,1

15°C

29,8

20°C

21,8

Toujours avec même photopériode.

 

On peut citer Lucila caesar (L., 1758). C’est une Cyclorrhaphe. Elle est d’un vert brillant, avec des reflets jaunâtres. Elle est recouverte de poils. C’est un insecte hygrophile (aime milieux humides), floricole. Elle est Saprophage, et Coprophage exceptionnellement. Elle est attirée par les blessures ouvertes sur les animaux vivants, à peau ou à fourrure. La femelle est ovipare, mais parfois, en zone tempérée, elle peut-être vivipare. Elle cherche les endroits frais, humides et marécageux. Elle a un vol rapide, dont le son est caractéristique. Elle provoque des myases, des blessures infestées de larves.

 

Différences dans le cycle en fonction de la température pour passer de l’œuf à l’imago :

Température

Nombre de jours moyen

11°C

103,5

15°C

34,5

20°C

18,5

Toujours avec même photopériode.

 

Necrophorus vespilloides, Necrophorus humator : Coléoptère, Silphidae. C’est un fossoyeur carnivore. S’il est sur un cadavre, il vient se nourrir des larves de diptères.

 

Staphylin spp. : Coléoptères de la famille des Staphylinidae. Il profite de larves de diptères qu’il dévore.

 

Hister spp. : Coléoptère, mange les œufs et jeunes larves de diptères, sur un cadavre récent.

 

Dermestes ondulatus : Cadavre réunit 3 mois après la mort.

 

Spalangia spp. : Parasite des larves de diptères Calliphoridae, Sarcophagidae, Muscidae.

 

Les paramètres climatiques

 

Ils ont une incidence directe sur le cycle biologique des insectes. Il faut alors s’informer à la météo locale.

Ex : Température, méthode de calcul

Pour passer de l’œuf à l’imago, on fait la somme des températures nécessaires. On obtient cette somme en additionnant les moyennes quotidiennes de température.

 

 

Température

250°C

 

 

 

jours

0 1 2 3 4 5 6

 

A ce chiffre, il faut soustraire un indice par espèce. Donc la somme des températures moins l’indice = le temps pour devenir adulte.

 

Ex : espèce x

A besoin d’une somme de température de 49°C. Son indice est de 2.

Jour

Vendredi

Jeudi

Mercredi

Mardi

Lundi

Moyenne de température

10

11

8

10

12

Somme des températures

10

21

29

39

51

Somme des températures moins l’indice

8

19

27

37

49

 

Valeurs expérimentales :

 

Indice

Somme des températures totales

Temps d’œuf à pupe

Calliphora vicina

2.0

388,0

191.0

Calliphora vomitaria

3.0

472,0

213.0

Lucila sericata

9.0

207,0

 

 

 

Les aspects initiaux d’un Cadavre

 

Dès que les grandes fonctions physiologiques s’arrêtent, la température du corps chute en principe de 1°C par heure pour s’équilibrer avec la température ambiante. Cela met entre 12 et 24 heures. En même temps, en 5 à 8 heures, la dépouille devient de plus en plus rigide (surtout aux muscles du visage), car le glycogène des muscles se transforme en acide lactique, responsable de la coagulation des fibres contractiles du muscle. Par la suite, on constate une disparition de cette rigidité entre 2 et 4 jours selon les conditions extérieures. 3 à 5 heures après la mort, une coloration rouge violacée de la peau apparaît : la lividité. Elle commence au cou et se répand au reste du corps. La lividité est complète au bout de 15 heures. La lividité se fait car le sang coagule, les globules sortent au niveau de la peau. Sous l’effet de la gravitation, le sang descend et s’accumule dans les parties basses, en contact avec le sol. Puis il y a autolyse des tissus : nucléases, estérases…

Ensuite se poursuit la déshydratation + autolyse des tissu = libération d’enzyme lysosomale

Emanation d’acide lactique.

Les graisses se transforment en acide acétique.

Description des protides entraîne la formation d’acide gras + dégagement ammoniac.

Contenu cellulaire disparaît, les cellules se désagrègent.

Cet altération naturelle est accélérée sous l’action de bactéries que le cadavre possédait dans son organisme = e-coli, et d’autres du groupe bascillus.

Les champignons transportés par l’organisme se développent, ces bactéries son très nombreuses sous la peau.

Il y a également à tenir compte de la corpulence du sujet (+ ou – de graisse) la production de gaz entraîne un gonflement du corps ce qui explique sa flottaison. Malgré tout ceci, il existe des parties indestructibles (cartilage os phanères dent = permet de savoir l’âge du sujet) la date de la mort déduite n’est qu’une approximation.

 

I) Différente autre méthode d’investigation de détermination pour l’identité et la date de la mort.

A) analyse des os et des dents

Si on ne trouve que des os :

  • détermination si cadavre humain ou cadavre animal :

Indice

[Schéma palette graphique]

 

  • s’agit-il d’un homme ou d’une femme

Possibilité car femme à un bassin plus large que l’homme et les os ont une forme différente

 

  • l’âge du cadavre

Utilisation de la jonction en le sternum et les côtes : plus cette jonction est usée, plus le sujet est vieux ; ou le crâne : plus les soudures sont soudées, plus le sujet est âgé. Les très jeunes enfants possèdent la fontanelle (petit trou dans le crâne).

