L’expert, l’expertise médicale et la contre-expertise.


par K. B.

Source: http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5163628

L’Algérie accorde un intérêt croissant à la criminologie et à la médecine légale, compte tenu des mutations que connaît la société algérienne, a souligné le Pr A. Oussadit, chef de service de la médecine légale au CHU de Tlemcen.

Dans une déclaration à notre journal, en marge des deuxièmes Rencontres régionales de médecine légale qui s’est tenu le 26 janvier 2012 à l’auditorium de la faculté de médecine Chahid Acimi à Tlemcen sous le thème «L’expert, l’expertise médicale et la contre-expertise», le Pr A. Oussadit a estimé que le médecin se livrant à la pratique de l’expertise est susceptible d’engager sa responsabilité, qu’il s’agisse d’un médecin expert judiciaire mandaté par l’autorité judiciaire pénale civile ou administrative, ou d’un conseil désigné par une compagnie d’assurance ou par un particulier. Il a dans ce contexte souligné que le médecin expert est un auxiliaire de justice, car le magistrat a besoin de son avis technique. Sa mission est de reprendre tous les chefs de préjudice, de définir tout ce qui a changé par rapport à l’état de la personne antérieur à l’accident, afin que celle-ci soit indemnisée. Le médecin expert ne peut répondre à autre chose qu’aux questions qui lui sont posées dans le cadre de sa mission : il ne peut pas faire état d’éléments étrangers à sa mission. Il convoque les parties et les entend, puis il fait un rapport.

Le Pr Oussadit a rappelé aussi la différence qui existe entre le médecin expert et le médecin conseil. «Le médecin expert est inscrit sur la liste des experts ; il ne dépend que du tribunal et est indépendant des parties. Le médecin conseil travaille pour les compagnies d’assurances ou pour la victime». L’importance de cette rencontre pluridisciplinaire regroupant les praticiens du droit et de la médecine réside, tient à préciser le Pr Oussadit, dans le partage du savoir entre les participants, d’autant plus que les thèmes au programme portent, entre autres, sur l’aléa thérapeutique chez l’homme.

D’autres exposés furent donnés. Le Pr Meguenni Kamel (faculté de médecine de Tlemcen) : l’importance de l’expertise en matière de preuve pénale ; M. Guedidène Ismaïl, procureur de la République adjoint près le tribunal de Tlemcen : expertise en matière de responsabilité médicale ; le Pr Boublenza Abdellatif (faculté de médecine de Sidi Bel-Abbès) : responsabilité du médecin expert ; le Pr Aboubekr Abdelmadjid (faculté de médecine d’Oran) : responsabilité des médecins experts ; le Pr Belhadj Lahcen (faculté de médecine Sidi Bel-Abbès).

A noter qu’un hommage particulier a été rendu au cours de ces deuxièmes journées de médecine légale au regretté Professeur Mourad Hannouz, décédé il y a dix ans. Ses amis et ses élèves se sont réunis à 9 heures à la faculté de médecine de Tlemcen pour témoigner de son parcours et de son enseignement et honorer sa mémoire et son souvenir. Le professeur Hannouz est natif de Constantine, le 5 juillet 1933. Docteur en médecine, il milita activement à l’UGEMA et participa à la grève de 1956 décidée par le FLN. A l’indépendance, il rejoint les rangs de l’ANP à Sidi Bel Abbès avec le grade de lieutenant. En 1965, il s’installe à Saïda et assume la fonction de directeur départemental de la santé (DDS). Au début des années soixante-dix, il débute des études spécialisées en France et obtient quatre diplômes en médecine légale, droit médical, réparation juridique du dommage corporel et criminologie. En 1976, il s’installe à Oran et crée le premier service de médecine légale de l’Ouest. Il soutient brillamment une thèse de doctorat d’Etat en sciences médicales. Il a présenté la Société algérienne de médecine légale et a été membre du conseil d’administration de la Société méditerranéenne de médecine légale. Il a publié de nombreux manuels de droit médical et de règlementation.

  • Source: http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5163628

Application des techniques d’autopsie virtuelle à l’anthropologie : Étude de l’examen tomodensitométrique d’une momie péruvienne.


extrait de la thèse:

Autopsie Virtuelle appliquée à

l’Anthropologie

MONAMICQ Mathieu

Université Bordeaux 2 – Victor Segalen

U.F.R. D’ODONTOLOGIE

2009.

Source: yolesman.free.fr/these/these3.pdf

L’anthropologie, science qui étudie les êtres humains à la fois sous leurs aspects physiques et culturels, n’est pas le domaine d’application principal du projet Virtopsy. Cependant, cette discipline peut énormément s’enrichir des apports de l’imagerie médicale moderne.

Les momies ont toujours été une source de fascination et ont toujours provoquées un intérêt scientifique important. En raison de cet intérêt, de nombreuses momies égyptiennes ont été plus ou moins délicatement manipulées au cours des siècles passés et ont subi des autopsies invasives dont la nature scientifique reste discutable. Ainsi, le travail très soigné et efficace des embaumeurs du passé, dont le but était la préservation de l’Homme pour l’éternité, est devenu une victime de l’intérêt des générations suivantes. Il est donc nécessaire pour les chercheurs modernes d’essayer de trouver une méthode pour les étudier sans pour autant les détruire. Par conséquent, la radiologie, en vertu d’être non invasive et aujourd’hui largement disponible, va être le moyen d’enquête le plus adapté.

La découverte des rayons X par le physicien allemand Wilhelm Conrad Röntgen (1845-1923) en Novembre 1895 et de leur application à l’imagerie médicale fut très rapidement employée à l’anthropologie. Ce n’est en effet que trois mois plus tard que fut réalisé le premier cliché radiographique d’une momie égyptienne. Ce fut l’œuvre de Sir William Flinders Petrie (1853-1942), archéologue anglais qui deviendra le père de l’égyptologie britannique. Il s’avéra en réalité que le sarcophage contenait des restes non-humains (63). En 1897 le Dr Leonard pratiqua la première radiographie d’une momie sud-américaine, provenant du site péruvien de Pachacamac (64). La radiographie sera par la suite fréquemment utilisée pour rendre visible le contenu de momies enveloppées. Cependant, le cliché radiographique, ne donnant qu’une une image en deux dimensions ne permet pas la caractérisation de manière satisfaisante des enveloppes, du contenu et des techniques de momification employées.

Il faut toutefois attendre la fin des années 70 avec la mise au point de la TDM pour connaître une nouvelle évolution. C’est à Toronto, en 1977, qu’a été scannée la première momie, une momie égyptienne issue de la 22ème Dynastie (945 à 715 avant JC). Au cours des 10 années qui suivirent, de nombreuses études utilisant la TDM ont été effectuées sur des momies individuelles ou sur des groupes de momies, comme en 1986 avec l’une des plus grandes collections de momies égyptiennes, au Boston Museum of Fine Arts (65). L’imagerie par TDM permet une approche beaucoup plus fine des lésions osseuses et la possibilité de réaliser une endoscopie virtuelle élargit le spectre des observations réalisables. La mise en évidence de lésions tels que des caries dentaires, des parodontopathies ou de fortes abrasions occlusales est aujourd’hui facilitée par la possibilité de recréer des coupes sagittales à partir de coupes axiales mais surtout grâce à la visualisation en 3D (66).

Des études de momies grâce à l’IRM ont été pratiquées mais les résultats sont moins probants qu’avec la TDM et ce principalement à cause de la déshydratation des tissus lors de la momification. Cet appauvrissement en hydrogène rend nécessaire la préparation des tissus avant l’IRM. La réhydratation créé alors des dommages irréversibles sur la momie et n’assure pas forcément l’obtention d’images de qualité (67). L’IRM est tout de même exploitable dans le cas de momies conservées dans un milieu riche en eau, comme par un exemple dans un glacier (68). Dans le cas d’échantillons cérébraux, la réhydratation et l’étude par spectroscopie RM donne cependant de bons résultats sur l’identification de divers métabolites (69).

Comme dans le cadre du projet Virtopsy, après le traitement des données numériques issues de la TDM et la segmentation du crâne osseux, il est possible de réaliser par stéréolithographie une reproduction de ce crâne en résine. Il va ainsi être possible de reconstruire le visage de la momie étudiée avec des matériaux plastiques. Bien qu’il y ait une part de subjectivité artistique dans ce travail de reproduction, les résultats obtenus sont saisissants et certainement proche de la réalité (70).

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Figure : différentes étapes de la reconstruction faciale d’une momie à partir de l’imagerie TDM (70)

 

2.1 Présentation du cas

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Figure : photographie de face de notre sujet d’étude (© musée d’ethnographie de Genève 2009)

Dans le cadre de la préparation de ce travail, nous n’avons eu accès qu’aux fichiers DICOM issus du scanner TDM d’une momie. Nous savons seulement que cette momie appartient à la collection du Musée d’Ethnographie de Genève, identifiée sous la référence ETHAM 058201. Elle est présentée comme étant une momie d’enfant, sans précision du sexe ou de l’âge. Il n’est pas précisé non plus de lieu ou de date d’origine précis, seulement qu’elle est originaire des régions côtières du Pérou de l’époque précolombienne.

2.1.1 Les civilisations précolombiennes du Pérou

Une civilisation précolombienne est une civilisation établie sur le continent américain avant l’arrivée de Christophe Colomb. Elles présentent la particularité de s’être développées pendant des milliers d’années de manière autonome, sans subir l’influence des civilisations du reste du monde. La politique expansionniste menée par les royaumes européens de l’Époque moderne décima les populations indigènes en moins d’un siècle du fait des nouvelles maladies apportées par les conquistadors et des massacres perpétrés par ces derniers. Ils imposèrent leur culture et leurs traditions en effaçant ou en assimilant de nombreuses caractéristiques de ces civilisations amérindiennes, pour des raisons aussi bien politiques que religieuses.

2.1.1.1 Chronologie des différentes cultures

La chronologie des anciennes cultures péruviennes, qui ne pratiquaient pas l’écrit, peut varier selon les sources. Apparu dans les Andes centrales il y a 12000 à 13000 ans, l’Homme se sédentarise vers 8000 avant notre ère. Avec la découverte de la céramique, entre 1800 et 1000 avant JC, s’achève la période dite précéramique et se mettent en place les premières grandes cultures. Elles ont connu trois périodes de relative unité culturelle ou politique qualifiées d’Horizons. Lors des périodes intermédiaires qui séparent ces Horizons, coexistent des cultures plus ou moins autonomes.

