L’expert, l’expertise médicale et la contre-expertise.


par K. B.

Source: http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5163628

L’Algérie accorde un intérêt croissant à la criminologie et à la médecine légale, compte tenu des mutations que connaît la société algérienne, a souligné le Pr A. Oussadit, chef de service de la médecine légale au CHU de Tlemcen.

Dans une déclaration à notre journal, en marge des deuxièmes Rencontres régionales de médecine légale qui s’est tenu le 26 janvier 2012 à l’auditorium de la faculté de médecine Chahid Acimi à Tlemcen sous le thème «L’expert, l’expertise médicale et la contre-expertise», le Pr A. Oussadit a estimé que le médecin se livrant à la pratique de l’expertise est susceptible d’engager sa responsabilité, qu’il s’agisse d’un médecin expert judiciaire mandaté par l’autorité judiciaire pénale civile ou administrative, ou d’un conseil désigné par une compagnie d’assurance ou par un particulier. Il a dans ce contexte souligné que le médecin expert est un auxiliaire de justice, car le magistrat a besoin de son avis technique. Sa mission est de reprendre tous les chefs de préjudice, de définir tout ce qui a changé par rapport à l’état de la personne antérieur à l’accident, afin que celle-ci soit indemnisée. Le médecin expert ne peut répondre à autre chose qu’aux questions qui lui sont posées dans le cadre de sa mission : il ne peut pas faire état d’éléments étrangers à sa mission. Il convoque les parties et les entend, puis il fait un rapport.

Le Pr Oussadit a rappelé aussi la différence qui existe entre le médecin expert et le médecin conseil. «Le médecin expert est inscrit sur la liste des experts ; il ne dépend que du tribunal et est indépendant des parties. Le médecin conseil travaille pour les compagnies d’assurances ou pour la victime». L’importance de cette rencontre pluridisciplinaire regroupant les praticiens du droit et de la médecine réside, tient à préciser le Pr Oussadit, dans le partage du savoir entre les participants, d’autant plus que les thèmes au programme portent, entre autres, sur l’aléa thérapeutique chez l’homme.

D’autres exposés furent donnés. Le Pr Meguenni Kamel (faculté de médecine de Tlemcen) : l’importance de l’expertise en matière de preuve pénale ; M. Guedidène Ismaïl, procureur de la République adjoint près le tribunal de Tlemcen : expertise en matière de responsabilité médicale ; le Pr Boublenza Abdellatif (faculté de médecine de Sidi Bel-Abbès) : responsabilité du médecin expert ; le Pr Aboubekr Abdelmadjid (faculté de médecine d’Oran) : responsabilité des médecins experts ; le Pr Belhadj Lahcen (faculté de médecine Sidi Bel-Abbès).

A noter qu’un hommage particulier a été rendu au cours de ces deuxièmes journées de médecine légale au regretté Professeur Mourad Hannouz, décédé il y a dix ans. Ses amis et ses élèves se sont réunis à 9 heures à la faculté de médecine de Tlemcen pour témoigner de son parcours et de son enseignement et honorer sa mémoire et son souvenir. Le professeur Hannouz est natif de Constantine, le 5 juillet 1933. Docteur en médecine, il milita activement à l’UGEMA et participa à la grève de 1956 décidée par le FLN. A l’indépendance, il rejoint les rangs de l’ANP à Sidi Bel Abbès avec le grade de lieutenant. En 1965, il s’installe à Saïda et assume la fonction de directeur départemental de la santé (DDS). Au début des années soixante-dix, il débute des études spécialisées en France et obtient quatre diplômes en médecine légale, droit médical, réparation juridique du dommage corporel et criminologie. En 1976, il s’installe à Oran et crée le premier service de médecine légale de l’Ouest. Il soutient brillamment une thèse de doctorat d’Etat en sciences médicales. Il a présenté la Société algérienne de médecine légale et a été membre du conseil d’administration de la Société méditerranéenne de médecine légale. Il a publié de nombreux manuels de droit médical et de règlementation.

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Le Test de Tinetti


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Le test ou score de Tinetti est un moyen simple, reproductible, d’évaluer le risque de chute chez le sujet âgé. La durée de passation est d’environ 5 minutes. Le test est réalisé en plusieurs étapes, détaillées dans le tableau ci-après. L’interprétation est expliquée après le tableau.