Concernant les dents elles résistent à de fortes températures, l’émail ne s’éclate qu’a partir de 400°C et si le cadavre est brûlé ont se base sur ses dents pour déterminer l’âge. La faune trouvée dans les cendres sera différente selon la matière brûlée, avec les dents ont peut déterminer l’ADN de l’organisme et même on peut estimer le groupe sanguin.

 

  • possibilité de reconnaître si une goûte de sang est humaine ou animal

En effet grâce à des précipitations chimiques (antigène anti hémoglobine de l’homme)

 

Quelques exemples d’expertise entomologique

 

1er cas

Exemple de l’affaire RENARDY

-le 29 avril 1986 un bûcheron découvre la dépouille d’une personne dans les Ardennes belges, sur le cadavre ont trouve des cheveux (pas de peau), des bout d’ongles, un crâne fracturé, un fémur, un tibia, des morceaux de perçant, une parti du cubitus et un collier entouré de graisse. Tous ces morceaux sont éparpillés sur une surface de 100m carrés. Les os sont complètement délavés. A partir de ces éléments on détermine qu’il s’agit d’une femme âgée entre 15 et 21 ans. Grâce au collier, une fille qui a disparu le 18 août 1985 est reconnue par son père.

MARCEL LECLERCQest appelé à la rescousse, il fouine et trouve simplement 5 petits coléoptères de la famille des Staphylinidae qui appartiennent a trois espèces différentes. Une seule espèce peut être apportée à la liste des insectes intéressants ayant attaqué le cadavre. Les autres sont des opportunistes.

L’espèce est : Omalium rivulare

Cet espèce se rencontre sur des cadavres d’animaux a sang chaud, ce coléoptère venait juste d’éclore a partir des os entreposés (possédait une pilosité entière). Sachant que sa fille avait disparu le 18 août 1985 et sachant que le corps a été retrouvé le 29 avril 1986 grâce a l’Omalium rivulare => besoin de savoir quand le femelle du coléoptère a pondu son œuf.

 

 

C’est la troisième période qui a permis l’éclosion. La larve a passé l’hiver

=> Le corps se trouver a l’endroit a il a été trouvé lors du décès (le corps na pas bougé).

C’est un prédateur des stades larvaires des insectes des premières escouades.

Des recherches entomologiques plus poussées ont permis de trouver une pupe de Piophila casei, qui est un représentant de la quatrième escouade et seule cette espèce a eu accès au cadavre en fermentation caséique.

 

  • corps enveloppé dans un sac en plastique donc décomposition du cadavre continue. Le corps a peut-être été déplacé, le cas se passe pendant le stade de fermentation caséique et attire Piophila casei, l’Omalium mange les larves de Piophila casei. Conclusion : A ce moment là, on peut en déduire que la mort se situe a la fin de la première période. Au tribunal le préjugé coupable en écoutant l’histoire refaite de Marcel LECLERCQ avoue bêtement son crime (quel con !!!!!!).

  • deux prévenus qui furent condamnés en 1989 pour avoir séquestré, violé, assassiné et torturé la jeune femme.

 

 

2eme cas :

On trouve un cadavre d’une femme enfouit sous une couche de feuilles préservant une forte humidité le 10 octobre 1969, cette femme était portée disparue depuis le 6 octobre. Sur le cadavre on trouve des larves vivantes de Calliphora vomitaria au niveau des yeux. Elles sont au stade L3 et mesure 3 à 5mm. La température de ces 4 jours était élevée, pour cette espèce il faut compter 4à 5 jours pour le cycle complet.

  • la ponte a eu lieu le jour du décès et le cadavre n’a pas été déplacé. Il est mort ou il se trouvait dans les bois quand elle est morte.

 

3eme cas :

Le 2 octobre 1975 on trouve le cadavre d’un homme dans un bois qui est réduit a l’état squelettique parce que c’est un cadavre d’un homme pendu, le crâne et les os sont tombé au pied de l’arbre dans une sorte de cuvette constamment humide= ceci est très favorable au développement des insectes et des acariens, on trouve au niveau des pupariums vides de Calliphoridae, des pupariums vides de Muscidae, des pupariums vides de Saprophagidae, de nombreuses larves de Piophila casei qui mangent les larves des premières escouades. On a élevé ces larves et on a eu les éclosions de Piophila le 21octobre. On trouve également des coléoptères :

  • Hister cadaverinus

  • Philonthus (3 espèces différentes)

Plus des acariens.

On remonte les températures jusqu’en janvier 1975 pour définir le cycle biologiques des espèces trouvées. En effet sur ce cadavre, les insectes des première escouades avaient finit leur travail depuis longtemps, la quatrième escouade était représentée par Piophila, la présence des acariens permet d’arriver a une estimation de quatrième ou 5eme escouade, car les espèces trouvées ont un comportement amphibie, il n’y a pas de représentant de la septième et de la huitième escouade. La mort remontait à 5 ou 6 mois au moment ou on l’a trouvé, d’après les températures max et min.