L’Horizon ancien ou Formatif, dure jusque vers 400/300 avant JC. Chavín de Huantar, ville péruvienne située dans la sierra du centre-nord, exerce alors un important rayonnement culturel et religieux. D’autres foyers culturels sont en rapport avec lui, comme Cupisnique sur la côte Nord ou Paracas sur le littoral sud.

La Période intermédiaire ancienne, jusque vers 650-700 après JC, a parfois été qualifiée de « période classique » de l’ancien Pérou. Les Moche ou Mochicas de la côte nord sont connus pour leurs grandes pyramides de briques et leurs vases-portraits. Nasca, sur la côte sud, trace sur le sol de vastes dessins (géoglyphes) et produit des céramiques colorées. Sur l’altiplano, Tiwanaku développe une iconographie que répandent les Wari durant l’Horizon moyen.

L’Horizon moyen, jusque vers 1000 ou 1100 est, en effet, une période d’expansion de la culture Wari, peut-être à l’origine d’un premier « empire » andin.

La Période intermédiaire récente, jusque vers 1400, marque un retour aux développements régionaux. Le puissant royaume Chimú de la côte nord produit une métallurgie élaborée et une abondante céramique à fond noir.

Période de domination des Incas, l’Horizon récent ne dure guère plus d’un siècle. L’immense empire qui se met alors en place créé une impressionnante architecture de pierre et perfectionne les acquis des civilisations antérieures. L’arrivée de Pizarro en 1531 marque son terme.

Toutes ses cultures animistes divergent sur des aspects religieux, culturels et sociaux mais on leurs retrouve tout de même des caractères communs. Outre le rituel funéraire associé à la préparation de la momification, deux pratiques peuvent être potentiellement observables grâce à l’imagerie médicale : les trépanations et les déformations crâniennes (71)

2.1.1.2 Les trépanations

Une étude portée sur plusieurs centaines de momies originaires des côtes et des régions montagneuses du Pérou et dont la plus ancienne est âgée d’environ 2500 ans a permis de mieux comprendre cette pratique (72). Leur rôle est essentiellement thérapeutique, on les retrouve dans le traitement de fractures, de l’épilepsie, de traumatismes crâniens ou d’autres pathologies présentant des céphalées comme principaux symptômes. Les trépanations se retrouvent chez 5% des momies étudiées, autant chez les hommes que chez les femmes et ce à tout âge de la vie. Bien que les trépanations soient parfois tellement importantes, à un point que l’on puisse douter de leur innocuité, il s’est avéré que dans 80% des cas on pouvait observer des processus de régénération osseuse montrant ainsi que les individus trépanés survivaient à ces opérations chirurgicales, pratiquées à l’aide de râpes à os relativement efficaces et pouvant durer plus d’une heure.

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Figure : à gauche : multiples trépanations, à droite : instrument de trépanation (© Dr. Valerie A. Andrushko 2009)

2.1.1.3 Les déformations crâniennes

La pratique de la déformation crânienne était très répandue dans les cultures andines et pré-inca (73). Le crâne déformé intentionnellement le plus ancien date de 3800 ans et fut trouvé dans la région côtière du Pérou, à Chilca, où d’autres crânes déformés présentent également des signes de trépanation. Cette tradition s’est perpétuée 250 ans après la domination coloniale espagnole, jusqu’à ce que sa pratique fut déclarée interdite en 1752.

On la retrouve dans de nombreuses parties du monde, et même en France où les « déformations à la toulousaines » persistaient jusqu’à la fin du 19ème siècle. Paul Broca étudia largement ce phénomène et en conclue que ces déformations sont les conséquences directes du port d’une coiffe composée d’un serre-tête fortement noué chez les jeunes filles et non d’une volonté de déformer le crâne (74).

Parmi les techniques traditionnelles utilisées au Pérou, la plus commune et efficace consiste à placer deux planches de bois, une sur le front et une dans la région occipitale du nouveau-né, pour aplatir ces régions. On obtient alors un crâne à la dimension antéro-postérieure réduite en faveur d’une augmentation verticale et transversale. Il n’est parfois utilisé qu’une seule planche pour aplatir un seul os. Une autre méthode consistait à appliquer des bandages étroitement noués autour de la tête lors de périodes prolongées, afin d’encourager la croissance verticale du crâne, de sorte qu’il acquière un aspect conique ou cylindrique. Ces techniques ont été illustrées par B. Hanzel lors d’un travail sur l’étude des incidences des déformations crâniennes sur le massif facial (75). Il en ressort qu’il n’y a que peu d’incidences : les appareils n’étant utilisés que chez le très jeune enfant et le décalage temporel entre le développement du crâne et de la face chez l’enfant permet à la face de se développer quasi normalement.

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Figure : différentes techniques de déformation crânienne selon Hanzel (© Hanzel B, 1979)

Ces déformations crâniennes étaient pratiquées à des fins esthétiques ou magico-religieuses, elles avaient également un rôle d‘identification ethnique ou sociale, principalement chez la noblesse et les classes dirigeantes. On pense que la raison principale serait de déformer le crâne afin de distinguer les classes sociales et les tribus. Dans l’ancien Pérou, le permis pour déformer le crâne était une faveur accordée par le roi au pouvoir à ses nobles, afin que les contours crâniens des enfants de la noblesse soient similaires à ceux de la royauté. Une autre hypothèse est que la pratique de la déformation permet de donner une allure plus féroce aux guerriers engagés dans les nombreuses guerres tribales précolombien

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2.1.1.4 Momification et conséquences sur le corps

La momification est un procédé qui consiste à préserver les cadavres de la putréfaction. Son nom vient d’un terme arabe, mūmiyya, dérivé de mūm qui désignait la cire et, d’une façon générale, toutes les substances balsamiques que l’on utilisait autrefois pour les embaumements en Egypte ancienne.

Très répandu dans les sociétés de l’Antiquité, ce rite a des origines essentiellement religieuses. Pour ces peuples, en effet, la mort ne représentait pas une rupture, mais un prolongement mystérieux de la vie réelle, se poursuivant dans la tombe ou dans un au-delà jusqu’alors inaccessible. Le corps devait donc être préservé afin qu’il continue à servir de support à l’âme du défunt, et c’est la volonté d’assurer sa pérennité qui entraîna le développement des techniques de momification.

2.1.1.4.1 Techniques de momification

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Figure : momies Chinchorros (© dinosoria.com 2003)

Les premières momies issues des peuples Chinchorros, bien avant les premières momies égyptienne, sont un cas à part. Alors que les momies précolombiennes sont essentiellement momifiées par des techniques naturelles, les Chinchorros pratiquaient un embaumement complexe (76). Ils incisaient l’abdomen, ôtaient les viscères et tous les tissus mous afin de ne garder que la peau et les os. Les embaumeurs procédaient alors à la reconstitution du corps en utilisant des bâtons pour renforcer le squelette. Ils appliquaient alors sur les os une épaisse couche d’argile et de fibres végétales afin de redonner aux momies leur silhouette. Le tout était alors recouvert de la peau prélevée auparavant et complété avec de la peau de phoque si besoin. Les momies étaient ensuite peintes et préparées pour être exposées dans le village, avant d’être placées dans des tombeaux.

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Figure : fardo funéraire péruvien (© dinosoria.com 2003)

Vers 400 avant notre ère, dans le sud du Pérou, la coutume fut aux fardos. Cette pratique dura plus de 1 000 ans. Le principe consistait à conserver le corps par des moyens naturels. On laissait les organes en place, les genoux étaient repliés contre la poitrine, puis le corps était lié à l’aide de cordes et de couches de tissu pour former une masse compacte. Une fausse tête était quelque fois placée au-dessus de ce cocon de tissus. Les fardos étaient composés de plusieurs couches successives de pièces de tissu appelées « mantos ». Leur nombre pourrait être lié à l’importance du défunt. Au fil du temps, le tissu absorbait les substances liquidiennes s’échappant et le corps se desséchait. On parait les momies de bijoux, de mobilier et souvent de nourriture afin de les aider dans leur voyage vers l’au-delà.

2.1.1.4.2 Conséquences de la momification

Peu après la mort d’un individu se lance un processus enzymatique appelé protéolyse. Ces enzymes déclenchent la destruction rapide des plus grosses protéines. Elles sont libérées des réservoirs naturels dans lesquels elles sont contenues, comme le pancréas. Plus tardivement, les bactéries de la flore intestinale vont envahir tous les tissus du corps. Elles vont alors libérer leurs enzymes protéolytiques et donc amplifier la destruction du corps. Différents types d’insectes et de champignons finiront cette tâche. Tous ces processus aboutissent normalement à la désintégration quasi complète du corps avec le temps, la durée variant avec l’environnement.

L’Amérique du Sud possède un climat qui a facilité la conservation des momies naturelles. Le long des côtes du Pérou, le climat est chaud et sec toute l’année, limitant ainsi la prolifération bactérienne et celle des insectes ou des charognards. De ce fait, les corps séchaient lentement et au bout du processus ne restait qu’une peau tendue sur les os. La perte d’eau, nécessaire aux réactions chimiques, réduit fortement voire stoppe les processus de dégradation du corps. Au sommet des montagnes, les températures inférieures à 0°C empêchent encore plus efficacement la dégradation des corps. Congelés, ils laissent encore apparaître chaque détail de leur anatomie interne et externe. Ces conditions extrêmes favorisent la momification dite naturelle, sans intervention humaine (77).

    1. Matériel et méthodes

      1. Matériel

Le sujet de l’étude est la momie présentée dans la partie 2.1. Cette momie a passé un scanner TDM dans le cadre d’une étude plus vaste et non orientée uniquement sur elle. Grâce aux données contenues dans les fichiers DICOM, nous pouvons connaître quelques informations sur l’examen en lui-même.

L’appareil d’imagerie médicale utilisé est un scanner tomodensitométrique hélicoïdal Philips Brilliance CT 40-channel, appartenant à l’Uniklinik Balgrist de Zurich, Suisse. 628 coupes axiales ont été acquises. D’une résolution de 512×512, les coupes ont une épaisseur de 1,40mm pour une reconstruction à 0,7mm.