Le patient est assis sur une chaise sans accoudoirs :

1.Equilibreassissurlachaise

0 = se penche sur le côté, glisse de la chaise

1 = sûr, stable

On demande au patient de se lever, si possible sans s’appuyer sur les accoudoirs :

1. Se lever

0 = impossible sans aide

1 = possible, mais nécessite l’aide des bras

2 = possible sans les bras

2. Tentative de se lever

0 = impossible sans aide

1 = possible, mais plusieurs essais

2 = possible lors du premier essai

3. Equilibre immédiat debout (5 premières secondes)

0 = instable (chancelant, oscillant)

1 = sûr, mais nécessite une aide technique debout

2 = sûr sans aide technique

Test de provocation de l’équilibre en position debout :

4. Equilibre lors de la tentative debout pieds joints

0 = instable

1 = stable, mais avec pieds largement écartés (plus de 10 cm) ou nécessite une aide technique

2 = pieds joints, stable

6.Poussées(sujetspiedsjoints,l’examinateurlepousselégèrementsurlesternumà3reprises)

0 = commence à tomber

1 = chancelant, s’aggrippe, et se stabilise

2 = stable

7. Yeux fermés

0 = instable

1 = stable

Le patient doit se retourner de 360° :

8. Pivotement de 360°

0 = pas discontinus

1 = pas continus

9. Pivotement de 360°

0 = instable (chancelant, s’aggrippe)

1 = stable

Le patient doit marcher au moins 3 mètres en avant, faire demi-tour et revenir à pas rapides vers aide technique habituelle (canne ou déambulateur) :

10. Initiation de la marche (immédiatement après le signal du départ

0 = hésitations ou plusieurs essais pour partir

1 = aucune hésitation

la chaise. Il doit utiliser son

11. Longueur du pas : le pied droit balance

0 = ne dépasse pas le pied gauche en appui

1 = dépasse le pied gauche en appui

12. Hauteur du pas : le pied droit balance

0 = le pied droit ne décolle pas complètement du sol

1 = le pied droit décolle complètement du sol

13. Longueur du pas : le pied gauche balance

0 = ne dépasse pas le pied droit en appui

1 = dépasse le pied droit en appui

14. Hauteur du pas : le pied gauche balance

0 = le pied gauche ne décolle pas complètement du sol

1 = le pied gauche décolle complètement du sol

15. Symétrie de la marche

0 = la longueur des pas droit et gauche semble inégale

1 = la longueur des pas droit et gauche semble identique

16. Continuité des pas

0 = arrêt ou discontinuité de la marche

1 = les pas paraissent continus

Ecartement du chemin (observé sur une distance de 3 m)

0 = déviation nette d’une ligne imaginaire

1 = légère déviation, ou utilisation d’une aide technique

2 = pas de déviation sans aide technique

Stabilité du tronc

0 = balancement net ou utilisation d’une aide technique

1 = pas de balancement, mais penché ou balancement des bras

2 = pas de balancement, pas de nécessité d’appui sur un objet

Largeur des pas

0 = polygone de marche élargi

1 = les pieds se touchent presque lors de la marche

Le patient doit s’asseoir sur la chaise :

17. S’asseoir

0 = non sécuritaire, juge mal les distances, se laisse tomber sur la chaise

1 = utilise les bras ou n’a pas un mouvement régulier

2 = sécuritaire, mouvement régulier

SCORE MAXIMUM = 28 points

Interprétation:

Total inférieur à 20 points Total entre 20-23 points Total entre 24-27 points Total à 28 points

risque de chute très élevé

risque de chute élevé

risque de chute peu élevé, chercher une cause comme une inégalité de longueur des membres

normal

Time Up & Go test


La personne est assise, bien adossée. La chaise a des accoudoirs de hauteur standard. Elle porte des chaussures habituelles et utilise une aide technique usuelle (canne), Les bras reposent sur les accoudoirs (h : 44-47 cm).

1.            Au signal de la personne âgée de l’évaluation (« Allez-y »), la personne âgée doit se lever et marcher à une vitesse confortable et sûre jusqu’à une ligne tracée sur le plancher (3 m plus loin), se tourner, puis revenir s’asseoir.

2.            Un premier essai doit être fait pour familiariser la personne âgée avec le test et s’assurer qu’elle comprend bien les consignes. Il convient de permettre un repos suffisant avec l’évaluation finale. Le test comporte donc un exercice et par la suite un essai « officiel », qui comportera pour le score final.

Le test sera jugé positif (troubles de la mobilité, risque de chute) si le score dépasse 12 à 14 secondes.

Test de Sorensen


Le sujet est installé en décubitus ventral, en bout de table. Le bassin et les chevilles sont maintenus fermement (par l’examinateur ou par des sangles) : le sujet doit maintenir le plus longtemps possible (chronomètre), en isométrie, le poids de son tronc : un sujet sain doit être capable de maintenir la position au moins 2 minutes.

Remarque : le bassin repose sur les épines  iliaques antérosupérieures (EIAS). Afin d’éviter toute appréhension, une chaise est placée devant le sujet pour le sécuriser.

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Test de Shirado


Ce test examine les fléchisseurs du tronc, et s’effectue en décubitus dorsal, jambes surélevées (avec hanches et genoux fléchis à 90°). Le sujet soulève les épaules et maintient le plus longtemps possible la position. temps normal : 3-5 min.g