 

 

Exemple d’enquête

– Les pontes de calliphora vicina sur un cadavre humain enseveli dans la neige. Mouche classée dans les nécrophages et qui a pondu dans des conditions extrêmes. Comment ces mouches qui ont peu d’activité en dessous de 12°C on pu pondre ? Cadavre retrouvé en décembre 1999 car des enfants ont été attiré par le manège des mouches au dessus du cadavre. On a constaté que le cadavre été enfuit sous 60 cm de neige, la température était de 0,3 degrés, la température en haut du trou était de 0°C. On récupère les œufs et a partir des œufs ont obtient des adultes du diptère.

  • le diptères est aussi attiré par l’odeur du cadavre => lors d’une enquête forensique il ne suffit pas de travailler sur le matériel biologique trouvé, mais de regarder les informations sur le contexte environnant.

 

On simule la même « expérience » avec Calliphora vomitaria et les résultats sont les mêmes.

 

L’étude de l’entomofaune des cadavres peut aussi apporter des éléments complémentaires comme :

  • dépistage de mauvais traitement = par la détermination des larves de mouches que l’on trouve et de leur âge.

t0 = œufs  L1 L2  L3  pupe

Si bébé a des plaies = les plaies attirent les mouches qui viennent manger l’épiderme, le derme pour former une myase cutanée.

 

  • on peut en étudiant un cadavre grâce aux espèces, trouver l’origine de drogue consommées ou injectées par le corps du cadavre. En effet dans les alpes on trouve deux cadavres que l’on trouve au stade de momification (cadavre sec après les fermentations) on retrouve un cadavre avec une humidité anormale, et il n’avait n’y larve n’y pupe n’y exuvie n’y dépouille des diptères nécrophages (calliphoridae, Muscidae). De même des larves ou la présence de nymphes de coléoptères dermestidé était absent également. Il y avait absence de petit lépidoptères de la famille des Pyralidae. Par contre on note la présence d’acariens de la famille des Tyroglophidae en petit nombre ainsi qu’une variété de petits diptères. On récupère l’ensemble pour le mettre en élevage et on obtient des adultes de Fannia scapularis qui peuvent être déjà identifiées des l’état larvaire. On trouve également des Pscychodidae, également on observe des Piophilidae (on les retrouve presque tout le temps sur les cadavres) dont Lipiophila varipes ce qui veut dire qu’il y a eu décomposition des substances protéiques. On n’observe pas d’espèces des escouades nécrophiles. Les chiens policier n’ont pas détecté l’odeur de ces cadavres on suspecte l’utilisation de substance tel que le mazout, arsenic de plomb, formol, cyanure. A cause de la présence d’arsenic de plomb les chiens ont eu un effet négatif. L’arsenic de plomb explique aussi le fait que les premières escouades aient été repoussées par ces substances et donc on ne pouvait pas les trouver. On a du attendre des pluies pour lessiver le cadavre ce qui a permis sa colonisation par les escouades suivantes. Bien sûr cette présence n’a pas empêché l’action des bactéries, chimiquement on peut remonter les filières et retrouver l’origine de ces produits toxiques mais la datation reste très approximative en raison de l’absence des premières escouades. En même temps on peut également trouver l’origine du cannabis car certaine espèces seront repousser par le cannabis d’autre seront attirer et on peut retrouver la présence de canabis dans les exuvies.

 

 

 

II) détérioration de matériel commercial vivant

 

Exemple : le cuir

Développement d’insecte parasite qui vont percer la peau de l’animal la rendant inapte à la confection du cuir.

Exemple de Garstrophilus intestinalis infecte les chevaux, les œufs sont déposés à différent niveau chez l’hôte (au niveau des pattes, des joues, des narines).

 

 

 

L’animal en se léchant les pattes absorbe les œufs

Caractéristique de la femelle =

  • absence de pièce buccal car elle ne mange pas

  • ponte immédiate

  • vol immédiat au niveau de l’hôte

 

Le cycle du diptère ne passe pas au niveau de la peau mais il diminue l’épaisseur donc le rend inutilisable.

Mais avec les Œstrus la larve percent le TD et viens au niveau du derme ou il fait des trous.

NB : ces cycles sont dits des cycles monoxènes

 

Incidences commerciales

Exemple : Varroa jacobsoni il s’agit d’un petit acarien véhiculé par des abeilles. Ils posent des problèmes aux apiculteurs car il détruit les ruches et donc diminution de la production de miel et de la pollinisation des plantes. C’est une espèce exogène (une espèce importée) différent d’une espèce endémiques/endogène. Conséquence d’une espèce exogène

 

En Indonésie l’abeille Apis cerana ne produit pas beaucoup de miel en France Apis mellifica qui a une forte production de miel. Ils ont importé Apis mellifica en Indonésie mais l’acarien Varroa jacobsoni a été aussi importé, dans les ruches ces Varroa tuent les abeilles puis s’agrippent aux autres abeilles pour aller infester d’autres ruches. Ces parasites vont dans les alvéoles des ouvrières et des faux-bourdons mais jamais dans les alvéoles des reines à cause de la gelée royale.