Ces 628 coupes vont être traitées et étudiées avec le logiciel Amira 5.2 de Visage Imaging, sur un ordinateur personnel équipé d’un processeur Intel Core 2 Quad Q6600, de 4Go de mémoire RAM, d’une carte graphique ATI/AMD 4870 512Mo et du système d’exploitation Microsoft Windows 7 64 bits en version Release Candidate 1.

      1. Méthodes

La reconstitution tridimensionnelle de la momie est réalisée par segmentation des tissus durs et des corps étrangers suffisamment denses pour être identifiés et séparés des autres éléments. Chaque élément constitutif du squelette va être segmenté afin qu’il puisse être visualisé à 360° et ce sans être caché par les éléments qui l’entourent. Outre la visualisation directe des fractures, on pourra également effectuer des mesures ostéométriques ou volumétriques afin de tenter de déterminer des éléments d’identification comme l’âge, la stature ou le sexe. C’est principalement la visualisation des éléments dentaires qui nous permettra de déterminer le stade de la dentition et d’obtenir l’estimation de l’âge la plus précise, en comparaison aux autres méthodes.

La mesure des os longs ou du volume endocrânien s’avèrera en effet plus délicate dans son interprétation. La mise en évidence de pathologies ne sera possible qu’en présence de lésions macroscopiques.

    1. Etude anthropologique descriptive et métrique

      1. Observations générales

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Figure : visualisation 3D de la momie selon 3 différents niveaux de seuillage des UH

La momie est placée en position fœtale, les bras ne sont pas croisés et les jambes sont pliées, les pieds ont été rapprochés du bassin. La bouche est ouverte. Pour maintenir l’ensemble dans cette position, des bandages de tissus ont été placés et enroulés autour de la momie. On peut nettement observer ces tissus passant sur et sous les membres afin d’assurer l’immobilité des membres.

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Figure : en rouge : tissu passant par-dessous la jambe, en jaune : tissu passant par-dessus

Le corps ne porte pas de vêtements, les tissus ne font qu’entourer la momie. On en distingue deux types, un plus dense qui constitue une sorte d’écharpe placée autour du cou et un moins dense qui recouvre et entoure le corps. On trouve également des liens ou cordelettes au diamètre plus étroit. On voit dans le dos que les tissus ne recouvrent pas entièrement le corps, laissant ainsi apparaitre une large surface de peau. Cette peau qui semble intacte dans le dos est par endroit absente, notamment au visage avec les yeux et le nez présentant seulement des restes partiels de tissu.

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Figure : vue de dos

On note également la présence d’un sac, porté en bandoulière côté gauche. Ce sac uniquement fait de tissu, ne présente aucun système de fermeture. Le contenu peut être rendu visible en augmentant la valeur minimale UH à afficher. Nous reviendrons ultérieurement sur ce contenu.

      1. Observations anatomiques et interprétation

        1. Appartenance ethnique

Nous savons par le musée d’ethnographie de Genève que cette momie est originaire des régions côtières du Pérou. Dans le cadre de cette thèse, nous ne mettrons pas en doute ces informations mais nous garderons en tête qu’il est cependant impossible de connaitre de façon certaine l’origine précise de cette momie. D’autres éléments nous permettent toutefois de confirmer, avec retenue, cette origine.

Dans un premier temps nous allons mesurer l’indice céphalique grâce à la segmentation du crâne.

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Figure : mesure de l’indice céphalique

Il serait théoriquement possible de rattacher un groupe phénotypique à chaque classe des différents indices crâniens : c’est ainsi, par exemple que les mélanodermes seraient dolichocrânes, les xanthodermes, mésocrânes et les leucodermes, brachycrânes. En fait, la réalité est toute autre et, c’est ainsi que les caucasoïdes, par exemple, occupent la totalité de l’éventail de l’indice crânien horizontal, en allant des dolicho/mésocrânes (Nordicoïdes et Méditérranoïdes) aux méso/brachycrânes (Alpinoïdes et Dinaroïdes) (78)

La valeur de cet indice n’est donc donnée qu’à titre documentaire puisque cet indice est contestable sur sa validité. Nous obtenons une valeur de 90. Ce crâne est donc fortement brachycéphale. Dans la mesure où nous avons probablement un crâne qui a subi des déformations, la valeur de cet indice va être modifiée en conséquence. Cependant il est imaginable qu’en cas de valeurs extrêmes comme dans notre cas, la déformation ne soit pas suffisante pour faire changer le crâne de catégorie. Un crâne dolichocéphale ne pourra donc être transformé en crâne très brachycéphale. Une étude menée au Pérou en 1913 par Carlos Henckel, éminent anthropologiste américain, et portée sur l’étude de 4800 crânes montre que les habitants des régions montagneuses seraient dolichocéphales et ceux des côtes seraient brachycéphales. On confirmerait donc l’origine des côtes du Pérou.

De plus en comparaison avec les autres objets de la collection péruvienne du musée suisse, nous remarquons que le sac porté par la momie est semblable à d’autres sacs venant des régions côtières, comme le sac référencé ETHAM 030642, par opposition à des sacs très colorés, possédant une fermeture et des pompons, originaires des régions montagneuses.

        1. Stature

La détermination de la stature va se faire comme pour l’indice céphalique : nous allons exploiter les données issues de la segmentation.

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Figure : mesure de la stature

La hauteur du squelette tel qu’il est positionné est d’approximativement 43cm. Pour avoir la hauteur du squelette en position debout, nous avons mesuré la hauteur des os suivants :

Os ou région

Hauteur en mm

crâne

119

rachis

217

bassin

38

fémur

120

tibia

117

pied

19

Nous n’avons mesuré que la hauteur influant sur la stature du corps et non la hauteur maximale de chaque os. Par exemple pour le bassin, la mesure est réalisée entre le milieu de l’acetabulum (anciennement appelée cavité cotyloïde ou cotyle) et le haut du sacrum et non entre le haut de la crête iliaque et le point le plus bas de l’ischion.

Nous obtenons donc une valeur totale de 63cm. Cette valeur correspond à la hauteur qu’aurait le squelette si les os étaient en étroit contact. Il faut donc rajouter les distances occupées initialement par les tissus mous, les disques et cartilages articulaires séparant ou recouvrant ces os. Pour le rachis, il faut également tenir compte de sa déformation : on observe une scoliose importante, une augmentation de la lordose cervicale et une quasi-disparition de la lordose lombaire. Ces déformations peuvent être post mortem et dans ce cas elles vont aussi participer à la sous-évaluation de la posture.

Il est difficile d’estimer à quel point cette mesure est sous-évaluée par rapport à ce qu’aurait été la stature de cet individu vivant. 63cm est une valeur seuil minimum, il est plus probable que sa taille fût proche des 70cm.

        1. Diagnose sexuelle

Pour déterminer le sexe d’un individu, le squelette entier doit être pris en considération. En effet, l’aspect général de l’individu peut déjà donner une première indication, par sa stature, la massivité ou la gracilité de ses os, ou par l’importance des insertions musculaires. Néanmoins, là réside déjà une cause potentielle d’erreurs : il peut s’agir d’une femme robuste ou d’un homme frêle.

Une fois les résultats de ces observations préliminaires envisagés, avec prudence, la diagnose sexuelle pour être fiable rend indispensable la prise en compte minutieuse des caractères anatomiques et métriques du crâne (crâne et mandibule), du bassin et des os longs. Il est à noter qu’à ces méthodes « classiques » s’ajoutent depuis quelques années des techniques mathématiques faisant appel à des analyses discriminantes du sexe (Gilles & Elliot, 1962 – Howells, 1965 – Schulter-Ellis, Hayek & Schmidt, 1983, 1985, etc…).

Dans notre cas, la faible stature de la momie nous laisse tout de suite penser qu’il s’agit d’un très jeune enfant. Or chez un enfant les insertions musculaires ou les caractères anatomiques osseux, résultant de la croissance et de ses contraintes sur le long terme, ne vont être que très peu marqués. De plus, les bases de connaissances sont essentiellement destinées à la diagnose sexuelle chez des sujets adultes. Il est donc pratiquement impossible, au mieux très difficile, de déterminer le sexe d’un enfant sur des critères osseux s’il n’est pas « hyper-féminin » ou « hyper-masculin ».

En 2001, Loth et Henneberg ont présenté les résultats d’une étude indiquant qu’il était dorénavant possible de déterminer le sexe des enfants grâce à 2 caractères mandibulaires : la base de la symphyse mandibulaire (arrondie chez les filles, anguleuse chez les garçons) et la forme du corps de la mandibule (dans le prolongement du menton chez les filles et formant un angle avec le menton chez les garçons). Selon les auteurs, la fiabilité de cette détermination sexuelle atteindrait 81 %, d’après des tests réalisés sur 19 mandibules non-adultes de la collection sud-africaine Dart, 7 garçons et 12 filles de moins de 6 ans. Cependant, une étude plus récente reprenant leurs méthodes montre que le taux de réussite de la diagnose n’est qu’en réalité de 27,2% chez les filles et 58,3% chez les garçons de moins de 6 ans. (79)

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Figure : caractères sexuels de la mandibule non-adulte d’après Loth et Henneberg (79)

Selon cette méthode, avec une région symphysaire anguleuse et le corps de la mandibule formant un angle avec le menton, nous pourrions penser qu’il s’agisse d’un garçon.

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Figure : mandibule vue de haut et de profil

Comme pour l’ensemble des études basées sur des données comparatives, il convient de souligner que des différences sexuelles observées pour des caractères morphologiques, au sein d’une population donnée, ne constituent pas des critères de détermination sexuelle applicables à toutes les populations. Des tests complémentaires effectués sur d’autres échantillons aux caractéristiques biologiques différentes, sont nécessaires avant toute généralisation de ces données.

        1. Age

L’idée que l’âge chronologique détermine les processus de croissance est évidemment erronée. Chaque enfant évolue selon un rythme propre. L’existence de schémas communs permet toutefois d’estimer son âge probable en fonction des stades de maturation observés. Parmi les différents indicateurs possibles, nous allons nous intéresser à ceux liés aux stades dentaires, aux stades de maturation osseuse ainsi que ceux liés à l’auxologie (l’étude de la croissance des enfants).