Le cycle est très rapide les femelles âgées entre dans une alvéole les œufs non fécondé donneront des males en 5à 7 jour et les œufs fécondé donneront des femelles. En un an il y avait entre 20 et 30% des abeilles parasitées. Insecte sert de parasite à une peste agricole.

 

III) transmissions parasitaires a l’homme

 

Dengue = virus

Peut être bénigne (sans danger) ou hémorragique

Transmission s’effectue par piqûre

Le moustique pique et suce du sang contaminé, le virus gagne les glandes salivaires, lors de son prochain repas sanguin il pique et injecte le virus à un autre via ces glandes salivaires.

Exemple mondial du paludisme.

Le moustique injecte le parasite lors de la piqûre qui se rend au niveau de cellules hépatiques pour effectuer sont premier cycles asexuée. Du foie sortent les schizozoïtes qui passent dans le sang

 

 

 

 

 

Intérêt commercial et de santé publique. Car première endémie de la planète.

Exemple la maladie du sommeil Afrique et Amérique du sud => 2 insectes différents (diptères ou punaise)

 

[Parasitologie voir cours année dernière]

 

Utilisation des insectes dans la lutte biologique

 

 

  1. Utilisation dans la lutte contre les mollusques des hôtes intermédiaires de distomatoses

 

Exemple la limnée :

Lymnaca truncatula qui est l’hôte intermédiaire de Fasciola hepatica

On utilise un diptère de la famille des scionyzidae par exemple :

Tetanocera ferruginea qui a une larve qui mange les mollusques. Mais la limnée a besoin d’un environnement particulier

 

Il faut faire attention a cet eau stagnante car c’est le terrain préféré de la limnée.

Les diptères interviennent en mangeant la limnée et ceci coupe le cycle.

 

[Voir cycle Fasciola hepatica]

 

 

Mollucicides permet de détruire les mollusques par exemple le DTT mais interdit pour le bien de l’environnement.

 

Exemple la pyrale du mais

Le trichogramme mange la larve de la pyrale. On met les trichogrammes à plusieurs stades différents pour couvrir tous les stades de la pyrale. A partir d’un œuf on a n individus qui sorte.

Le trichogramme est un auxiliaire et l’utilisation de l’auxiliaire empêche l’utilisation de pesticide. Dans un champ il y a des prédateurs (mollusques, insectes) si on les supprime on peut augmenter la productivité mais on détruit la faune. Si on supprime les haies entre les cultures ont supprime les habitats de certains insectes qui meurent ou disparaissent. => Les haies permettent de conserver la biodiversité. Les haies composites assurent une augmentation de la faune sauvage associée. Il y a une bonne importance d’effectuer un choix judicieux des essences puisque parmi les essences intéressante il y a le chêne blanc que l’on trouve un peu partout mais également le chêne vert. Les espèces végétales introduites/exotique ont une faune spécifique plus pauvre que les espèces indigènes surtout si elle s’apparente à des espèces locales. Au niveau de la diversité l’implantation plurispécifique sont plus riche et plus équilibrées que les plantations mono spécifiques.

La modification de l’espace et l’utilisation d’insecticides peuvent entraîner la disparition de plusieurs espèces

Un milieu perturbé par l’homme aura moins espèces qu’un milieu ou l’homme n’intervient pas, de plus une jachère fleurie aura encore plus d’espèces.

La biodiversité = ensemble des espèces dans un milieu donné.

La biodiversité spécifique

On peut utiliser des indices de diversité qui intègrent à la fois le nombre d’espèces trouvées (richesse spécifique) et leur abondance. La diversité sera d’autant plus importante que les espèces se trouvent en quantité relativement identique. Si on trouve un indice élevé, les espèces sont a peu prêt au même niveau donc les espèces sont très équilibrées.

Si l’indice est faible certaines espèces sont plus fortes que d’autre. Les psylles aspirent la sève des arbres fruitiers avec une émission de miellat par l’anus. Ce miellat s’étale sur les feuilles, et avec le soleil, on a un effet loupe qui cuit les feuilles => destructeur de feuille par l’absorption de sève mais aussi par émission de miellat. Mais présence de prédateur : des punaises qui se réfugie dans les haies, si on supprime les haies on supprime le prédateur du psylle. En utilisant plusieurs essences on augmente la préservation des auxiliaires. Dans les haies composites besoin de grands arbres, d’arbuste et d’arbre moyen. Besoin d’un certain espacement entre les grands arbres. Présence de prédateur spécifique au psylle mais aussi présence de prédateur omnivore qui mange entre autre le psylle. => nécessité de connaître les insectes

 

  1. Évaluation d’une biodiversité entomologique

 

Biodiversité = richesse spécifique du milieu.

Exemple les jachères

Les jachères traditionnelle = on laisse les plantes grandir librement et on fauche ou non.

On a établie des jachères fleurit pour 4 ou 5 type de fleurs. A partir de notre parcelle on étudie sa biodiversité.

Technique :

  1. matériel de capture

Les filets faucheurs => les insectes volants (le filet a papillon) diamètre de 30cm. Nécessité de déterminer la longueur du déplacement à faire et il faut avoir le même rythme. On scinde la ligne en plusieurs segments pour avoir une meilleur approche écologique de la faune.

 

 

Les pièges Barber => on place un gobelet dans le sol avec de l’eau, du liquide vaisselle et de la bière. On récolte des insectes marcheurs => carabidae

 

On les place dans un champ, espacés par plus de 10 m. permet de voir l’influence des haies environnantes. Présence de surprise : en effet certains animaux mangent des insectes et peuvent tomber dans le piège, mourir, et ceci attire des insectes nécrophages qui sont attirés par la mort des mulots. Si les sangliers passe les gobelets ne sont plus là.

 

Le piège Malaise ou tente Malaise=> permet de capturer les insectes qui se déplacent. Les insectes montent sur les piquets et rentrent dans le bocal qui est remplit de liquide conservateur

 

On installe dans notre système la tente Malaise et on peut déterminer les insectes venant d’un sens et de l’autre => on peut étudier le flux biologique.

C’est un piège d’interception qui capture tout ce qui vole (diptère hyménoptère papillon et coléoptère) d’où la nécessité de trier les insectes capturés.

Les pièges d’interceptions en hauteur en placent des pièges à différents niveaux dans un arbre.

On peut aussi mettre juste un drap blanc qui est fixé au sol par deux piquet et une ampoule électrique placée a un certain niveau d’un coté du drap blanc. De préférence faire cette expérience la nuit noire sans lune. Le type d’insecte capturé dépend de la météo.

Utilisation d’une lampe a UV besoin de connaître l’intensité lumineuse.

Chaque prélèvement doit avoir sa date. La détermination/expertise d’entomologie :

  • déterminer les ordres (diptère, hyménoptère…)

  • déterminer la famille (Syrphidae, Muscidae)

  • déterminer les genres et détermination de l’espèce

 

 

  1. présentation des résultats

 

 

 

Au début le nombre d’espèces augmente beaucoup mais au fur est a mesure les résultats stagnent.

Abondance relative= quantité d’espèce sur la quantité d’espèces trouvées fois 100.

La fréquence = le nombre de fois que l’espèce est présente dans les prélèvements. En effet si on trouve a en grande quantité mais sur un seul prélèvement b en petite quantité mais a tous les prélèvements et c de temps en temps et en quantité moyenne puis l’espèce d qui est en quantité et en fréquence supérieur a c  :

On en déduit que

  • a est une espèce explosive limitée

  • b est une espèce rare

  • c est une espèce accompagnante

 

Les espèces d et b sont tout les deux des espèces structurante du milieu (Fi supérieur a 50% quelque soit leur abondance). Les espèces à faible abondance et fréquence faible sont des espèces rare ou exceptionnel (Fi inférieur à 5%). Les espèces entre les deux sont des espèces accompagnante. Représentation en diagramme en camembert ce qui permet de visualiser l’importance de chaque groupe.

 

Arrivée des espèces opportunistes qui mangent souvent les autres espèces

 

La Bionique

 

Définition : science qui a pour objet de copier ce qu’il y a dans la nature. Biologie appliquée à la technique, pour pouvoir réaliser de nouvelles technologies. Pour cela on s’adresse aux plantes et aux animaux. C’est en regardant la chute de quelques feuilles qu’Etrich eut l’idée de faire une aile volante. Et c’est en regardant la constitution de la peau du dauphin que le docteur Kramer eut l’idée de fabriquer un revêtement anti turbulences sous-marines. Léonard de Vinci suite à ses observations au niveau des chauves souris a établit ses machines volantes. C’est en regardant les fructifications de la plante de la Bardane qu’un italien Georges de Mestral eut l’idée de fabriquer le velcro. Vers 1960, un américain impose le nom de Bionique et permet une transposition de la nature vers la technologie. Parfois, c’est simplement une copie, mais c’est la plupart du temps voué à l’échec, car on ne comprend pas le fonctionnement (ex : aile volante).

On observe des objets adaptés au vol, à la propulsion, à la perception d’images et à l’architecture.

Exemple d’architecture : Le nid d’abeille.

L’homme utilise ce vocable en disant que ce sont des structures sandwich. On l’utilise souvent en aéronautique pour la solidité, la légèreté (économie des matériaux)

 

Forme d’alvéole :

 

 

 

La forme hexagonale présente la plus grande solidité, et elle donne une capacité supérieure aux autres. Dans sa constitution, chaque paroi a une orientation de 120° par rapport aux autres qui assure une grande stabilité : renforcement de chaque liaison en 3 points. Il existe en chaque plaque une épaisseur supplémentaire.

Faire schémas rond avec dedans alvéoles, ou ronds ou carrés, ou octogones, ou triangles ou pentagones.

Exemple de vol : le vol battu.

Sert au déplacement. Ici, les ailes engendrent en même temps la propulsion et la portance. C’est à partir de l’aile des oiseaux que l’homme a pu améliorer le vol des avions, puisque ça ne marchait pas toujours, pas bien. En regardant l’aile des oiseaux :

Portance

 

Oiseaux (muscle)/ réacteur Air

 

 

Force de résistance

Poids

Bord d’attaque

 

 

Chemin de l’air passant par le dessus de l’aile plus long que le chemin passant par le dessous de l’aile. Avant de faire cette observation, on avait des ailes toutes droites.