          1. Estimation dentaire

Les stades dentaires restent l’indicateur le plus utilisé car les variations dues à l’état sanitaire ont moins d’incidence sur la calcification dentaire que sur la croissance des os (80). Deux méthodes peuvent s’appliquer : estimation en fonction du stade d’éruption dentaire et estimation en fonction du stade de maturation dentaire.

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Figure : visualisation du crâne et des arcades dentaires

Afin de procéder à l’application de ces méthodes, la formule dentaire de la momie a été établie.

55E

54

X

X

X

X

X

X

64

65E

X

84

X

X

X

71

72

73

74

X

X = dent absente E = fin de l’éruption de la dent

On note l’absence des blocs incisivo-canins dans les secteurs 5, 6 et 7. La présence d’alvéoles intactes nous montre que ces dents étaient présentes durant la période péri mortem et que donc leur absence n’est pas due à une agénésie. Nous ne tiendrons donc pas compte de leur absence pour estimer l’âge. 4 de ces dents manquantes seront retrouvées en position ectopique, nous reviendrons sur ces éléments ultérieurement.

L’estimation en fonction de l’éruption des dents nous est présentée par le tableau suivant :

Eruption des dents déciduales (en mois et jours)

  Dents

Legoux 

Tisserand-Perrier & Aubenque (1958)

Novotny (1993) 

Garçons

Filles

Moyenne +/- SD

Moyenne +/- SD

Mx

M

2

24

24 m.7 j. ± 6 m. 14 j.

24 m.24 j. ±6  m. 18 j.

22-27.5

1

14

14 m.24 j. ± 2 m. 16 j.

14 m.23 j. ± 2 m. 15 j.

14-16

C

 

18

17 m.18 j. ± 3  m.7 j.

18 m.5 j. ± 3 m. 9 j.

18-19.1

I

2

9

10 m.6 j. ± 2 m. 25 j.

10 m.23 j. ± 2 m. 25 j.

8-12.5

1

7.5

8 m.14 j. ± 2 m. 5 j.

9 m.0 j. ± 2 m. 4 j.

7.5-10.6

Md

I

1

6

7 m.6 j. ± 2 m.11 j.

7 m.9 j. ± 2 m. 6 j.

6-8.3

2

7

11 m.9 j. ±3 m.0 j.

11 m.19 j. ± 2 m. 27 j.

7-14

C

 

16

18 m.0 j. ± 3 m. 4 j.

18 m.6 j. ± 3 m. 6 j.

18-19.1

M

1

12

15 m.3 j. ± 2 m. 15 j.

14 m.27 j. ± 2 m. 18 j.

14-16.6

2

20

23 m.28 j. ±3 m. 20 j.

24 m.18 j. ± 3 m.23 j.

21.7-26.5

Figure : tableau récapitulatif de plusieurs études sur l’éruption dentaire (78)

Le stade d’éruption dentaire de cette momie se situe entre l’apparition des canines maxillaires déciduales et celle des secondes molaires déciduales, soit entre en moyenne 18 mois et 24 mois. Pour l’estimation de l’âge en fonction du stade de maturation dentaire, nous allons appliquer la méthode décrite par Moorrees en 1963 (81). Son étude s’est portée sur 134 enfants originaires de Boston, pour lesquels il va, grâce à la radiographie, corréler le stade de formation des futures dents permanentes avec l’âge des enfants.

1

Figure : illustrations des différents stades de développement selon Moorrees (81)

Une fois le stade de formation de la dent déterminé, il suffit de retrouver l’âge correspondant sur une frise. Moorrees nous indique l’âge moyen pour chaque stade, avec les valeurs correspondant à l’écart type et à deux fois l’écart type, le tout en fonction du sexe de l’enfant.

Cette technique a été préférée à celle de Demirjian qui ne permet pas d’estimer précisément l’âge avant 3 ans et qui de plus a montré des limites significatives quant à l’application de cette méthode sur une population différente de la population de l’étude (82). De plus l’écart type des erreurs d’estimation est plus élevé avec la méthode Demirjian qu’avec la méthode Moorrees.

Afin de déterminer le stade de maturation des dents permanentes il faut augmenter dans le logiciel de visualisation les valeurs seuil d’UH à afficher afin de faire disparaître les tissus les moins denses et ne laisser que les dents et les parties les plus minéralisés comme les rochers. Nous pouvons ainsi faire disparaître l’os alvéolaire qui entoure les dents pour faire apparaître les germes des dents définitives.

1

Figure : visualisation des arcades dentaires déciduales et permanentes

1

Figure : vue occlusale des arcades maxillaire à gauche et mandibulaire à droite

  • Pour les incisives : on considère que les incisives mandibulaires sont au stade Cr.½.Les incisives centrales sont moins développées, on leur attribue le stade COC. On note l’absence des germes des incisives latérales maxillaires. Moorrees fait correspondre le stade Cr.½ à 4,5 ans pour une fille et 5,4 ans pour un garçon. Le stade COC n’étant pas représenté pour les incisives, on ne pourra donc pas utiliser les incisives centrales maxillaires et l’absence des latérales pour estimer l’âge par cette méthode. (+/- 1 an)

  • Pour les canines : les germes des 4 canines sont bien présents. Leur stade de développement les place dans le stade COC. Cela correspond à 1 an et 3 mois que ce soit pour une fille ou pour un garçon. (+/- 6mois)

  • Pour les prémolaires : les germes des prémolaires sont encore absents. Ces germes sont sensés apparaître pour les premières prémolaires à 1 an et 10 mois pour un garçon et 1 an et 8 mois pour une fille. Les deuxièmes prémolaires apparaissent à 3 ans pour les deux sexes. (PM1 : +/- 8 mois, PM2 : +/- 1 an)

  • Pour les molaires : seuls les germes des premières molaires sont visibles. On leur attribue le stade Cr¾ ce qui donne un âge d’1 an et 8 mois pour un garçon et 1 an et demi pour une fille. (+/- 6 mois)

En recoupant ces informations, on obtient un âge minimal de 9 mois pour les canines et à 2 ans et 2 mois maximum pour les 1ères molaires, qu’il s’agisse d’une fille ou d’un garçon.

Cependant, on note des résultats contradictoires : l’état de développement des incisives donne au moins 4 ans et demi alors que l’absence des germes des prémolaires autorise un âge maximum de 2 ans et 6 mois (ce qui correspond à 2 écarts types de retard). Il est impossible de dire si ces germes ont juste un retard de développement ou s’il s’agit d’agénésies.

Les méthodes basées sur le stade d’éruption et le stade de maturation dentaire se recoupent donc sur la tranche d’âge allant de 1 an et demi à 2 ans.

La relation entre vieillissement dentaire ou l’usure des faces occlusales et l’âge ne peut être appliqué à un sujet aussi jeune.

          1. Estimation osseuse

La détermination de l’âge au moment de la mort est délicate à réaliser : de très nombreux auteurs s’y sont intéressés avec plus ou moins de succès, aucune technique n’étant vraiment infaillible. Parmi les techniques de détermination de l’âge par moyen osseux on retrouve l’étude de l’ossification des os du poignet, de la main et des os longs, l’étude de la surface articulaire de la 1ère et de la 4ème côte, le degré de fermeture des sutures crâniennes, la morphométrie des ischions et des iliaques ou encore les modifications osseuses au niveau de la symphyse pubienne.

Les techniques de mesure de l’ossification des os sont difficilement exploitables dans notre cas en raison des artefacts qui masquent les faibles variations de contraste nécessaires à l’interprétation de l’ossification. La morphométrie et l’étude des surfaces articulaires ne permettent que de donner une tranche d’âge trop large, le plus souvent 0-6 ans.

L’étude de la fermeture des sutures (la synostose) permet de réduire cet intervalle. En effet on constate que la suture frontal (ou bregmatique), reliant le nasion et le bregma (point situé à l’intersection des sutures coronales et sagittales) est déjà fermée.

1

Figure : visualisation de la suture bregmatique

Selon Olivier (83), la fermeture de cette suture correspond à un âge compris entre 0 et 3 ans.

          1. Estimation en fonction de l’auxologie

Les courbes de croissances sont comme les autres indices, établies sur la norme de nos populations actuelles. De plus, la croissance est en étroite relation avec le contexte environnemental et alimentaire. Pour ces deux raisons, les données issues de l’auxologie sont certainement les moins fiables quand il s’agit d’étude anthropologique sur des populations du passé. Nous allons tout de même nous intéresser à l’étude du volume endocrânien, au périmètre crânien ainsi qu’à la stature.

Pour le premier critère nous avons segmenté le volume compris entre les parois internes du crâne et le foramen magnum. Les outils de mesure d’Amira permettent de déterminer le volume de tout objet segmenté.

1

Figure : mesure du volume crânien

Par cette méthode nous obtenons un résultat de 938ml.

1

Figure : volume crânien en fonction de l’âge (© Pediatr Res 1998)

En reportant cette valeur sur la courbe définie par Huppi, nous obtenons un âge approximatif d’1 an.

Le périmètre crânien va être mesuré par l’addition des longueurs de courts segments rectilignes, Amira ne possédant pas d’outils de mesure curviligne.

1

Figure : mesure du périmètre crânien

Nous obtenons par cette technique une valeur de 41,9cm, ce qui donne, rapportée sur une courbe de croissance :

1

Figure : courbe de croissance du périmètre crânien en fonction de l’âge (© Cohen G, 2003)

Soit un âge compris entre 3 et 10 mois.

L’estimation de la stature faite à la partie 2.3.2.2 va nous servir de la  même manière.

1

Figure : courbe de croissance de la stature en fonction de l’âge (© Cohen G, 2003)

En prenant 63cm, valeur strictement osseuse, comme limite basse, et 70cm, valeur estimée, en tant que valeur haute, nous obtenons un intervalle compris entre 3 mois et 1 an et demi.

Ces résultats nous montrent que les valeurs liées au développement du crâne, et dans une moindre mesure la stature, sous estiment l’âge par rapports aux indicateurs dentaires.

Une étude a montré sur des enfants guatémaltèques qu’un apport nutritionnel relativement plus faible que la moyenne, n’entrainait qu’un décalage d’un à deux mois de retard en utilisant les techniques de détermination de l’âge en fonction des stades de l’éruption dentaire (84).

Il nous apparait donc que la méthode dentaire est certainement la plus proche de la réalité, étant plus indépendante vis à vis conditions extérieures. L’environnement climatique difficile du Pérou peut nous pousser à penser que, particulièrement durant l’époque précolombienne, les conditions de vie étaient rudes, justifiant ainsi la sous-estimation obtenue par les techniques comparatives avec des courbes de croissance dont nos sociétés actuelles définissent la norme.

        1. Paléo-pathologie

La paléo-pathologie est une branche de la médecine spécialisée dans l’étude des maladies, des traumas et des évolutions dégénératives observées chez les populations du passé. Dans la mesure où nous étudions un corps ayant subi une momification naturelle, il n’y a pratiquement aucune chance que nous puissions mettre en évidence des lésions des organes et de l’ensemble des tissus mous internes.

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Figure : visualisation du contenu crânien selon 2 coupes et 2 filtres différents

Ces 2 coupes, coronale pour la première et sagittale pour la seconde, nous montre un volume endocrânien vide de tout contenu céphalique. Il ne reste que quelques vestiges, dont probablement des restes de paquets vasculo-nerveux optiques, au vu de leur trajectoire. Il en est de même pour le contenu thoraco-abdominal, dont on ne peut visualiser sur cette coupe frontale, qu’une masse non structurée et indissociable.

1

Figure : visualisation et agrandissement du contenu thoraco-abdominal

Nous sommes donc dans l’impossibilité d’observer et d’identifier une pathologie touchant ces tissus littéralement détruits par les processus taphonomiques et les processus de momification. Il en est de même pour les tissus musculaires qui n’ont pu être identifiés, écartant ainsi la possibilité de mettre en évidence une myopathie.

L’examen des os ne révèlera aucune anomalie structurelle ou de nombre pour un sujet aussi jeune. Toutefois nous avons pu mettre en évidence des lésions d’origine traumatique.

La principale lésion, dans le sens où une telle lésion serait susceptible d’être mortelle, est une fracture de l’occipital.

1

Figure : visualisation de la fracture occipitale

Cette impaction en V part d’une zone proche de la crête occipitale externe et finit par communiquer avec la suture occipito-mastoïdienne gauche.

On observe également l’absence de l’os propre du nez côté droit.

1

Figure : absence de l’os propre du nez droit

Ces deux fractures sont très certainement d’origine traumatique, et en l’absence de signes visibles de cicatrisation, on pourrait être amené à supposer qu’elles soient liées à la cause de la mort, ou au moins péri mortem. Cependant, ne connaissant pas les conditions de conservation in situ, de découverte, de transport, de stockage ou de manipulation, il nous apparait plus sage d’émettre l’hypothèse que ces fractures soient post mortem et liées aux diverses contraintes qu’a dû subir cette momie depuis sa préparation.

D’autres observations paraissant être pathologiques sont en réalité dues à la dessiccation des tissus mous et au déplacement des pièces osseuses encore immatures chez un sujet aussi jeune. On pourra remarquer la désolidarisation des os du bassin, avec une rotation du sacrum vers l’avant, l’effondrement du sternum et des côtes, le déplacement de C1 et la scoliose du rachis.

1

Figure : visualisation des déplacements osseux

Pour les mêmes raisons et à cause de la forme de dépouille de leurs racines, les dents du bloc incisivo-canins maxillaire et les dents antérieures du secteur 8 sont aujourd’hui absentes de leurs alvéoles. Ces alvéoles qui justement paraissent intactes, nous confirment que la perte n’est pas due à un trauma ou une pathologie osseuse mais plutôt à la dégradation des tissus parodontaux, principalement du ligament dento-alvéolaire et donc de l’attache de la dent. De telles absences de dents ont également été mises en évidence par le Dr Dussarps lors de l’étude de matériaux fossiles humains provenant d’Egypte (85). Il n’a pas été observé ici de pathologies carieuses sur les dents restantes, ni de parodontopathies, ni d’usure des surfaces occlusales.

Pour ce qui est des lésions externes, nous notons une large absence de peau sur le flanc arrière droit ainsi qu’une destruction du talon gauche ayant entrainée la perte du calcanéum. Ces lésions sont très certainement post mortem et liées soit à l’action de prédateurs, soit à la manipulation de la momie. L’extrême fragilité des tissus asséchés rendant délicate toute intervention sur une momie.

1

Figure : visualisation des parties manquantes

Sans indice particulièrement révélateur, il nous a été impossible de déterminer l’état de santé du sujet avant sa mort.

        1. Corps étrangers et autres éléments

Lors de l’étude de cette momie nous avons été confrontés à la découverte de certains éléments extrinsèques. Un corps étranger indéterminé a été détecté dans la région thoracique, à cheval sur les 8ème et 9ème côtes droites. Cet objet circulaire d’1,5cm de diamètre, de densité sensiblement plus faible que les os, ne montre aucune connexion avec le réseau anarchique formé par les vestiges des tissus mous. Il semble donc peu probable qu’il s’agisse d’un organe en partie décomposé. Il pourrait s’agir d’un élément du rite ou du mobilier funéraire.

1

Figure : corps étranger non-identifié

L’autre fait marquant est la présence de dents dans la cage thoracique. Ces dents sont tombées de manière post mortem dans la cage thoracique pour les raisons évoquées antérieurement. On retrouve quatre dents reconnaissables grâce à leur anatomie. Il s’agit des 3 canines manquantes et d’une incisive centrale maxillaire, toutes déciduales.

1

Figure : visualisation des dents ectopiques

Le fait que ces dents soient regroupées sur les 11ème et 12ème côtes droites nous indique qu’elles sont probablement tombées ensembles ou dans espace-temps relativement réduit.

Outre la présence des textiles et du sac en lui-même, c’est le contenu du sac qui nous permettra de découvrir l’élément le plus inattendu. En effet, ce sac contient un petit animal qui ne présente aucun signe de momification artificielle. La modification du contraste nous permet de mettre en évidence son squelette. Bien qu’il soit moins contrasté que celui de son « hôte », on peut tout de même reconnaître de longues incisives, caractéristiques des rongeurs.

1

Figure : visualisation du rongeur selon 3 différents niveaux de seuillage des UH

D’un échange de courriers électroniques avec le Dr Scott Steppan, professeur de biologie à l’Université de Floride ainsi qu’avec Dr Chanet du Museum National d’Histoire Naturelle et Dr Pascal de l’INRA de Rennes, nous apprenons qu’il s’agit très certainement d’un représentant de la branche Sigmodontinae des Muridae. Cet embranchement rassemble les rats, les souris et plus de 300 autres petits rongeurs. Il n’a cependant pas été possible de déterminer plus précisément de quelle espèce il provient. Nous pouvons toutefois éliminer les rongeurs à queue courte, comme le cochon d’Inde, pourtant fortement répandus et appréciés par les Péruviens. Cette question mériterait une étude plus approfondie, car la présence de cet animal nous pose de nouvelles problématiques.

Dans un premier temps il serait intéressant de découvrir s’il a été placé au sein du fardo de manière intentionnelle lors de la préparation de ce dernier. On retrouve dans la littérature de nombreux cas rapportés d’animaux momifiés placés dans la sépulture à proximité des défunts, afin pense-t-on de les accompagner dans l’au-delà. C’était également le cas en Egypte antique où il existait même un commerce de canidés momifiés artificiellement (86). Cependant, à notre connaissance, il n’a pas été rapporté, au Pérou, de cas présentant un rongeur momifié, on retrouve le plus souvent des chiens ou des oiseaux.

On pourrait donc proposer plusieurs hypothèses à son sujet :

  • soit il fait partie du fardo funéraire et fut donc placé volontairement

  • soit il est arrivé après la mort, attiré par la nourriture fréquemment déposée au sein des fardos afin que le défunt puisse manger durant son périple.

Déterminer l’espèce à laquelle il appartient pourrait nous en dire davantage. Il pourrait par exemple s’agir d’un rattus rattus, notre rat noir commun. Dans ce cas nous serions sûrs qu’il fut arrivé là bien après la mort de l’enfant. En effet, cette espèce n’a été introduite qu’après l’arrivée des colons européens, logée et transportée dans les cales de leurs bateaux. Ou alors, ce rat aurait pu être placé volontairement au moment de la préparation du fardo, auquel cas nous aurions pu réfuter la datation précolombienne de la momie.

Discussion

Tout au long de la préparation de ce travail, nous avons été confrontés à des difficultés principalement liées à l’interprétation des images. Notre manque d’expérience en la matière est certainement responsable d’une partie de ces difficultés, mais on ne peut occulter les contraintes techniques pouvant accompagner la tomodensitométrie. Impossible de dire si un paramétrage inadéquat du scanner en est responsable, ou si la faute incombe au logiciel de traitement des données. Quoiqu’il en soit, nous obtenons beaucoup d’artefacts, parasitant ainsi les images et donc leur interprétation. Pour limiter leurs effets nous avons augmenté la valeur UH minimale à afficher. Nous diminuons ainsi l’impact de ces artefacts mais en contrepartie nous perdons l’exploitation des parties les moins denses du corps.

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Figure : apparition des artefacts en fonction du seuillage des UH

La nature même du sujet d’étude introduit une difficulté supplémentaire, les processus taphonomiques liés à la momification nous privent de la présence de tissus mous hydratés et de graisse, qui agissent tels des agents de contraste naturels en TDM sur un sujet vivant.

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Figure : différences entre une coupe de la momie et d’un patient vivant

Cette simple illustration nous montre que le travail de segmentation est rendu beaucoup plus simple par la présence de ces tissus. Augmenter le seuil d’affichage nous a donc contraints à reconstruire certaines portions de pièces osseuses avec une part de subjectivité.

Cette subjectivité se retrouve également dans l’examen et la traduction des images obtenues. Le squelette étant immature, les zones peu ossifiées forment des lacunes qu’il ne faut pas interpréter comme une absence de tissu osseux. On retrouve par exemple sur les grandes ailes des sphénoïdes une petite lacune, ronde, qui pourrait être l’empreinte d’une trépanation. En faisant varier le contraste, on se rend compte que cette lacune se ferme lorsque l’on affiche les tissus les moins denses. Il en est de même pour le contenu thoraco-abdominal. Certains éléments semblent être isolés et pourraient constituer des corps étranger. Il a été montré qu’en réalité ces éléments faisaient partie intégrante du réseau de viscères asséchés.