 

Exemple de vol : le colibri

Vol stationnaire. Il est assuré par une rotation de l’aile à sa base (180°), et l’aile est beaucoup plus alourdie dans sa partie antérieure. Quand il vole sur place, il va déplacer la partie lourde en fonction de la correction qu’il doit faire pour rester en vol stationnaire. Le colibri doit manger 6 fois son poids. On a adapté ces rotations pour les palles des hélicoptères.

 

Exemple de vol : Réduction des vibrations

Ptérostigma : cellule du bout de l’aile chez libellules ou fourmillions pour équilibrer et réduire les vibrations. On a utilisé cette observation pour alourdir le bout de l’aile des avions, pour réduire les vibrations. EQUILIBRATION

 

Exemple de vol : Les haltères des diptères

Quand on regarde l’aile des diptères (mouches), la deuxième paire réduite est transformée en tige, dont le bout distal est bourré.

 

 

A= extrémité proximale

A B

B= extrémité distale

 

 

Corps

 

Il y a également des fossettes, qui portent des sensilles (poils) contenant une fibre nerveuse, permettant à la mouche de se maintenir en vol (balancier). Indispensable à la mouche pour voler, aile transformée complètement en système d’équilibre. L’homme utilise ce système dans le gyrotron, dont les vibrations des branches sont entretenues et contrôlées par la mise en place de 2 balanciers à sa base.

 

Exemple de vol : Les Melanophila acuminata (Holarctique, carbonicole)

C’est un coléoptère de la famille des Buprestidae (coléoptères qui se retournent lorsqu’ils sont sur le dos en se cambrant puis en se dé cambrant brusquement pour taper le sol, sauter et se retourner). Il se nourrit de bois brulé. Il détecte un feu à 80 km. Si cet insecte peut détecter le feu à 80 km, c’est qu’il a un détecteur particulier. Un chercheur a pu étudier ce détecteur en prenant des feuilles synthétiques en polyéthylène sensible au rayonnement que perçoit le Melanophila. Ce sont les radiations des flammes que perçoit l’insecte. Le chercheur a pu, en voyant vibrer le système, détecter un feu à 2 m. Il espère arriver bientôt à la détection d’un feu à 10 m. Ceci permettra de détecter un départ de feu de foret.

En Australie, il y a des feux de foret spontanés. Il existe des plantes qui doivent avoir leurs graines brulées pour germer.

 

Exemple de vol : La guerre des ondes entre les chauves souris et les papillons

Les chauves-souris sont insectivores, et emploient un système de radar, émettant un son, et par écholocation arrivent à détecter leurs proies, essentiellement composée de papillons. Le papillon a développé une défense, puisqu’il peut détecter la présence de la chauve-souris à 30m, alors que la chauve-souris détecte la présence du papillon à 6 m. Pour éviter d’être détecté, le papillon a développé une fourrure, un épais tapis de poils qui amorti les sons. Comme il entend la chauve-souris avant, il a le temps de changer de direction, ce qui lui permet d’échapper au prédateur le plus souvent. Mais la chauve-souris a adapté son comportement. Elle ne vole pas en ligne droite, en zigzag. Le papillon qui se fait avoir (moins de 6 m) se laisse tomber pour échapper à la chauve souris. Chez certains papillons, de la famille des Arctiidae, on note l’émission d’ultrasons qui déroutent les chauves-souris, leur faisant croire que ce sont des prédateurs des chauves-souris.

 

Exemple de vol : le vol silencieux des papillons de nuit

Le papillon a développé des poils sur ses ailes, pour faire moins de bruit. La chouette ne fait pas de bruit en volant. La chouette ne fait pas de bruit car elle présente une multitude de crochets sur le bord d’attaque de l’aile, et une longue frange sur le bout, réduisant le bruit. A la NASA, un ingénieur avait trop de bruit, à cause de son ventilateur et de l’extérieur. Il a mis des franges sur les ailes du ventilateur et a fermé les fenêtres, réduisant le bruit. On a utilisé ce système sur les planeurs, pour espionner.

 

Exemple de ? : La thermo détection du crotale

Un crotale mange un rat, peu importe l’endroit où soit le rat. Le crotale a des fossettes entre les yeux. Si on les bouche, le rat ne craint rien. Chaque fossette s’ouvre sur une cavité qui possède une membrane, remplie de cellules nerveuses sensorielles. Elles permettent au crotale d’estimer la température, au millième près. La disposition de ces fossettes permet une détection stéréoscopique. Et cette disposition permet au crotale de voir en relief la proie potentielle, grâce à la chaleur dégagée par la proie. C’est grâce à ce système que l’homme a fabriqué des appareils infrarouges pour voir la nuit.