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Figure : possibilité de mauvaise interprétation des images selon le seuillage des UH

Conclusion

Nous atteignons les limites de ce que peut nous apporter la TDM seule pour ce type d’étude. Il nous est apparu difficile voire impossible de conclure sur les éléments d’identification tels que l’âge ou le sexe en l’absence d’examens complémentaires. Il est en effet envisageable dans ce type d’étude, tout en respectant le principe d’invasivisité minimum, d’utiliser des moyens d’enquêtes couvrant d’autres champs d’investigation. Le prélèvement d’infimes parties de tissus permettrait d’effectuer des analyses physico-chimiques qu’il est impossible de reproduire uniquement grâce à l’imagerie médicale. Des études montrent que par exemple l’analyse des isotopes stables contenus dans des cheveux de momies naturelles ou artificielles permet d’obtenir des informations essentielles sur leur régime alimentaire (87), leurs pratiques sociales (comme l’immigration fortement caractéristique de la période Inca (88)) ou encore sur la préparation des individus destinés à subir un rite sacrificiel (89). Il serait également intéressant de pratiquer une étude plus poussée du rongeur afin déterminer son espèce et répondre aux questions que nous nous sommes posées à son sujet. L’étude et la datation des textiles au radiocarbone pourraient nous en apprendre tout autant.

Quoiqu’il en soit, l’autopsie virtuelle est une technique de choix dans l’étude de matériaux fossiles anciens, dont la valeur a été et est certainement sous-estimée aujourd’hui encore. Ces trésors du passé nécessitent toute notre attention et méritent d’être traités avec le plus grand soin. Et contrairement aux rumeurs tenaces, lancées suite au décès de Lord Carnarvon en 1923 peu après sa découverte du tombeau du pharaon Toutankhamon, légende reprise par Hergé dans Tintin et les sept boules de cristal, il a été scientifiquement prouvé qu’il n’existait pas de malédiction mortelle touchant les chercheurs qui oseraient déranger le sommeil de ces êtres centenaires (90).

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Les demandes d’autorisation pour la reproduction des illustrations ont été envoyées aux ayants-droit.

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ASPECTS LÉGAUX DE SQUELETTES FOETAUX ET NÉONATALS



TISSERAND de DAVID S.

INTRODUCTION


La plupart ostéologie et de formation légale ostéologie ne réalise pas un travail très bon des étudiants de enseignement au sujet de fœtus et les restes néonatales, souvent en raison d’un manque de spécimens de enseignement appropriés, ou en raison du caractère étranger d’instructeur avec fœtal et néonatal restent.Bien que beaucoup de travaux récents existent, l’identification légale des restes squelettiques humains fœtaux et néonatals traîne loin derrière celle au sujet de l’adulte et le subadult demeure. Beaucoup d’examens des techniques légales (Kerley, 1978a ; Bass, 1969, 1987 ; Stewart, 1979 ; Steele et Bramblett, 1988 ; White, 1991 ; mais voir le Bang, 1989 ; Iscan, 1989 ; Kosa, 1989 ; Ubelaker, 1989a ; 1989b : 52-53 ; Le Rhin, 1995) donnent peu de considération à foetal et néonatal reste. En partie, ceci peut être en raison d’une conviction qu’il y aura peu bénéfice dans les études du matériel foetal et néonatal (Schultz, 1923 ; Ubelaker, 1978 ; Stewart, 1979 ; 1 fredonnement. Evol, 1980). Tandis que cette conviction a une base raisonnable parce qu’il est peu probable que la plupart des critères d’identification élaborés pour l’usage sur un matériel plus ancien s’appliqueront directement au plus jeune matériel, on le laisse souvent y a des raisons de compter que l’identification légale du matériel fœtal et néonatal a une plus grande promesse que. La différentiation sexuelle commence au moins dès la dixième semaine fœtale et peut être de la grandeur relative comparable à la différentiation plus bien connue qui a lieu à la puberté. Il y a des différences sexuelles connues dans les taux de maturation squelettique et dentaire chez les enfants et des adolescents. Quelques études ont suggéré les différences sexuelles dans les fœtus et les nouveau-nés dans les innominées, la base crânienne, et le squelette postcranial. Comme dans toute l’analyse légale, il peut y avoir de grande variabilité dans l’apparition et le développement des diverses caractéristiques analytiques. Puisque plusieurs des études qui sont employées sont basées dans de petits échantillons originaux sans considération de course, de sexe, ou des autres facteurs qui présentent l’incertitude dans l’analyse, toutes les conclusions pour le travail légal devraient être gâchées avec l’attention appropriée.

Vieillissent les critères pour les restes squelettiques fœtaux et néonatals sont beaucoup mieux développés que les critères pour sexing. Normes d’ossification squelettique,

le développement diaphysaire de long os, et le développement dentaire sont d’usage courant et seront décrits en ce chapitre. Ce chapitre se concentrera sur l’identification des fœtus et des nouveau-nés de plus moins d’un mois de puerpéral

âge chronologique.

Le manque des critères légaux d’identification pour application aux restes fœtaux et néonatals est particulièrement problématique, du fait il n’y aura typiquement aucun autre signifier-d’identifier les restes. Des fœtus et les nouveau-nés rarement sont accompagnés de l’identification de n’importe quel type.

Le matériel squelettique fœtal et néonatal est sujet bien plus aux caprices de l’identification et du rétablissement que cela des individus plus mûrs. À un âge donné le fœtal : le squelette est représenté par des centaines d’os séparés, avec plusieurs des épiphyses et des segments d’os présentant les formes et les formes qui pourraient prouver presque méconnaissable à un observateur qui avait été formé utilise seulement le matériel squelettique adulte. Généralement les techniques de travaux sur le terrain et les approches de Skinner et Lazenby (1983) ou Morse et autres (1983) seront les guides utiles des techniques de rétablissement de champ. Également, Krogman et Iscan recommandent d’utiliser une série d’écrans pour assurer le rétablissement des petits os, terminaison

avec une maille 1/8-inch (1986 : 18). Les seuls os fœtaux intacts qui pourraient alors échapper à la détection et au rétablissement seraient les plus petits des sésamoïdes, qui

. être d’inconnu, signification légale probablement minimale. Les os humains fœtaux peuvent être confuse, parfois même par les investigateurs expérimentés, avec ceux d’autres animaux, même lorsque le squelette est bien représenté.. Dans des projets archéologiques, le long bones des tortues, des chiots, d’autres mammifères et même les oiseaux peuvent être confondus avec les os fœtaux humains. La présence d’un crâne empêchera habituellement cette confusion, naturellement. Ajouter à cette situation la probabilité réduite de à conservation proportionnée, due à la fragilité des os fœtaux et néonatals, et il apparaît clairement que le soin exceptionnel est exigé pour découvrir, récupérer et analyser les squelettes. Comme résumé des techniques de rétablissement de champ, 1995) excellentes discussions du Rhin (sur le rétablissement des restes fœtaux sont une ressource importante pour les praticiens légaux. En conclusion, le protocole et les procédures de collecte de données fournis en Buikstra et l’Ubelaker (1994) sont fortement – recommandé (avec le logiciel de base de données disponible d’ordinateur de compagnon) comme norme de .a pour la collecte de données squelettique, et commentaires de Galloway et autres (1990) au sujet de la manipulation, de l’analyse et rapportant de cas devrait être gardé

à l’esprit.

LA MATURATION DU FŒTUS ET DU NOUVEAU-NÉ

La maturation squelettique du fœtus et du nouveau-né procède à partir de la formation des modèles de cartilage par l’ossification des centres osseux, à l’accomplissement de. l’os lui-même. L’ossification du squelette commence par la sixième semaine fœtale (Birkbeck, 1976 ; Valdes-Dapena, 1979). Differentia- sexuel

le sillon commence au moins près. la huitième semaine fœtale, avec le début des niveaux appréciables de la testostérone dans le mâle (Challis et autres, 1976). Par pleine limite, la testostérone nivelle dans les mâles se laissent tomber d’une haute à environ la quinzième semaine fœtale aux concentrations minimales, mettant en parallèle l’œstrogène nivelle dans les fœtus femelles (Grumbach et Kaplan, 1974). L’ossification de chaque élément squelettique procède à un os spécifique, habituellement au militaire de carrière, taux, en accord avec les taux de croissance linéaires réguliers observés dans le poids corporel fœtal et agrège des dimensions linéaires.

Un argument peut être fait que, excepté de la légère décélération dans la croissance près de la limite, des nouveau-nés devraient être considérés en tant que représentation de l’extrémité du modèle de croissance fœtal (Krogman 1972). Le nouveau-né n’a pas, à la naissance, pourtant prié de répondre aux forces extra-utérines à tout grand degré. Peu de temps après la naissance, infants embarqué sur une progression légèrement ralentie de croissance,. caractérisé par – une pente diminuée de croissance par accroissement (Falkner, 1977).

. Il est presque certain que la nutrition et la maladie aient des effets sur le développement squelettique et, à un moindre degré, dentaire fœtal, bien que peu d’études soigneuses et commandées soient mesure disponible ces effets de croissance (voir le Johnston, 1978, 1980 ; Angel, 1982).

CRITÈRES DE VIEILLISSEMENT

Les critères squelettiques de vieillissement à ces âges chronologiques jeune dépendent de l’observation des taux de croissance fortement linéaires (Falkner, 1977). Le vieillissement dentaire dépend d’un ensemble semblable de prétentions linéaires, compliqué par l’observation des taux distincts de développement pour chaque type de dent à feuilles caduques et permanente (voir Brand et l’Isselhard, 1990). La plupart des critères de vieillissement ont été élaborées utilise des données radiographiques, habituellement des populations d’aperçu (Roche, 1978). Plusieurs des observations radiographiques ont été converties pour l’usage sur l’os sec et peuvent, donc, être utiles pour squelettique légal, travail. Les corrections pour des différences et des déformations radiographiques de balance tendent à être spécifiques aux méthodes employées, mais la nécessité de convertir radiographique observations avant de les employer pour évaluer l’os sec demeure un problème, plusieurs investigateurs ont créé la mesure – les séries qui s’appliquent aux restes fœtaux et néonatals, y compris Schultz (1923, 1929), Fazekas et Kosa (1978) et Kosa (1989). Le rétrécissement des os secs n’est pas un grave. difficulté en mesurant de petits os tels que sont trouvés dans les individus fœtaux et néonatals (Fazekas et Kosa, 1978:42).

Un certain nombre d’observations éditées. au sujet de la maturation du crâne avoir les applications légales. La taille et la fermeture des divers fontanelles crâniens fournit une évaluation grossière d’âge squelettique. La fermeture des fontanelles l’uns des est évidence présumée d’un enfant en bas âge ou d’un enfant, plutôt qu’un foetus ou un nouveau-né (Stewart, 1979). De même, la fermeture de la suture metopic de l’os frontal peut distinguer un nouveau-né d’un fœtus, mais

la fermeture de l’un des d’autres sutures crâniennes indique un squelette plus ancien que ces à l’étude en ce chapitre. La taille et l’épaisseur des os frontaux, pariétaux, occipital, et temporels, une fois comparé à la longueur de culotte de couronne, Ohtsuki mené (1977) pour produire d’une série de parcelles de terrain qui pourraient être utilisées comme moyen, avec prudence, ‘d’estimer l’âge squelettique. La longueur de culotte de couronne est bien corrélée avec l’âge chronologique fœtal (Stewart, 1979), et les parcelles de terrain logarithmiques de l’épaisseur d’os, arc vertical, et l’arc transversal peut être lu pour la longueur de culotte de couronne et de ce fait pour l’âge chronologique. Dans un papier en retard, Ohtsuki (1980) a digitalisé le secteur de l’os pariétal et a créé les parcelles de terrain linéaires fortement significatives du secteur d’os pour l’âge fœtal et pour la longueur de culotte de couronne. Redfield (1970) a démontré un ordre pour la maturation de l’os occipital qui pourrait être appliqué à squelettique fœtal et néonatal. restes. Malheureusement, de même que souvent le cas, les âges de la plupart des sujets dans l’étude de Redfield ont dû être estimés utilise d’autres critères squelettiques et dentaires, présentant l’incertitude additionnelle. La petite série d’individus Redfield de connaître-known-age employé pour corroborer son attribution d’âge fœtal à son plus grand échantillon montre la même sorte de modèle de croissance linéaire que d’autres études de croissance fœtale, proposant que ses données puissent être fiables.

L’ossification du crâne fœtal a été bien décrite (Mauser et autres, 1975 …). Les nasaux, les lacrymaux, frontaux, vomer, palatin, maxillaire supérieur, premaxilla, zygoma, pariétaux, et les os mandibulaires tous se développent à partir des modèles intramembranaires entre : les sixièmes et neuvièmesemaines fœtales. Les conques ethmoïdes et inférieures s’ossifient avec les centres endochondral pendant les seizième à dix-huitième semaines fœtales. Les os temporels, sphénoïde, et occipital sont essentiellement plus complexes, s’ossifiant des centres intramembranous et endochondral aux heures variables. L’occipital s’ossifie des centres intramembranaires et endochondral pendant les sixièmes à huitième semaines fœtales. L’aile plus grande et le plat pterygoid du sphénoïde s’ossifient des centres membranés pendant la semaine de the.eighth, alors que les presphenoid, le basisphenoid, et plus l’aile s’ossifient endochondrally pendant le neuvième, le douzième ou plus tard, et les douzième semaines, respectivement.

L’os temporel suit un ordre complexe d’ossification. Le petromastoid, et. le processus styloid apparaissent à vingt-deux semaines et à naissance, respectivement. Le squama et l’anneau tympanique apparaissent pendant la huitième et « neuvième semaine foetale. L’anneau tympanique fond à la partie petromastoid par naissance, et la fermeture de l’anneau pour former le plat tympanique procède dans toute l’enfance et » l’enfance tôt (Anderson, 1960 ; Weaver, 1979 ; Curran et Weaver, 1982).

Les normes dentaires de vieillissement sont plus utiles pour des enfants en bas âge et des enfants que pour les individus fœtaux et néonatals, parce que la dentition n’est pas typiquement éclatée à la naissance. Il y a une histoire de long des études du développement et de la maturation dentaires, cependant ; cependant les études ont habituellement impliqué relativement petit

échantillons, limitant notre arrangement de la variabilité dans la calcification et le développement de la dentition à feuilles caduques. Les études de lancement de Kronfeld (1935), Schour et Massler (1941), et Meredith (1946) sont parmi les nombreuses études qui ont essayé d’établir l’ordre et la synchronisation de la dentition à feuilles caduques. Quelques généralisations de cette première recherche étendue se tiennent à ce jour. D’abord, il reste extrêmement rare de trouver un enfant en bas âge au-dessous de six mois d’âge avec la dentition éclatée, et les premières dents à émerger sont les incisives médiales à feuilles caduques. En second lieu, la dentition permanente n’a presque jamais commencé la calcification avant naissance, bien que les premières molaires aient parfois à peine formé par naissance. Troisièmement, toutes les dents à feuilles caduques ont commencé la calcification vers la fin du sixième mois fœtal, bien que l’éruption de ces dents soit toujours un événement postnatal. Ainsi, l’évaluation d’âge utilise la dentition au cours de la période fœtale et néonatale doit être basée sur le degré de calcification de la dentition à feuilles caduques, pas sur les normes dentaires d’éruption qui sont souvent les plus familières aux spécialistes légaux. Les diagrammes de Schour et de Massler (1941), récemment modifiés par Ubelaker (1978), sont des normes utiles pour l’évaluation dentaire prénatale et néonatale d’âge. L’examen de Demirjian du développement de la dentition est un résumé particulièrement utile (1978 ; Reichs et Demirjian, le chapitre 12, ce volume) et chapitres de Bang’s (1989) est un traité très utile sur le développement dentaire de subadult.

Les normes de vieillissement de Postcranial ont traditionnellement été de deux types : normes d’ossification et normes de longueur-pour-length-for-age. Garn et collègues ont contribué de nombreuses observations utiles au sujet de l’aspect et du développement des divers éléments squelettiques (par exemple, 1969, 1974). Maresh et collègues (Maresh et Deming, 1939), suivant les premiers travaux de Scammon (1930) et d’autres, ont édité certaines des premières études de la longueur diaphysaire de long os comme normes de vieillissement utilise de grands échantillons de connaître-known-age.

Il y a une multitude d’articles illustrant, le développement des centres de l’ossification de la main et pied (voir Krogman et l’Iscan, 1986). Les articles sont basés sur des données radiographiques d’aperçu, plutôt qu’il est souvent extrêmement difficile employer os sec, cependant, et les normes de développement dans le travail légal. Si un individu étaient complètement représentés, ou pas squelettisés, les normes pourraient bien être utiles, mais Stewart (1979) est essentiellement correct qu’il y ait très rarement un cas quand le vieillissement dépend de l’évaluation de l’ossification des mains et des pieds. En cas ces critères peuvent être employés, Krogman et le chapitre d’Iscan devrait suffire, cependant les études citées souffrent généralement des difficultés habituelles dans la généralisation d’un échantillon d’étude au cas légal.

Les normes de longueur-pour-length-for-age de long os sont une conséquence des études radiographiques tôt réalisées longitudinalement à de divers centres. Le travail édité par Maresh et collègues est exemplaire (Maresh et Deming, 1939 ; Maresh, 1955). Études radiographiques examinant des longueurs intra-utérines de long os

être tout naturellement rare. Les études radiographiques longitudinales ont été moins communes ces dernières années, bien que le travail sur la taille intra-utérine ait commencé à de divers établissements using de diverses méthodes ultrasoniques. Les corrections sont nécessaires pour permettre l’utilisation des données radiographiques dans l’évaluation de l’âge squelettique, due aux erreurs de parallaxe et aux épaisseurs variables de tissu, mais ces corrections sont généralement facilitées en employant des techniques radiographiques standard. 1979) facteurs de correction de notes de Hoffman (de -2 à -3 pour cent dans l’étude de Conseil  » Recherche  » d’enfant de Denver, et. la plupart des études exigent des corrections de moins

que 5 pour cent.

Beaucoup de spécialistes légaux emploient les normes de longueur-pour-length-for-age de long os d’abord éditées par Johnston (1962) pour l’échantillon squelettique de monticule indien préhistorique. Il y a plusieurs problèmes avec employer ces (et autre) normes archéologiquement dérivées pour le matériel légal moderne. D’abord, les intervalles de .age sont habituellement tout à fait larges pour des buts légaux, étant rapporté dans de six mois aux intervalles d’une année, souvent énumérant le matériel prénatal simplement comme foetaux et employant un intervalle comparativement grand (habituellement six mois ou plus) pour représenter la période néonatale. En second lieu, les normes indiennes de monticule n’étaient pas, naturellement, d’âge squelettique ou chronologique connu mais a été vieilli par « des critères dentaires et osseux. » Troisièmement, il n’y a aucune assurance que les taux de maturation dans un échantillon squelettique de Natif américain archaïque de période devraient coïncider avec ceux de n’importe quel groupe spécifique de foetus et de nouveau-nés modernes. Tandis qu’aucun de ces problèmes n’est important pour les buts originaux du travail de Johnston, l’utilisation inconsciente des données archéologiquement dérivées comme s’elles ont été produites sur un échantillon approprié pourrait être fallacieuse. Il y a des études disponibles qui ont employé les spécimens macérés ou disséqués par rapport à la longueur de culotte de couronne et/ou à l’âge chronologique, and que ces données devraient être employées de préférence aux données radiographiques ou archéologiques autant que possible. Mehta et Singh (1972) ont trouvé un rapport linéaire fort entre la longueur diaphysaire humérale et fémorale et couronnent la longueur de culotte. Fazekas et Kosa (1978) ont produit des données étendues, y compris la longueur au corps entier et les longueurs diaphysaires de chacun des six longs os, à intervalles de moitié-half-month pour un échantillon en coupe de 138 fœtus. Kosa (1989) est source disponible d’a largement – pour l’évaluation d’âge utilise des dimensions d’os.

Pfau et Sciulli (1994) ont présenté une méthode prometteuse pour l’évaluation d’âge utilise des critères multiples. Avec davantage de travail augmentant la base de données et donc la précision des évaluations d’âge, il est probable qu’en utilisant des critères multiples, comme est recommandé pour des adultes (Frogman et Iscan, 1986 ; Lovejoy et autres, 1985 ; et beaucoup d’autres), deviendront une méthode importante pour étudier le matériel squelettique fœtal et néonatal.