 

Exemple de ? : La lumière froide des vers luisants

La femelle du vers luisant émet une lumière. Ce sont des Lampyris noctilula. Les femelles sont aptères, et émettent la lumière pour attirer les mâles qui volent. D’autres espèces d’insectes volants émettent de la lumière. Ce sont les lucioles. Le rythme de la lumière diffère suivant les espèces. La lumière se fait dans des glandes, suivant des dégradations enzymatiques.

Eclipse totale de soleil en 2008

L’homme a utilisé ce système dans les phares. Chaque phare du monde a un rythme bien précis de passage de son rayon de lumière. En étudiant la rythmicité des lucioles, on peut en capturer facilement en imitant ces battements de lumière. Il y a un coléoptère Photurius qui émet également de la lumière. Des femelles imitent le code d’autres espèces de façon à attirer les mâles pour les manger. Jimm Lloyd a appelé ces femelles les « femelles fatales ».

 

Exemple de ? : Les protéines élastiques.

L’élastique présentant les propriétés les plus intéressantes et un élastique naturel, présenté par des insectes. Un australien a restitué cette élasticité à environ 99%. Cette protéine est la résiline. Une libellule l’utilise pour se catapulter à une distance de 100 fois sa taille. La puce utilise cette protéine pour sauter à plus de 100 fois sa taille. Cette protéine emmagasine beaucoup d’énergie, restituée lors du saut. Les autres produits élastiques (normaux) sont faits d’élastine (comme chez l’homme).

 

Les insectes ont 2 types d’yeux :

  • les yeux simples : ommatidie (composant œil à facette = ocelle). Utilisé pour la boule à facette. Ce type a été observé aussi pour étudier le ciel.

  • les yeux

 

 

 

 

 

Les Coléoptères Nécrophores

 

 

 

 

Sommaire

Introduction

Morphologie

Biologie

Intérêt

Conclusion

 

Introduction

  1. Définitions

Nécrophore : (Zoologie) Genre d’insectes coléoptères qui creusent la terre pour y enfouir un cadavre d’animal sur lequel ils pondent leurs œufs.

Nécrophage : La nécrophagie est le fait de manger des cadavres (en grec, nékros = mort, phagein = manger).

Pour un animal se nourrissant d’animaux morts, exclusivement ou partiellement, on parlera couramment de charognards. Les vautours et les hyènes sont des exemples de charognards.

Bon nombre d’insectes sont nécrophages. On peut citer parmi eux les mouches (diptères), les nécrophores et les staphylins (coléoptères).

La nécrophagie ne concerne que la consommation d’êtres d’une autre espèce. Lorsque le cadavre est celui d’un membre de la même espèce, il s’agit d’une forme de cannibalisme animal.

  1. Classification

Les Coléoptères nécrophores suivent la systématique suivante :

Embranchement

Euarthropodes

Règne

Animaux

Classe

Insectes

Sous classe

Ptérygotes

Ordre

Coléoptères

Famille

Silphidés

Sous Familles

Silphinés

Necrophorinés

Genre

Necrodes

Silpha

Oeceoptoma

Necrophila

Necrophorus

espèces

Necrodes surinamensis, Necrodes littoralis

 

Silpha lapponica,

Silpha sagax

 

Oeceoptoma ninaequale, Oeceoptoma noveboracensis, Oeceoptoma thoracica

 

Necrophila americana

 

Necrophorus americanus, Necrophorus humator, Necrophorus sayi, Necrophorus interruptus, Necrophorus defodiens, Necrophorus marginatus, Necrophorus orbicolis, Necrophorus pustulatus, Necrophorus tomentosus, Necrophorus vespilloides

 

Il existe bien sûr d’autres espèces, et nous n’en avons énoncé qu’un nombre restreint des plus communément étudiés.

  1. Exemples

Nous prendrons l’exemple de Necrophorus sayi, dont on peut voir la photo en première page, pour étudier la biologie d’un nécrophore, et Necrophorus humator, qui nous permettra de mettre en évidence la morphologie d’un nécrophore.

Morphologie

 

Les Silphidés détruisent et enfouissent les cadavres. Ils ont un corps large, déprimé, ovoïde à petite tête disparaissant presque complètement sous le corselet en forme de bouclier. Ils ont les ailes mésothoraciques (élytres) servant d’étui protecteur aux ailes métathoraciques membraneuses repliées sous ces dernières au repos. Ils ont 6 ou 7 sternites abdominaux visibles ; le 1er est réduit à une pièce latérale bien visible, il est atrophié et divisé par le coxa des pattes métathoraciques (marge postérieure du sternite interrompue). Les antennes sont généralement filiformes, mais le bout est en forme de massue. Ils ont des pièces buccales broyeuses. Le grand prothorax est mobile sur le ptérothorax. Ils n’ont pas d’oblongum. La suture notopleurale est non visible. Les larves ont des urogomphes. Les nymphes sont de type pupa libera. Les pattes des larves à 5 articles

 

 

Biologie

Les coléoptères nécrophores sont à classer dans la case très peu remplie des insectes qui s’occupent de leur progéniture. En effet, l’adulte nécrophore a la lourd tache de nourrir ses petits, et il s’en acquitte.

Le Necrophorus sayi se nourrit essentiellement de cadavres de souris. Le couple, dont la femelle est enceinte, cherche un cadavre d’animal. Ils le repèrent grâce à leur odorat développé, sentant la décomposition et l’odeur d’ammoniac. En effet, ces coléoptères font partie de la 5ème escouade, et sont donc attirés par cette décomposition à odeur d’ammoniac.

Une fois le cadavre trouvé, le couple se lance dans un ouvrage peu commun : il enterre le cadavre. Pour cela, il creuse tout autour dans le sol, et une fois enterré, le couple découpe la carcasse en petites boules qu’ils enduisent d’une sécrétion pour conserver le cadavre de la décomposition.

La femelle a alors le champ libre pour pondre ses œufs autour des restes de cadavres débités. A l’éclosion, les larves s’insinuent dans des crevasses dans les boules de viandes, crevasses creusées par la mère. Elles peuvent alors se nourrir d’un liquide régurgité par la mère, dans un premier temps, puis manger directement sur le cadavre dans un deuxième temps.

La femelle a encore un rôle à jouer, puisqu’elle doit défendre ses petits des possibles attaques d’autres nécrophages ou nécrophiles. Au bout de 5 à 8 jours que les larves mangent, elles complètent leur croissance est sont alors prêtes à se transformer en nymphes. Dans le cas où les larves n’auraient pas mangé tout le cadavre, il est possible pour la femelle de pondre de nouveaux œufs autour des restes.

Adulte

Enfouissement du cadavre

Nymphe Décomposition

Ponte

 

 

 

 

Larves

Le comportement de ces parents vis-à-vis de la protection et la nutrition de leur progéniture ne se voit habituellement que dans les sociétés d’insectes hautement développées, comme chez les guêpes, les termites, les fourmis ou les abeilles.

 

Intérêt

  1. Intérêt pour la nature

Les Nécrophores sont très utiles pour la nature. En effet, ils se nourrissent essentiellement de cadavres d’animaux, et donc sont un maillon important de la chaine alimentaire. Ils débarrassent la nature de ses déchets, et renouvellent la matière organique morte, en la transformant en matière organique vivante.

Ils sont donc des éléments clés pour l’entretient de la nature et de la vie.

  1. Intérêt pour l’homme

Les Nécrophores sont aussi très utiles à l’homme, puisqu’ils sont utilisés en entomologie forensique et en médecine légale. En effet, ils font partie de la 5ème escouade. Sachant cela, et connaissant leur cycle de reproduction et de développement, on peut les utiliser en les trouvant sur un cadavre et ainsi dater un cadavre. Ils arrivent sur un cadavre en décomposition depuis environ 4 à 8 mois, et en étudiant leur cycle, à partir de larves et des conditions environnementales du cadavre, on peut trouver le temps d’un cycle. A partir de cela, on peut remonter jusqu’à une date approximative de mort du cadavre.

Ils sont donc des éléments déterminants pour l’entomologie forensique et la médecine légale.

Conclusion

Pour conclure, on a vu que les Coléoptères Nécrophores sont divisés en 2 familles très proches, et sont composés de nombreuses espèces.

Ils ont des caractéristiques morphologiques bien spécifiques et adaptées à leurs modes de vie.

Ils présentent une biologie hors du commun pour des insectes de cette catégorie, protégeant et nourrissant leur progéniture.

Ce sont des éléments clés pour la nature aussi bien que pour l’homme.

 

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2 commentaires sur “L’insecte et l’homme

  1. Bonjour,
    la théorie des escouades est à abandonner.
    Malheureusement ça continue à être repris et répété à l’infini comme un mantra, alors que la simple observation a conduit à des remises en questions déjà quelques années après Mégnin, dès le début du XX au moins (Lacassagne en France, Strauch en Allemagne…). Depuis que l’entomologie forensique a repris du poil de la bête en Europe, il a été démontré au cours de très nombreux pig experiments que des escouades en ordre précis et chronologique ne correspondent a rien de réel. Les insectes viennent quand le substrat leur plait (pour pondre ou manger) et n’attendent pas leur tour pour se conformer à la pseudo-théorie de Mégnin. (pour plus plus d’infos en français, voir Wyss et Cherix, traité d’entomo forensique).

    1. Effectivement, vous avez tout à fait raison en ce qui concerne le comportement des insectes étudiées au cours des stades de la décomposition du substrat cadavérique.
      Cette représentation citée dans l’article « L’insecte et l’homme » reste schématique à fin de faire bien représenter à l’étudiant ces modifications eco-physiologiques (qui peuvent avoir une vitesse variante selon divers paramètres), en soulignant que l’insecte « n’attendent pas leur tour » dans le cycle de la matière organique.
      En effet, chaque stade de décomposition cadavérique est caractérisé par les conditions de son milieu écologique, et donc par le type de l’escouade qui colonise le cadavre durant la persistance de ces conditions, et l’escouade prend son rôle quand ces conditions rendent « le substrat leur plait ».
      Nous tenons à vous remercier pour votre attention attirée à visiter notre site web.
      On reste à votre entière disposition pour autres suggestions supplémentaires.
      Merci encore.
      Le groupe DML.

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