Plusieurs des petits os du squelette fœtal et néonatal ont été étudiés comme critères de vieillissement. La colonne vertébrale s’ossifie et fond dans l’ordre et peut être employée pour distinguer de plus jeunes restes de ceux des enfants

(Anderson, 1962 ; Fazekas et Kosa, 1978). Les ossicles de l’oreille peuvent s’avérer utile dans des foetus de vieillissement et sont présents dans l’os temporel plus souvent que pourrait être imaginé (Fazekas et Kosa, 1978). Discussion des epiphyses, de l’état postcranial de Krogman et d’Iscan : « À la naissance seulement six centres epiphyseal sont présents : tête d’humérus, de condyles du fémur et du tibia, de talus, de calcaneus, et de cuboïde de la cheville » (1986 : 51). Les epiphyses huméraux, fémoraux, et tibial, en particulier, sont grands et assez denses pour survivre à l’enterrement et peuvent être employés pour estimer une large gamme des âges par comparaison aux normes radiographiques.

Il y a des suggestions des différences de sexe dans des longueurs diaphysaires fœtales de long os (Choi et Trotter, 1970) et il peut y avoir des différences selon la course, aussi bien (Trotter et Peterson, 1969). Il est également possible que les insuffisances alimentaires maternelles chroniques ou la santé maternelle pauvre, ou d’autres facteurs affectant l’environnement intra-utérin, pourraient polariser des évaluations squelettiques d’âge basées sur le développement dentaire ou squelettique. Il y a un manque glaring d’examen commandé d’études l’un des au-dessus des propositions. Étant donné la petite taille globale des individus fœtaux et néonatals, il ne semble pas probablement que tous les effets profonds seront documentés excepté dans les cas les plus extrêmes. La précision des évaluations légales disponibles d’âge n’est pas aussi grande quant à soit beaucoup affectée par des différences subtiles dans des taux de maturation, quoi qu’il arrive..

CRITÈRES DE SEXE

Il y a de bonnes raisons de compter qu’il y aura des différences observables de sexe parmi des foetus et des nouveau-nés, bien que beaucoup de traités employés par les spécialistes légaux continuent à suggérer autrement (Stewart, 1979 ; EL-Najjar et McWilliams, 1978 ; Skinner et Lazenby, 1983 ; mais voir le Rhin, 1995). En tant que différentiation plus tôt et sexuelle remarquable commence très tôt dans la vie foetale.. En outre, les foetus et les nouveau-nés masculins sont généralement plus lourds et plus longtemps que des femelles du même âge chronologique (Crelin, 1973). Garn et autres (1975) ont prouvé que le squelette de main atteint des proportions adultes par la treizième semaine foetale, prêtant la créance à la possibilité que des correspondances semblables peuvent être trouvées en d’autres structures squelettiques. De plus, Garn et autres (1974) ont prouvé que les proportions de différences de sexe à disposition existent tôt dans le développement de .skeletal. Il est vrai que le de petite taille des squelettes, tout en isolant le spécialiste légal de l’erreur sérieuse dans l’évaluation d’âge, puisse la rendre plus difficile d’établir les niveaux classiquement admis de la confiance entre les sexes. Cependant, l’obstacle primaire à confiant. sexe des restes fœtaux et néonatals est probablement le manque d’études de grands échantillons de documenter reste.

Choi et Trotter (1970), dans une étude de lancement, ont développé un modèle de fonction discriminante utilise les longueurs choisies d’os et les poids secs et non gras d’os qui ont permis la classification correcte de 72 pour cent pour le sexe des fœtus s’étendant de 16 à 44 semaines fœtales. Puisqu’il est probable de telles équations sont détail d’échantillon,

des études semblables devraient être entreprises avec autre les échantillons documentés pendant qu’elles deviennent disponibles.

L’apparition de la dentition à feuilles caduques et permanente a été examinée pour l’usage dans la détermination de sexe (Black, 1978), mais ces normes n’ont aucune application probable au matériel squelettique foetal et néonatal. Bien que les foetus masculins soient généralement plus grands que des femelles à un âge chronologique donné, il n’est pas sexe probable par ce différentiel de taille s’avérera utile, puisque le véritable âge chronologique du cas foetal inconnu ne sera pas disponible, et des évaluations de la taille foetale, qui doivent être la base des évaluations fœtales d’âge, pourraient seulement être tautologique appliquées à la question de la détermination de sexe.

Une littérature relativement étendue a été créée examinant des différences potentielles de sexe dans des coxae foetaux et néonatals d’OS (voir Fazekas et le Kosa, 1978 ; Weaver, 1980 ; Chasse, 1990 ; Mittler et Sheridan, 1992 ; Schutkowski, 1993 ; Holcomb et Konigsburg, 1995). Comme dans le cas des études de vieillissement, les études sur des différences squelettiques de sexe ont été radiographiques ou par la mesure directe de l’os sec. Des différences ont été prévues dans des proportions sciatiques d’entaille, des proportions iliaques, des dimensions pelviennes générales, et d’autres détails de forme pelvienne. Les différences généralement prévues et observées ont mis en parallèle ceux connus pour des adultes, bien que la chasse (1990), utilise un échantillon archéologiquement dérivé de sexe impliqué et d’âge prévu ; n’a pas trouvé des différences significatives de sexe dans son échantillon. Holcomb et Konigsburg (1995) ont trouvé statistiquement des différences significatives de sexe dans leurs analyses, mais ont correctement déclaré que le degré de détermination correcte de sexe using leurs techniques n’était pas suffisant pour la plupart des applications légales.

Les diverses études radiographiques des différences de sexe des os pelviens infantiles toutes les difficultés actuelles dans le positionnement et la mesure. Toujours, plusieurs de. les études ont démontré des différences de sexe (par exemple, Reynolds, 1945). Les différences démontrées mettent en parallèle ceux observés dans les adultes, y compris une plus large entaille sciatique, des diamètres pelviens plus larges d’admission et de sortie, une largeur Bi-ischial, et une plus longue longueur pubienne parmi les nouveau-nés féminins.

Les développements récents dans des techniques biologiques moléculaires tiennent la grande promesse pour la détermination de sexe de squelettique reste. Ces techniques subissent le développement rapide (Naito et autres, 1994, par exemple) et bientôt peuvent être capables de la détermination de sexe précise et sûre à partir de l’os humain (et d’autre) des contextes légaux. Cependant, parce que les effets post mortem de dégradation et de contamination peuvent se produire, même après que les diverses techniques moléculaires mûrissent et sont dans l’utilisation répandue là seront toujours des cas pour lesquels les critères squelettiques d’identification seront nécessaires.

Les études• du matériel squelettique macéré ou disséqué présenter également les différences de sexe qui mettent en parallèle ceux connus pour des adultes. Des différences significatives ont été rapportées pour l’entaille sciatique plus grande (Thomson ; 1899 ; Boucher, 1957 ; Fazekas et Kosa, 1978), qui a été universellement rapporté en tant que plus au loin dedans

femelles. On a proposé la table auriculaire d’ilium en tant que diagnostic de sexe dans des squelettes foetaux et néonatals, avec la fiabilité variable (Weaver, 1980). Dans la somme, il est probable que d’autres études des échantillons squelettiques documentés fourniront plus d’appui pour la proposition que la détermination de sexe des squelettes foetaux et néonatals peut être rendu fiable.

AFFINITÉ BIOLOGIQUE

Continu discussion au-dessus de validité, utilité et pertinence de légal tentative pour impliquer biologique affinité, habituellement couché en tant que « course, » using les restes squelettiques promet de continuer (Gill et Rhin, 1990 ; Goodman, 1995 ; Marks, 1995 ; Ouïe, chapitre 14, ce volume, par exemple). La discussion n’est pas susceptible d’être résolue, puisque des composants scientifiques, politiques, moraux et personnels des divers des positions partisans sont inextricablement entrelacés.. Le fait demeure, cependant, celui si le squelettique, matériel en pourrait fournir. l’information au sujet de l’affinité biologique probable, cette information serait utile dans l’identification.. L’espoir a été exprimé. qu’au moins .some des traits employés pour impliquer l’affinité biologique en matériel adulte pourrait s’appliquer au matériel foetal et néonatal (le Rhin, 1995), mais jusqu’ici très à peu étude commandée de la matière a été fait. Il n’y a aucun critère largement admis à employer pour impliquer l’affinité biologique pour le matériel foetal ou néonatal. Métrique crânien (Gill et Rhin, 1990 ; Krogman et Iscan, 1986) et traits non-non-metric (EL-Najjar et McWilliams, 1978 ; Krogman et Iscan, 1986 ; Gill et Rhin, 1990 ; Ouïe, chapitre 14, ce volume), et traits métriques et non-non-metric poteau-post-cranial (Stewart, 1979 ; Krogman et Iscan, 1986 ; Gill et Rhin, 1990) peuvent avoir une certaine valeur pour impliquer l’affinité biologique en matériel foetal et néonatal. Que la valeur sera gâchée par plusieurs facteurs, cependant, et ainsi traits adultes devrait être utilisé comme moyen seulement après l’étude appropriée et avec l’attention appropriée. Beaucoup.

des traits métriques et non-non-metric sont affectés par âge développemental ou étape et par des éléments de l’histoire de vie d’une personne. Par exemple, plusieurs des traits non-metric crâniens qui sont employés pour impliquer l’affinité biologique simplement ne se seraient pas encore développés dans les fœtus et les nouveau-nés. Et, il n’est pas toujours clair comment les différences dans la nutrition, la maladie, l’activité physique, le trauma et d’autres événements qui se produisent pendant la croissance et le développement peuvent conditionner des traits métriques et non-metric.

Les traits dentaires tiennent une certaine promesse pour des inférences au sujet d’affinité biologique. Elle peut être, par exemple, que les incisives pelle-shovel-shaped auront la valeur semblable en suggérant l’ascendance d’Asiatique ou de Natif américain comme ces incisives ont pour des adultes (Hinkes, 1990). Si les nombreux autres indicateurs dentaires de l’affinité biologique trouvés dans les adultes (Scott et Turner, 1988 ; Kelley et Larsen, 1991, par exemple) seront utiles substantiel pour fœtal et les matériaux néonatals attend davantage d’étude.